Les Tunisiens font renaître l’espoir

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JPEG Pour le troisième anniversaire de l’insurrection populaire qui a fait fuir le dictateur Ben Ali (le 14 janvier 2011) on assiste enfin à Tunis à l’accélération du vote de la nouvelle Constitution du pays. Ce processus bloqué pendant plus de deux ans par le parti islamiste Ennahda s’est mis en route sous la pression des manifestations populaires et la création d’un "Front du salut" par les partis et organisations de la société civile tunisienne. Ils ont imposé un "dialogue national" et la nomination d’un gouvernement de techniciens chargé de préparer la prochaine élection d’une Assemblée nationale dès que l’actuelle assemblée constituante aura adopté la nouvelle Constitution. Nous consacrerons dans le journal de mars un article d’analyse de cette nouvelle étape franchie par la transition démocratique en Tunisie.

En attendant soulignons les avancées considérables contenues dans les articles déjà votés de cette future Constitution, et en particulier celles qui feront de la Tunisie une référence d’avant garde pour l’ensemble du monde arabe et au-delà :
L’Etat garantit les droits acquis des femmes et œuvre à les soutenir et à les développer, garantit l’égalité des chances entre la femme et l’homme pour assumer les différentes responsabilités dans tous les domaines, et veille à mettre en œuvre la parité entre l’homme et la femme au sein des Assemblées élues.
A cela s’ajoute la proclamation du caractère "civil" de l’Etat (aucune référence à la charia) et de la liberté de conscience des citoyens.

Il reste du chemin à faire pour réussir la transition démocratique en Tunisie, notamment en matière économique et sociale. Mais le processus constitutionnel en cours fait renaître l’espoir.

Marc Ollivier

Article paru dans Inter-Peuples n°224, février 2014

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