Face aux expulsions de domicile, pour la réquisition des logements vides !

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Ce printemps, les expulsions de domicile ont explosé dans l’agglomération de Grenoble : des locataires subissant la hausse constante des loyers et des charges aux personnes hébergé.es pour l’hiver, en passant par les demandeurs d’asile, les sans-papiers, les habitant.es de squats et de campements ou encore les petits propriétaires pauvres, c’est une très large partie de la population qui peut-être menacée de se retrouver à la rue ou à occuper le canapé d’un voisin.e ou de la famille.

Malgré la colère, malgré la détresse, malgré les mobilisations sociales, ni la préfecture de l’Isère ni les mairies, ni la Métro n’ont pris la mesure de la situation, et ont donc laissé plusieurs centaines de personnes se faire expulser et rejoindre les milliers d’autres déjà à la rue. Pourtant, des lois et des alternatives sont possibles, comme la possibilité pour les maires et les préfets de réquisitionner les logements vides pour permettre à toutes et tous de se loger.

Pire, de nombreuses expulsions ont été réalisée en dehors de tout cadre légal : des mises à la rue sans décision du tribunal, des destructions de campements, et plus récemment deux expulsions illégales coup sur coup de bâtiments occupés par les anciens occupant.es sinistré.es du Village Olympique.

Néanmoins, des motifs d’espoir existent qu’il faut continuer d’aviver : des voisin.es de Renaudie qui empêchent l’expulsion d’une famille, des personnes solidaires qui ouvrent leur porte ou donnent un coup de main à des personnes à la rue, des locataires qui s’organisent à Villeneuve contre la démolition de leur quartier HLM, une manifestation d’un milliers de personnes réclamant un logement pour tous, un juge qui refuse la destruction d’un campement tant qu’un relogement n’intervient pas, des étudiant.es mobilisé.es en faveur des réfugié.es du CAO de l’université, etc.

Pour obtenir ce que nous voulons, un logement digne, décent et adapté à nos besoins, nous devrons l’arracher aux décideurs politiques qui entretiennent ce statut-quo toujours en défaveur des pauvres, des habitant.es des quartiers populaires, des migrant.es, des femmes isolées.

Pour cela, le rapport de force doit se poursuivre, et nous devons continuer de faire entendre les revendications que nous portons au quotidien.

Nous* appelons donc à un rassemblement mercredi 10 mai à partir de 15h00 devant la Préfecture de l’Isère, place Verdun. Venez avec des pancartes, des slogans et de quoi faire du raffut (casseroles, marmites, sifflets, instruments de musique…)

  • baisse des loyers et des charges énergétiques
  • pas d’expulsions, des relogements
  • réquisition des logements vides et mise à disposition du parc de bâtiments publics
  • gratuité des fluides pour les personnes en habitat précaire
  • logement pour tous.tes quelle que soit la situation administrative.

* A l’appel de nombreuses organisations, associatives - dont le CIIP, syndicales et politiques

contact  : assembleelogement chez riseup.net
06 41 30 55 18

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