Marchons pour un logement adapté et digne pour toutes et tous

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Comme en mars 2017 et suite aux mobilisations pour un logement décent, digne et adapté pour toutes et tous dans l’agglomération, il est temps de retourner dans la rue pour exprimer notre colère !

Alors que le nombre d’expulsions ne cesse d’augmenter, légales et illégales, des centres d’hébergements, des logements, dans les squats ou des terrains occupés, la remise à la rue devient la norme. De plus en plus de personnes sont condamnés à vivre à la rue, et à y mourir pour plus 400 d’entre elles cette année. Dés le 1er avril, des milliers de sans logis et de locataires seront forcés de quitter leurs hébergement où de leurs logement.
Alors que les locataires sont mis en danger par le prix des loyers et des charges, condamnés à l’endettement, aux impayés de loyers , aux coupures d’énergies et à choisir entre se chauffer ou se nourrir,
Alors qu’à Villeneuve, à l’Abbaye, à Renaudie et ailleurs des logements sociaux sont démolis, vendus ou laissé à l’abandon... partout où la rénovation urbaine arrive, les habitants des quartiers populaires sont poussés à partir et voient leurs droits bafoués, leur parole méprisée...
Alors que les logements sociaux sont toujours plus saturés et mal entretenus, le gouvernement sabre dans les revenus des locataires modestes (5 euros de baisse des APL) et dans les caisses des offices HLM. Macron abandonne les locataires, les mal logé.es et les sans abris au profit des sociétés immobilières et de la financiarisation du logement,
Alors que la chasse aux personnes exilées ne cesse de s’intensifier, poussant le harcèlement policier jusque dans leurs hébergements (circulaire Collomb), forçant les personnes hébergés à quitter leur domicile et partir.... Pour aller où ?
Alors qu’il y a aujourd’hui en France douze millions de mal logé-es et trois millions de logements vides, le budget logement est en baisse à 18 milliards d’euros pendant que la fraude fiscale s’élève entre 60 et 80 milliards d’euros...

Nous marcherons !

Nous marcherons, car malgré ces constats amers, des luttes se renforcent :

  • Les locataires du 10/20 Galerie de l’Arlequin se battent sans relâche contre la démolition de leurs logements et les mensonges permanents.
  • Les occupant.es du Patio Solidaires sur le campus universitaire sont toujours sur place, faisant de ce lieu un symbole pour les personnes exilé.es et sans logement.
  • Des mobilisations collectives ont permis l’occupation de logements et de bâtiments vides pour que des sans-logis puissent s’y loger, ont permis d’éviter des expulsions ou d’obtenir des relogements.
  • L’avancée du débat sur le précarité énergétique et quelques victoires concrètes (prise en charge du chauffage et rétablissement de l’électricité au 6 Rue Jay, bâtiment réquisitionné par la lutte et hébergeant une quarantaine de personnes).

Faisons entendre nos voix pour

  • L’arrêt de toutes les expulsions et remises à la rue sans relogement, hiver comme été.
  • Le respect du droit inconditionnel à un hébergement et à un logement.
  • L’abrogation de la circulaire Collomb, légalisant les rafles dans les centres d’hébergements.
  • L’arrêt des coupures d’énergies et l’accès aux fluides comme un bien public garantissant le droit de se chauffer et de s’éclairer.
  • La baisse des loyers et des charges dans les zones tendues.
  • Stopper la vente et la démolition des HLM et bâtiments publics, réhabiliter les logements et bâtiments vétustes sans augmentations de loyer ni de charges.
  • Le droit de choisir son mode d’habitat, par exemple dans les véhicules servant d’habitation.
  • La fin de la marchandisation du foncier public et de la spéculation sur le foncier et l’immobilier.
  • Le respect de la loi DALO/DAHO, l’application de la loi de réquisition.

Le DAL 38

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