Appel à défendre les droits du peuple palestinien Informations et mobilisation

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Le CIIP est engagé dans les actions de la société civile pour défendre les droits du peuple palestinien et condamner la colonisation, les exactions et les accaparements de terres et de propriétés palestiniennes et toutes les violations du droit international de la part du gouvernement israélien.
C’est pourquoi nous relayons ci-après les communiqués de l’AFPS des 8 et 16 février 2017, ainsi que l’appel du "Collectif pour une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et Israéliens" du mardi 15 novembre 2016, adressé à l’Union Européenne, pour demander la suspension de l’Accord d’association UE-Israël.
Nous appelons nos lecteurs à signer cet appel et à le diffuser autour d’eux.

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Trump - Netanyahou : répondre aux fossoyeurs de la paix

Communiqué de l’AFPS, jeudi 16 février 2017

La rencontre des deux compères à Washington le 15 février confirme que tout est à craindre de leur collusion. Benyamin Netanyahou a bien trouvé en Donald Trump un partenaire à la fois ignorant de la réalité et décidé à marquer sa totale adhésion au projet colonial israélien.

Désormais, plus besoin pour lui de s’embarrasser de la solution à deux États qui était depuis plus de 20 ans la position (théorique) de l’administration américaine et qui reste celle de l’ONU, inscrite dans le droit international.
La nouvelle stratégie américaine peut se résumer ainsi : la paix, peu importe sa forme, viendra d’un bon gros deal obtenu en face à face entre Israël et Palestiniens, entre une puissance occupante surarmée et un peuple occupé désarmé, prié au passage « de se débarrasser de la haine qu’on (lui) a inculqué » (sic).

L’ignorance crasse du président américain comble un Netanyahou empêtré dans des affaires de corruption et le parti des colons qui n’ont qu’à applaudir bruyamment. Elle a une fonction : casser toute référence à la légalité internationale et ouvrir la voie à toutes les provocations au service du « Grand Israël ».

Le même jour, Saeb Erekat, secrétaire général de l’Organisation de libération de la Palestine, rappelait une évidence : « La seule solution de rechange à une solution à deux États est un État doté de droits démocratiques égaux pour tous ».

Personne, et aucun État, ne peut accepter en 2017 l’institutionnalisation d’un État d’Apartheid entre Méditerranée et Jourdain, alors que c’est précisément en réponse à la demande de la communauté internationale que l’OLP a reconnu l’État d’Israël dans ses frontières de 1967 et accepté d’édifier l’État de Palestine sur seulement 22% du territoire de la Palestine historique.

La France, comme l’ensemble de la communauté internationale, doit affronter la réalité et s’opposer dans les faits à cette marche à l’abîme,
reconnaître l’État de Palestine dans ses frontières du 4 juin 1967 avec Jérusalem-Est pour capitale, interdire toute relation avec la colonisation, demander la suspension de l’accord d’association entre l’Union européenne et Israël.

Avec la complicité des États-Unis, l’État d’Israël se met délibérément au ban des nations : c’est une réalité qu’il va falloir affronter avec courage et détermination. L’histoire nous a appris que les reculades et la complaisance face au déni du droit ne conduisent qu’à la catastrophe.

Le Bureau national de l’AFPS
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Face au « blanchiment » de la colonisation, agir d’urgence

Communiqué de l’AFPS, mercredi 8 février 2017

Le 6 février la Knesset a adopté en 3ème lecture la loi « légalisant » le vol des terres au profit des colonies qui n’étaient pas jusqu’ici officiellement reconnues par l’Etat d’Israël. Cette mesure est un feu vert et un encouragement donné à la frange la plus extrême des forces au pouvoir en Israël. Elle est une provocation et un défi lancé à toutes les nations comme à l’opinion mondiale.

En réponse, l’Union européenne, avançant l’argument d’une absence de consensus en son sein, a fait connaître le report sine die du Conseil d’association prévu pour le 28 février dont l’objet pouvait aboutir à un « rehaussement » de fait des relations UE-Israël. Il était effectivement insupportable qu’une telle réunion puisse se tenir.

Mais c’est de réactions urgentes à une toute autre échelle dont nous avons besoin aujourd’hui et aucun Etat européen ne doit s’abriter derrière des divergences entre pays membres pour fuir ses responsabilités.

La France et les pays de l’UE qui ont soutenu la résolution 2334 du Conseil de sécurité doivent aujourd’hui dire non. Non à cette opération de « blanchiment » et à l’extension accélérée de la colonisation, crime de guerre au regard de la 4ème Convention de Genève.

La France, qui avait réuni en janvier à Paris 70 pays pour rappeler les paramètres d’une solution politique sur la base de la coexistence de deux Etats, ne peut se borner à répéter mécaniquement sa condamnation de la colonisation alors que les faits accomplis sur le terrain la minent chaque jour un peu plus.
Et quelle crédibilité à se réclamer de la solution à deux Etats, alors qu’on en a reconnu un depuis 68 ans et que l’autre reste en attente d’une décision indéfiniment repoussée ?

La France doit prendre des mesures politiques à hauteur de la gravité de la situation. Elle peut et doit interdire l’entrée sur son territoire des produits et services issus de la colonisation. Elle peut et doit immédiatement cesser toute relation commerciale avec les colonies israéliennes en Palestine occupée. Elle peut et doit, en application des clauses de son article 2, engager tous les moyens en son pouvoir pour la suspension de l’Accord d’association UE-Israël. Elle peut et doit, comme elle l’avait annoncé et comme le Président de la République s’y était engagé, reconnaître l’Etat de Palestine dans les frontières du 4 juin 1967 avec Jérusalem-Est pour capitale.

A défaut, elle aura à assumer les graves conséquences qui s’en suivront pour les peuples sachant que rien ne fera disparaître l’existence et la résistance du peuple palestinien.

Le Bureau national de l’AFPS
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Campagne pour la suspension de l’Accord d’association UE-Israël

Collectif pour une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et Israéliens, mardi 15 novembre 2016

La situation en Palestine ne cesse de se détériorer du fait de l’extension permanente de la colonisation, mais aussi de la mise en œuvre assumée par le gouvernement israélien, d’une stratégie visant avec le blocus de Gaza, l’isolement et l’annexion progressive de Jérusalem Est, la segmentation de la Cisjordanie, à rendre la continuité du territoire impossible pour la création d’un Etat palestinien dont il ne veut absolument pas.

Les droits de l’Homme, le droit international, la démocratie, sont systématiquement bafoués, sans que cela ne soulève plus qu’une expression timide de désaccord de la communauté internationale. Une expression que le gouvernement israélien ne peut qu’interpréter que comme un laisser faire tacite.

La campagne BDS, malgré les pressions, les interdictions et le procès, constitue un moyen efficace et de plus en plus partagé de résistance et de solidarité avec les palestiniens pour dénoncer et porter des coups à l’occupation et la colonisation.

Le volet « Sanction » de BDS, n’est pas le plus facile à obtenir, mais il est particulièrement redouté par Israël à la fois pour son image internationale et pour les effets économiques et politiques sur lesquels il permet de peser.

Pour que l’Union européenne cesse de cautionner, en appliquant un accord économique privilégié, la violation du droit international que représente l’occupation de la Palestine par Israël, une campagne est lancée en France par de nombreuses associations et organisations réunies, le 16 novembre auprès des citoyens et des institutions.

Le Collectif national pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens, qui regroupe 52 associations et organisations, et le Collectif « Trop c’est Trop » pour les droits des Palestiniens – avec le soutien de la Plateforme des ONG françaises pour la Palestine – proposent notamment la signature d’un Appel adressé aux institutions de l’Union européenne.
Cette campagne sera d’abord portée au sein de la société civile, en France. Elle bénéficie de l’appui de plusieurs parlementaires nationaux et européens (dont certains participeront à la conférence de presse) et des encouragements de la Coordination européenne des comités et associations pour la Palestine (CECP) pour lui donner un écho à l’échelle de toute l’Europe.

Suspendre l’Accord d’association entre l’Union européenne et Israël tant que durent les violations flagrantes du Droit international serait conforme aux termes mêmes de cet Accord (qui est conditionné par le respect des droits démocratiques) et au vote, en 2002, du Parlement européen qui a demandé cette suspension. Il se placera dans la prolongation de l’appel de 309 associations (2014) et de 62 députés (2015).

Le lancement officiel de cette nouvelle campagne a eu lieu le 16 novembre avec une conférence de Presse à l’Assemblée Nationale introduite pour le Collectif National par le président de l’AFPS Taoufiq Tahani, en présence de plusieurs parlementaires français et européens.

Le Conseil National lors de sa dernière session, a validé cette campagne pour l’AFPS. Parce qu’elle se veut une campagne citoyenne, cette initiative a besoin d’être portée au plus près des gens par les groupes locaux de l’AFPS et de chacune des organisations qui composent le collectif national. D’ores et déjà plusieurs d’entre elles ont placé la pétition en bonne place sur leur site Internet. Le site de l’AFPS aussi et les groupes locaux invitent à la signer, et la diffuser largement autour d’eux.
Vous trouverez également tous les éléments de cette campagne mis à jour à chaque étape, sur le site du collectif national : http://cnpjdpi.org/

Signez la pétition

Consulter le dossier de presse
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JUSTICE POUR LA PALESTINE, MAINTENANT ! EN FINIR AVEC LA COMPLICITÉ EUROPÉENNE.

7 février 2017 – Un appel d’organisations de toute l’Europe
Plus de 250 organisations européennes publient un appel – Justice pour la Palestine, maintenant ! En finir avec la complicité européenne – marquant 100 ans d’injustice envers le peuple palestinien.

L’année 2017 marque :

  • les 100 ans de la « déclaration Balfour » de 1917, par laquelle le gouvernement britannique promettait unilatéralement l’établissement en Palestine d’un foyer national juif,
  • les 70 ans du plan de partage de la Palestine voté par l’ONU en 1947 dont a résulté la Nakba de 1948 – la destruction de plus de 530 villages palestiniens et l’expulsion de 750 000 Palestiniens de leur patrie dans un processus de nettoyage ethnique -,
  • les 50 ans de l’occupation par Israël, en 1967, de la Cisjordanie, de Jérusalem Est, de la Bande de Gaza et du plateau du Golan, et du processus continu de leur colonisation et de leur occupation par l’État d’Israël.

Les faits, produits de plus de 100 ans de déni des droits du peuple palestinien, ne peuvent plus être acceptés.
La dépossession continue des Palestiniens de leur territoire et de leurs moyens d’existence, notamment par les démolitions de maison, les confiscations de terre et le mur de l’apartheid ; le déni de leur culture et de leur mémoire ; le blocus de Gaza depuis plus de 10 ans qui crée des conditions de vie inhumaines associées à des attaques militaires récurrentes contre sa population ; la répression constante qui se traduit aujourd’hui par plus de 7000 prisonniers dont 400 enfants en détention militaire ; la situation catastrophique des réfugiés palestiniens encore accrue par la guerre en Syrie ; les lois discriminatoires et draconiennes en Israël même : ces faits, produits de plus de 100 ans de déni des droits du peuple palestinien, ne peuvent plus être acceptés.

Les anniversaires que porte l’année 2017 nous rappellent à quel point la logique coloniale, la négation des droits du peuple palestinien, le refus d’appliquer le droit international et les résolutions de l’ONU, conduisent à la catastrophe.
Ils soulignent la responsabilité des pays européens et occidentaux dans cette situation, et l’impuissance dans laquelle s’est enfermée l’Union européenne, qui affiche les principes de respect du droit international sans prendre les moyens de les faire appliquer.
Ils nous rappellent aussi que la construction de la paix ne peut s’affranchir des faits historiques ; reconnaître l’Histoire est de la responsabilité de tous, et en premier lieu de l’État et du peuple israéliens, à l’opposé de la politique négationniste constamment menée par Israël et poussée à son paroxysme par son gouvernement actuel. Les Etats européens, acteurs du système colonial entre les deux guerres mondiales, ont ensuite fait porter par la Palestine les conséquences du monstrueux génocide des Juifs européens par les nazis, puis n’ont rien fait pour qu’Israël respecte les résolutions de l’ONU : ils doivent eux aussi reconnaître la très grande responsabilité qu’ils portent dans la tragédie que subit aujourd’hui le peuple palestinien.

Nous appelons l’Union européenne et les États européens :

  • à faire de 2017 l’année de la réalisation des droits du peuple palestinien, dans un calendrier contraignant : le droit à l’autodétermination, la fin de l’occupation de la Cisjordanie y compris Jérusalem Est et de la Bande de Gaza, le droit à l’égalité pour tous les citoyens d’Israël, le droit au retour de tous les réfugiés palestiniens dans les modalités de leur choix,
  • à cesser toute complicité avec la colonisation continue et les innombrables violations du droit international par Israël, et d’exiger la levée immédiate du blocus de la Bande de Gaza et la liberté de mouvement pour tous les citoyens palestiniens,
  • à prendre des mesures contraignantes vis-à-vis de l’Etat d’Israël, tant que celui-ci continuera à bafouer le droit international et les droits de l’Homme, y compris la suspension de l’accord d’association entre l’Union Européenne et Israël tant que l’Etat d’Israël ne se conformera pas au droit international ; à commencer par la coopération militaire et sécuritaire, mal dissimulée dans plusieurs projets du programme Horizon 2020, qui doivent être suspendus d’urgence.

Nous, soussignées, organisations de la société civile européenne, associations, partis politiques, syndicats, réaffirmons solennellement qu’en 2017, après 100 ans de spoliations, de dénis et de nettoyage ethnique, les droits du peuple palestinien doivent enfin être mis en œuvre.
Chacun avec notre sensibilité, nous nous engageons à agir dans ce sens, avec la conviction que la paix ne peut venir que de l’application du droit.

Pour accéder à la liste des centaines de signataires, se connecter à l’adresse :
< https://www.bdsfrance.org/justice-pour-la-palestine-maintenant-en-finir-avec-la-complicite-europeenne/ >

Et rappelons la rencontre organisée le 15 mars 2017 à Paris (19h au CICP, 21 ter rue Voltaire) sur "la réponse BDS face à Trump, Netanyahu et à leurs alliés"

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