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CABINDA : UN GENOCIDE ET UN PEUPLE OUBLIÉS |
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Sahara marathon... de Philippe Savoye (format .pdf) avril 2010 Qui sont les peuples autochtones ? de la Commission Peuples autochtones du CIIP (format .pdf) février 2010 Vous avez dit choc des civilisations... de Jo Briant et Gilles Lemaire février 2010 Le Sahara occidental... une terre et un peuple oubliés de Philippe Savoye (format .pdf) novembre 2009 Un vautour peut en cacher un autre de Philippe Savoye (format .pdf) octobre 2009 Les méfaits de l'agro-industrie dans la vallée du Souss (Maroc) de Marc Ollivier (format .pdf) été 2009 Nouvelle tragédie péruvienne, nouveau crime gouvernemental impuni de Yannick Lardet (format .pdf) été 2009 La tragédie des Tamouls de Jo Briant (format .pdf) juin 2009 Pius Njawe, ce journaliste camerounais rebelle (format .pdf) janvier 2009 Que fait la France en Angola(gate) ? (format .pdf) janvier 2009 Des ponts pas des murs : sommet citoyen sur les migrations novembre 2008 Listing des associations/comités locaux (grenoblois) de soutien aux Sans-papiers (format .pdf) avril 2008 L'armée française en Afghanistan, force de paix ou force de frappe Marie-Paule Geney (format .pdf) mars 2008 La françafrique... au coeur de la Centrafrique Jo Briant (format .pdf) mars 2008 Les bilans de la législature réalisés par la LDH (format .pdf) : Bilan d'une législature xénophobe, 5 années de chasse aux étrangers - Bilan d'une législature sécuritaire, 5 années de recul de nos libertés mai 2007 Du Sénégal à l'Espagne, Tribulations d'un migrant à travers le Maroc mars 2007 Cabinda : un génocide et un peuple oubliés Joël Batila (février 2007) Réforme de la législation sur les étrangers : "Sarkozy a fait ce que Le Pen voulait." Claude Coutaz novembre 2006 Venezuela : l'espoir d'un peuple Jo Briant octobre 2006 Manifeste non gouvernemental euro-africain sur les migrations, les droits fondamentaux et lliberté de circulation juillet 2006 La francophonie : patrimoine culturel ou instrument de domination ? Jo Briant mai 2006 Colloque international de Chambéry "Histoire des mouvements pacifistes aux Etats Unis et en France" avril 2006 :
Maroc : les communiqués des familles de disparus suite au rapport final de l'IER (Instance Equité et Réconciliation) mars 2006 |
Connaissez-vous le Cabinda, ce petit pays situé entre l’Angola et la République démocratique du Congo, ex-colonie du Portugal et annexé arbitrairement par l’Angola en 1975 ? Savez-vous que le tiers de la population cabindaise a été jusqu’à aujourd’hui exterminé par l’armée angolaise, avec le silence et la complicité de la communauté internationale ? Ce sort inique et tragique rappelle étrangement celui du peuple timorais dont on se souvient que, ex-colonie portugaise, il a été occupé et « massacré » par l’armée indonésienne (également à partir de 1975). Il nous a paru urgent de faire connaître à nos lecteurs une situation totalement occultée par les médias. Situation géographique et population « Pour un peuple, le pire des dénis de justice n’est pas seulement d’être écrasé, mais quasi effacé de la mémoire universelle par une propagande hégémonique qui le voue aux poubelles de l’histoire » François-Xavier Verschave La situation de la guerre au Cabinda n’est pas un secret
malgré l’absence totale d’information et de réaction de la part de la
presse et de la Communauté internationale. L’armée angolaise mène une
guerre sanglante contre les populations cabindaises. Celles-ci vivent
dans la terreur constante. Les droits de l’Homme sont constamment bafoués,
les exécutions sommaires, les actes de barbarie tels que viols, mariages
forcés d’enfants de 8, 9, 10 ans…, etc. sans oublier les pillages et
les villages détruits (plus de 150 villages disparus de la carte du
Cabinda). En somme, l’armée du MPLA mène une politique de la terre brûlée.
Cette situation s’est aggravée depuis 2002, après l’assassinat du leader
historique de l’UNITA, le Dr. Johnas Savimbi par le MPLA ; cette mort
était suivie d’un accord de cessation des hostilités entre le MPLA et
l’UNITA. Conséquence de ses accords de paix, au Cabinda, le MPLA a multiplié
l’effectif militaire jusqu’à atteindre un nombre sans précédent, dépassant
50.000 soldats munis d’armes modernes très sophistiquées pour mieux
massacrer leurs victimes. En septembre 2002, une opération de grande
envergure - baptisée Vassora (Nettoyage) - était lancée pour exterminer
le maximum de populations. Cette opération est confirmée par le gouverneur
actuel du Cabinda Monsieur Anibal Rocha au cours d’un entretien avec
la presse angolaise. En décembre 2002, le MPALABANDA (Association civile
du Cabinda qui travaille pour le respect des droits de l’Homme) sort
pour la première fois un rapport intitulé « Terreur au Cabinda », puis
en 2003 « 2003, année de douleur » et ainsi de suite. Tous ces rapports
révèlent la plupart des crimes commis par l’armée du MPLA au Cabinda,
sans oublier les victimes des mines anti-personnelles. Suite à ces dénonciations
qui embarrassent le gouvernement angolais de José Ediaro dos Santos,
le MPALANANDA est aujourd’hui banni au Cabinda et la plupart des responsables
et membres de cette association sont poursuivis par la justice angolaise.
En somme, suite à ce qui précède, le Front de Libération de l’Enclave
de Cabinda (FLEC) mène une lutte de libération contre l’occupation militaire
de l’armée angolaise (FAA) qui avait annexé ce pays en 1975. Depuis
31 ans, la population est victime d’une épuration ethnique, on déplore
plus de 200.000 morts. Plus de la moitié de la population vit en exil
dans les deux Congo et le Gabon. Actuellement, le pouvoir de Luanda,
pour manipuler l’opinion publique internationale, a organisé un emblant
d’accord de cessation des hostilités avec un petit groupe d’opportunistes
cabindais, manipulé et façonné selon les appétits du pouvoir de Luanda
tout en leur promettant un statut spécial pour Cabinda et des postes
de responsabilité. Le FLEC, la société civile et l’Église, qui sont
les représentants légitimes du peuple cabindais, ont tous été exclus
de ce processus. Leurs réactions à toutes ces manœuvres ? Ils rejettent
en bloc toutes négociations basées sur l’exclusion de tous les responsables
politiques et civils. Ces accords sont donc nuls et non avenus. Par
ailleurs, ils restent ouverts pour des négociations sincères et franches
en présence des observateurs internationaux. Cependant, la lutte du
peuple cabindais continuera jusqu’à ce que le pouvoir de Luanda reconnaisse
son droit inaliénable à la liberté et à l’autodétermination reconnu
par la Déclaration universelle des Droits de l’Homme de 1948. Joël Batila, |
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