Actions "Boycott Désinvestissement Sanction"

Publié le :
    • Signature des Cartes postales de protestation destinées au responsable Régional Orange et au président de France Télécom-Orange
    • Informations sur la situation en Palestine, la vie quotidienne des Palestiniens sous occupation et le mouvement international du boycott universitaire d’Israël

    St Martin d’Hères, Campus universitaire
    devant le restaurant Diderot

Dans le cadre de la campagne BDS (Boycott-Désinvestissement-Sanction) deux informations du groupe BDS de Grenoble [1] se dérouleront, l’une sur le partenariat de France Télécom-Orange avec l’opérateur israélien Partner et l’autre sur le mouvement international du boycott universitaire d’Israël.

ORANGE doit rompre son accord avec PARTNER,
entreprise israélienne participant à la colonisation

Les associations signataires demandent à France Télécom-Orange de rompre son accord avec l’entreprise israélienne de téléphonie mobile Partner Communications, qui participe directement aux activités de colonisation en Cisjordanie et dans les hauteurs du Golan.
Cette société dispose de boutiques dans plusieurs colonies de Cisjordanie, assure avec son réseau le service aux colons et à l’armée d’occupation israélienne, conserve à son profit les taxes et autres montants dus aux Palestiniens en violation des accords d’Oslo, et a installé 176 antennes et relais sur des terres confisquées par les autorités militaires israéliennes et les colons, profitant de l’interdiction faite aux opérateurs palestiniens d’installer leurs antennes dans 60% de la Cisjordanie, limitant ainsi leur accès au réseau local.

L’accord de partenariat signé par France Télécom-Orange avec Partner permet à la société israélienne de télécommunications, en échange d’une redevance de 7,3 millions de dollars en 2011, d’utiliser la marque Orange et de jouir de l’assistance de France Télécom dans des domaines tels que l’assistance technique, le marketing et l’acquisition de matériel, notamment par l’intermédiaire du consortium France Télécom-Deutsche Telekom afin de réaliser des économies d’échelle.
Selon un rapport de diplomates européens en poste à Jérusalem-Est récemment transmis à Bruxelles, il est nécessaire que l’Union européenne légifère afin de prévenir et décourager les entreprises européennes d’engager des activités favorisant la colonisation israélienne.
Dans l’intérêt du droit, de la justice et donc de la paix, le partenariat France Télecom-Orange/ Partner doit cesser.

Le mouvement international du boycott universitaire d’Israël

S’appuyant sur son influence mondiale, le mouvement de BDS dirigé par la principale coalition dans la société civile palestinienne, le BNC [BDS National Committee] enregistre en 2013 une percée à travers le monde, couronnée par d’importantes victoires.
The American Studies Association [l’Association des Études Américaines] a adopté le principe du boycott universitaire d’Israël avec un ratio de soutien stupéfiant de 2:1 de l’ensemble de ses membres. En avril, The Association for Asian-American Studies [L’Association pour les Études Asiatiques Américaines] est devenue la première instance universitaire américaine à adopter le boycott d’Israël. Dans la même période, The Federation of French-Speaking Belgian Students (La Fédération des Étudiants Belges Francophones) qui compte 100 000 membres a également adopté le boycott des institutions universitaires israéliennes, tout comme le Syndicat des Enseignants Irlandais. En mars 2011, l’Université de Johannesburg a rompu des liens avec l’Université Ben Gourion à cause des violations des droits humains.
Pour leur part, les Conseils d’Étudiants à travers plusieurs universités nord-américaines, dont l’Université de Californie, Berkeley, ont opté pour le désinvestissement de toutes les sociétés qui tirent profit de l’occupation israélienne.

Dans le cadre de la campagne de Boycott, Désinvestissement et Sanctions contre l’Etat israélien, les intellectuels et les universitaires (professeurs, chercheurs, employés de l’université, étudiants etc...) ont un rôle à jouer, pour plusieurs raisons :

  • D’abord en tant que citoyens qui, quelque soit leur position, ont leur part de responsabilité et le devoir moral de combattre l’injustice, comme à l’époque du combat contre l’Apartheid en Afrique du Sud dans les années 1980.
  • Ensuite, par solidarité avec les collègues palestiniens dont la liberté académique est mise en péril par l’occupation israélienne.
  • Enfin, par souci d’efficacité, en utilisant leur place pour faire pression sur leurs collègues en Israël, en France et dans le reste du monde. La place et la réputation des universitaires en Israël sont telles que les pressions dans ce domaine sont particulièrement efficaces. D’un point de vue institutionnel, les universités et institutions académiques israéliennes soutiennent, activement ou passivement, l’oppression de l’Etat d’Israël, son armée, son idéologie, ses pratiques discriminatoires, etc. Sans appeler à couper toutes relations avec les quelques universitaires israéliens qui sont ouvertement critiques de leur gouvernement, soutiennent leurs collègues palestiniens et œuvrent pour la paix, les Palestiniens appellent néanmoins unanimement au boycott universitaire d’Israël.

Lire l’article d’Omar Barghouti : "De la liberté universitaire et du mouvement BDS" sur le site de la campagne BDS France

[1composé de l’Association France-Palestine Solidarité (AFPS), de l’Association des Palestiniens en France (APEF), du Centre d’Information Inter-Peuples (CIIP) , du Cercle Juif pour une Paix Juste (CJPJ), de Echirolles Palestine Solidarité, des Alternatifs 38, du Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), de l’ Union Juive Française pour la Paix (UJFP), de la Fédération Syndicale Universitaire (FSU), et de Pour une Alternative à Gauche) PAG38

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