Soupe populaire en soutien aux migrants harcelés par la police

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  • Soupe populaire organisée par la CISEM et l’Assemblée des Mal-Logé-e-s, ATTAC 38, CADTM (Comité pour l’Annulation des dettes illégitimes), Osez le Féminisme comme acte de solidarité et interpellation via la presse des institutions : Etat, Conseil Départemental, communes et Métro,

    Refusons leur cynisme et leur répression, défendons les devoirs d’accueillir et de loger toute personne à la rue.
    Rejoignez-nous pour manifester avec les associations et collectifs signataires notre soutien aux migrants et leurs familles à la rue.

    Un toit, pas des matraques !

    Grenoble arrêt de tram Hôtel de Ville (C)

Un toit, pas des matraques !

De plus en plus de migrants et leurs familles en quête d’hébergement, sont abandonnés à la rue par les autorités nationales et locales, et pis encore harcelés quotidiennement par la police qui leur prend tentes, réchauds à gaz, vêtements, multiplie les contrôles et les poursuit pour les empêcher de s’installer où que ce soit.
Cette situation qui nie tous les droits de la personne, nous renvoie à Calais, à Nice, à la Porte de la Chapelle à Paris où les personnes en quête d’asile sont pourchassées, laissées à une misère sans nom, expulsées…

Pourtant le droit au logement de toutes et tous est un principe fondamental de notre pays. Le droit à l’asile l’est aussi, qui a valeur constitutionnelle en France, et se réfère à la Convention de Genève de 1951 sur le statut des réfugiés. Les personnes demandant l’asile, en cours de procédure, doivent être hébergés par L’État, par l’intermédiaire de l’OFII (Office Français de l’Immigration et de l’Intégration).

Par ailleurs, le Conseil Départemental a le devoir de protéger et d’héberger les femmes seules avec enfants de moins de 3 ans. Or la majorité départementale a fait le choix de restreindre drastiquement le nombre d’appartements mis à disposition, et de supprimer définitivement la location de chambres d’hôtels. Ce choix indigne, au détriment de la mission de protection, laisse à la rue des petits enfants et femmes enceintes, dans une situation dangereuse de grandes précarité et insalubrité.
Le 115, service d’accueil d’urgence des sans-abris, est totalement asphyxié par le manque criant de places d’hébergement qui laisse les personnes à la rue et les professionnels de l’urgence dans une même détresse.

La CISEM, coordination d’associations et de collectifs auprès des étrangers migrants en Isère, est solidaire de ces personnes et familles. Elle est particulièrement interpellée par une quinzaine de familles harcelées depuis la mi-juillet entre campus et parcs municipaux.
La soupe populaire que nous organisons est à la fois acte de solidarité et interpellation via la presse de ces institutions : État, Conseil Départemental, communes et Métro,

Nous refusons leur cynisme et leur répression, défendons les devoirs d’accueillir et de loger toute personne à la rue.

Un toit, pas des matraques

CISEM  : Apardap, CIIP, Collectif Hébergement/logement, CSRA, Ensemble !, Europe- Écologie Verts Isère, Go Citoyenneté, La Patate Chaude, Ligue des Droits de l’Homme, Ligue internationale des Femmes pour la Paix et la Liberté, NPA, PAS 38, PCF, PCOF, Ras L’Front, RESF 38, RUSF 38, Solidaires, Syndicat multiprofessionnel des travailleurs sans papiers cgt, UD CGT

Et  : Assemblée des Mal-Logé-e-s, ATTAC 38, CADTM (Comité pour l’Annulation des dettes illégitimes), Osez le Féminisme,

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