APARDAP

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L’APARDAP, Association de Parrainage Républicain des Demandeurs d’Asile et de Protection, a pour objet général de contribuer au bon accueil des étrangers et à la défense de l’acquis républicain que constitue le droit d’asile. Concrètement, elle aide à travers une relation de parrainage individualisé, tous ceux qui, ayant fui la violence ou la misère dans leur pays, viennent tenter leur chance d’une vie plus sûre et meilleure à Grenoble.

L’APARDAP regroupe des parrains, des filleuls, des associations agréées par le CA, des sympathisants et des personnes.
Le rôle du parrain (ou marraine) est d’accompagner bénévolement, dans les démarches administratives et sur le plan humain, son (sa ou ses) filleul(es) le temps nécessaire à la régularisation de sa (leur) situation.
Cet engagement est officialisé par une cérémonie publique de parrainage républicain organisée dans le cadre d’une mairie, d’une autre collectivité territoriale, ou de tout autre établissement public choisi par le CA.

Contacts : APARDAP
Maison des Associations - 6 rue Berthe de Boissieux 38000 GRENOBLE
Tél : 09 51 93 48 18 / 06 34 96 60 75
Courriel : apardap chez gmail.com
Site de l’APARDAP

Présentation de l’association parue dans Inter-Peuples n°227, mai 2014

Quand l’APARDAP a-t-elle été créée ?
En 2002, la "Coordination isèroise de soutien aux sans papiers" a créé une commission pour l’activité continue en Isère de parrainage républicain de demandeurs d’asile et de protection.. Cette commission, qui avait pris de l’ampleur, s’est déclarée en association en 2008, dans le but de plus s’affirmer face aux institutions.

Quels objectifs avez-vous ?
Notre objectif est d’améliorer l’hospitalité de notre société vis à vis de personnes d’autres pays qui fuient les mauvais traitements, la misère et la mort. Pour y arriver, nous mettons en relation, entre autres, au cours de cérémonies publiques de parrainage républicain, des personnes volontaires pour soutenir les démarches de leurs filleul-e-s et les aider à s’intégrer. Nous avons un principe : nous associons les étrangers accueillis aux objectifs et au fonctionnement de l’APARDAP ; ils ont des élus au CA et au bureau, toute réunion est ouverte à tous les membres de l’association.

Comment le réalisez-vous ?
L’accueil par les parrains et marraines est avant tout un lien humain pour ceux qui ont tout perdu (beaucoup n’ont plus de nouvelles de leur famille, d’autres ont la douleur de voir les attaches se déliter avec l’éloignement et le temps).
Nous mettons d’abord l’accent sur les démarches de régularisation, très éprouvantes. Puis nous nous efforçons de faire participer les nouveaux venus à la vie sociale. Ceci est difficile pour des gens qui ne sont pas autorisés à travailler, qui n’ont pas d’accès à la formation, qui sont sans ressources et obligés à quémander leur vie quotidienne. Mais il y a quelques "battants" qui font du bénévolat dans diverses associations, ou qui fondent des ONG pour agir encore dans leur pays. Certains étaient déjà chez eux dans des associations de défense des droits de l’Homme.

Quelles activités ?
L’APARDAP s’adresse à un millier de parrains et marraines, inscrits au fil de 12 ans d’existence. Ils reçoivent une lettre régulière, et il y a un échange d’informations par mail.
Une cinquantaine de bénévoles, français et étrangers, participent à son fonctionnement. Sur leurs initiatives, divers ateliers sont organisés qui contribuent à l’intégration : Initiation Républicaine, théâtre, atelier d’écriture, cours de français… Une permanence d’accueil, le mardi après-midi, suit de très nombreux dossiers de demande de régularisation. Cette activité de terrain indispensable s’inscrit forcément dans une action de politique générale, que ce soit en partenariat avec des initiatives citoyennes ou en interpellation d’élu-es.
En plus des cérémonies de parrainage républicain fortes d’amitié et d’espoir, l’APARDAP peut se réjouir de quelques belles réussites : en 2013, le spectacle donné à son bénéfice par la chorale CLAP YO’ HANDS de Gières, le bal folk organisé par Concordia, et l’exposition "Portraits de rencontres" de Nicolas Moiroud de "Et pourquoi pas ?" ; en avril 2014, un atelier de peinture de l’Université inter-âges nous a offert une exposition de tableaux sur le thème de l’exil, et nous publions un livre réalisé à partir de récits lors des ateliers d’écriture "Avant l’exil j’étais quelqu’un, paroles de réfugiés", (en vente dans nos bureaux) ; enfin le 13 juin prochain, une amie nous offre un concert de chorales.
Nous remercions vivement tous les réalisateurs.de ces performances !
Que pensez-vous de la politique d’asile et d’immigration ?
Quand nos gouvernants se rendront-ils à la raison ? C’est l’Europe forteresse qui suscite les "passeurs".. La chasse aux immigrés et les débats biaisés autour de l’identité nationale provoquent de fortes dissensions entre les habitants de notre pays..Est-ce une politique de prendre les étrangers comme boucs émissaires ? En privant les nouveaux arrivants de droit au travail et à la formation, on les précarise et on transforme en appauvrissement ce qui était une richesse. Les OQTF (Obligations de quitter le territoire) qui pleuvent sur les familles comme sur les hommes ou femmes seules, sont de grosses sources d’angoisse et démolissent psychiquement enfants et adultes, qui développent des maladies graves, comme les médecins le constatent . Or ces enfants réussissent très bien leurs études quand ils vivent dans des conditions normales 
C’est en témoins des maltraitances vis à vis de cette population vulnérable, et en témoins de leur humanité et des expériences réussies que nous nous adressons à l’opinion publique.et aux institutions.

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