Mai 1968 : Quel héritage ? Quelle actualité ?

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  • Conférence-débat avec : Denis SIEFFERT, Revue Politis ; Anne Dalmasso, historienne ; Franck Gaudichaud, politologue ; Karel Kostal, militant tchèque ; Pierre Saccoman, militant grenoblois

    Programme :

    1. 14h :
      1. Que s’est-il passé à Grenoble en mai 1968 ? Avec Pierre Saccoman, militant à Grenoble lors des événements
      2. La Grève à Neyrpic (aujourd’hui Général Electric). Avec Anne Dalmasso, historienne, auteure du livre "Neyrpic", Professeure d’histoire contemporaine à l’Université de Grenoble-Alpes, spécialiste de l’histoire des entreprises.
      3. Que s’est-il passé dans le monde en mai 1968 ? Avec Franck Gaudichaud, politologue, spécialiste de l’Amérique latine, Maitre de conférence à l’Université de Grenoble-Alpes.
      4. Que s’est-il passé dans le bloc de l’est ? Avec Karel Kostal, militant tchèque lors des événements de Prague en 1968.
    2. 15h30 Débat
    3. 16h Pause
    4. 16h30 Quel héritage et quelle actualité de mai 1968 en France ? Avec Denis Sieffert, Revue Politis,
    5. 17h Débat.

    Initiative organisée avec le soutien de : FI Lançeurs de Tuiles, Amis du monde Diplomatique, NPA38, PCF38, POI-D38, PG38, Step-ADAEP, CIIP

    Grenoble, Maison des associations
    6, rue Berthe de Boissieux

"Tout romantisme mis à part, beaucoup de combats inaugurés dans les années 1960 sont plus que jamais les nôtres aujourd’hui. Et nous sommes peut-être mieux armés pour les mener. La lutte contre la domination masculine mobilise davantage qu’il y a un demi-siècle. L’écologie est devenue un thème universel. Les illusions tiersmondistes se sont dissipées. Le productivisme et même le progrès sont enfin questionnés. Mais il est vrai aussi que des périls que l’on croyait renvoyés dans les ténèbres du passé, comme le radicalisme religieux et le nationalisme, ont ressurgi. Si Mai 68 exerce encore une sorte de fascination sur les esprits, c’est que l’époque paraissait plus simple qu’aujourd’hui, avec des antagonismes francs à partir desquels il n’était pas difficile de se positionner. Il était plus évident de prendre parti dans la guerre du Vietnam qu’à présent dans le chaos syrien. La chute du Mur, Internet, la mondialisation, le défi climatique, la cupidité hystérique de la finance ont bouleversé notre vision du monde et transformé les cadres des combats.

Mais si nos grilles de lecture sont en partie obsolètes, les valeurs que nous défendons, de liberté, de justice sociale et de solidarité, sont toujours, et profondément, celles de Mai 68. Ce qui n’a jamais cessé d’en faire un enjeu politique et culturel. Souvenons-nous : il y a dix ans, Nicolas Sarkozy avait fait de "l’idéologie soixantehuitarde" la cause de tous les maux. Et, cette année, nous avons échappé de peu (semble-t-il) à des cérémonies de récupération macroniennes…

Mai 68 est toujours l’objet d’une bataille d’interprétation qui divise notre pays et traverse la gauche. Mais, avant d’interpréter, il faut revenir à l’histoire".

Extrait de l’éditorial du numéro spécial de POLITIS de février 2018

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