Il n’y a pas d’étrangers sur cette terre ! Solidarité avec tous les migrant.e.s !

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  • Manifestation devant la préfecture
    à l’appel de : Association iséroise des Amis des Kurdes, ATTAC, CADTM, CASUP, CIIP, CISEM, CSRA, CTNE, Ensemble Isère, Fédération anarchiste, Femmes Egalité, FSU, Iran Solidarités, Ligue internationale des Femmes pour la paix et la liberté, Lutte ouvrière, Nil Isère, NPA, Nuit debout, Osez le féminisme, PAS 38, PCF Isère, PG, Ras l’Front Isère, Sud Solidaires, UD CGT

    Grenoble, place de Verdun

L’État vient de réaliser, avec pour objectif affiché une "mise à l’abri humanitaire", la destruction du bidonville de Calais, où 9000 réfugié.e.s survivaient.
Pendant plusieurs années, c’est pourtant bien à cet endroit que les autorités ont parqué ces réfugié.e.s, les abandonnant à leurs situations extrêmement précaires et à des conditions de vie dangereuses.
Vivre dans des bidonvilles est une situation inhumaine, révoltante, en particulier dans un pays riche comme la France.

Seules les associations ont soutenu ces hommes, femmes et enfants pour les aider à créer difficilement sur le site une certaine organisation sociale, l’État se contentant le plus souvent d’envoyer la police "rétablir l’ordre" à coups de lacrymogènes et de canons à eau !

L’immense bidonville de Calais n’a rendu que plus visible la politique du non accueil des migrants de nos gouvernements successifs. Alors que l’une des principales causes de ces migrations est liée aux politiques impérialistes de la France et des pays riches en direction des pays du Sud et du Moyen Orient : guerres, ventes d’armes, soutien à des dictatures, sans parler du pillage des richesses.

Aujourd’hui, l’expulsion de ces hommes, femmes et enfants de Calais, menacés de morts s’ils doivent retourner dans leur pays d’origine, sans de réelles solutions d’accès à l’ensemble de leurs droits et à un premier hébergement, ne réglera rien du tout. En effet les Centres d’Accueil et d’Orientation n’ont pour fonction, d’après le ministère de l’Intérieur, que de "donner un temps de répit aux réfugiés et de leur permettre de reconsidérer leurs parcours migratoires".

Autant dire que sans véritable politique d’accueil, nombreux devront repartir sans solution et continuer leur errance dans l’espoir d’obtenir peut-être un jour une situation plus pérenne.

Nous exprimons notre solidarité avec tous les migrants, qu’ils fuient les guerres, les dictatures, la misère où les diverses catastrophes nées du dérèglement climatique. En opposition totale avec les discours politiques du FN et de tous ceux de droite comme de gauche partisans d’une identité nationale étroite, qui favorisent les actes de racismes ou de délations des "situations irrégulières", nous réaffirmons qu’il y a place pour tout le monde, que les migrants sont une richesse humaine, culturelle pour nous tous, c’est pourquoi nous demandons l’abrogation des accords de Dublin et du Touquet et plus largement l’ouverture des frontières.

Pour ces migrants, le véritable accueil passe par le respect des droits égaux pour tous et toutes : l’accès à un logement digne et pérenne, plusieurs centaines de personnes vivent à la rue dans l’agglomération grenobloise, à la santé, à l’éducation, au travail, au droit d’aller et venir et de s’installer, que l’on soit riche ou pauvre dans le pays de son choix y compris en France et donc aussi dans le département de l’Isère.

Et cet accueil commence par la régularisation de toutes les personnes sans papiers.

Manifestation le mercredi 9 novembre, devant la préfecture à partir de 17h30

A l’appel de :
Association iséroise des Amis des Kurdes, ATTAC, CADTM, CASUP, CIIP, CISEM, CSRA, CTNE, Ensemble Isère, Fédération anarchiste, Femmes Egalité, FSU, Iran Solidarités, Ligue internationale des Femmes pour la paix et la liberté, Lutte ouvrière, Nil Isère, NPA, Nuit debout, Osez le féminisme, PAS 38, PCF Isère, PG, Ras l’Front Isère, Sud Solidaires, UD CGT

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