Marche de la fierté : attribution du Prix Nobel de la Paix à ICAN

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  • Rassemblement devant l’Église St Louis (rue Félix Poulat)
    suivi d’une marche jusqu’à l’amphithéâtre situé Place Lavalette (au fond du terre-plein du nouveau Musée de Grenoble) : lecture de déclarations d’adversaires résolus de l’arme nucléaire, de France et d’ailleurs.

    Grenoble, Félix Poulat

"La fierté que nous voulons afficher publiquement, c’est celle de voir décerner ce jour-là à Oslo (Norvège) le Prix Nobel de la Paix à ICAN (International Campaign to Abolish Nuclear Weapons ou Campagne Internationale pour l’abolition des armes nucléaires). Or, ICAN, c’est nous. Ou, plus précisément, le Mouvement de la Paix est l’un des fondateurs d’ICAN (fondé il y a 10 ans), qui regroupe désormais plus de 400 associations de par le monde. Ce Prix Nobel de la Paix, c’est donc le nôtre. Et personne ne nous empêchera de manifester notre joie à cette occasion.

Il y eut, par le passé, des Prix Nobel de la Paix contestables. Mais celui-ci, qui entend distinguer les efforts constants de cette jeune association internationale pour bannir les armes nucléaires et, par là-même, sauver notre planète, ne peut souffrir aucune critique. C’est aussi, pour le Comité Nobel de Stockholm, la façon la plus éclatante de soutenir le Traité d’Interdiction des Armes Nucléaires adopté par les 2/3 des états-membres de l’ONU (122 sur 193) le 7 juillet dernier, pour lequel ICAN s’est battu avec la dernière énergie. Et nous dénoncerons, à cette occasion, le silence méprisant du président Macron et du gouvernement sur ce traité, pourtant vital pour la planète entière.

Nous inaugurerons aussi notre nouvelle banderole appelant notre pays à signer le Traité d’Interdiction des Armes Nucléaires.

Et, surtout, nous lirons des déclarations d’adversaires résolus de l’arme nucléaire, tous d’une grande notoriété, provenant d’horizons les plus divers de France et d’ailleurs (littérature, politique, militaires, religieux, etc...), quelquefois inattendues, méritant toutes d’être connues.

Un historien célèbre, Christopher Clarke, a qualifié de "somnambules" les acteurs politiques et militaires qui ont mené à la Première Guerre Mondiale. Nous refusons, quant à nous, d’être les somnambules du XXIème siècle qui acceptent passivement le risque d’un conflit nucléaire, mortel pour toute l’humanité. Et nous le rappellerons ce jour-là avec détermination."

pour le bureau du Comité de l’Isère du Mouvement de la Paix
Jean-Paul Vienne

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