Défense des semences traditionnelles en Colombie

Publié le :
  • Soirée organisée par FIAN, Accueil paysan, CIIP, avec le soutien de CADTM, ALBA, FAL38

    Grenoble, Maison des Habitants
    2, rue du Vieux-Temple
    Tram B, arrêt Notre-Dame - Musée

Rencontre d’une délégation de paysans colombiens défenseurs des semences traditionnelles, qui luttent contre le monopole des semences brevetées et les traités de libre-échange.

La délégation colombienne

Cynthia Osorio : Colombienne. Économiste avec un Master en Économie de l’environnement.
Elle a vécu en France pendant plusieurs années où elle a travaillé comme bénévole avec la coopérative Longo Maï et avec le Forum Civique Européen (articles et émissions sur la Colombie dans l’Archipel et à la radio Zinzine, traductions, organisations des tournés sur l’Amérique Latine, lien avec l’association Sudacas de Marseille).
Elle habite actuellement en Colombie avec sa famille, dans une ferme à la campagne dans la région du Cauca (région plutôt indienne), où ils sont en train de créer un modèle de ferme avec les principes de l’auto-soutenabilité, l’agro-écologie, la permaculture, etc. qui peut devenir un site d’expérimentation permettant aux gens des alentours de reproduire des techniques plus appropriées chez eux (il s’agit d’une région avec une monoculture du café, hautement chimique).
A partir de l’année 2012, ils se mettent en lien avec le Réseau de Gardiens de Semences de Vie, comme gardiens de semences et comme coordinateurs d’un nouveau noyau dans leur région.
En début d’année ils viennent de créer l’association française Los Pies en la Tierra en France, en lien avec des personnes en Europe, en Colombie et en Équateur, ayant pour objectif de favoriser des échanges solidaires entre personnes/associations qui travaillent avec les principes du développement durable, spécialement dans le domaine agricole sur les deux continent.

Alba Marleny Portillo Calvache : Fait partie du groupe fondateur de La Red de Guardianes de Semillas de Vida (RGSV : Réseau de gardiens de semences de vie) en Colombie et elle est actuellement la coordinatrice nationale.
Le Réseau de Gardiens de Graines de Vie est une organisation de base qui cherche à lier les volontés, les intérêts, les intentions et actions concrètes concernant la conservation de graines traditionnelles et originaires de chaque région, selon les principes de l’agroécologie, la souveraineté alimentaire, la conservation de la terre et la connaissance traditionnelle. Le réseau est né en Équateur en 2002 et en 2008 se consolide dans Nariño et Putumayo, au sud de la Colombie.
Aujourd’hui, le réseau est présent dans les départements de Nariño, Putumayo, Cauca, Vallée du Cauca, Antioquia et Cundinamarca. Le principal lien qui tisse ce réseau est l’amitié et la confiance.

Albeiro Antonio Alvarado Catuche (Toño) : Il fait partie du CNA - Coordinador Nacional Agrario de Colombia (Coordination National Agricole de Colombie) comme responsable du Groupe du Travail : Tierra, Territorio y Desarrollo Humano (Terre Territoire et Développement Humain).
Il fait partie du CIMA depuis sa création en 1986, Comité de Integración del Macizo Colombiano (Comité d’intégration du Macizo Colombiano)
Il fait partie aussi du RGSV.

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Le contexte colombien et sud-américain

En Colombie aujourd’hui, le régime alimentaire des paysans et des citadins se résume entre 2 et 10 composants et la production à 1 à 2 cultures principales produites en monoculture, pour entretenir l’économie familiale.
C’est la grande crise alimentaire et économique mondiale : le système économique impose un modèle de rentabilité qui va à l’encontre d’un modèle agronomique diversifié, moins rentable du point de vue monétaire, mais plus juste, équilibré, sain et offrant bien d’autres avantages non quantifiables.
Le modèle appliqué en Colombie n’est que le reflet de la situation mondiale, sauf qu’il est appliqué avec plus de violence, mais aussi avec des confrontations populaires. Malgré le risque qu’impliquent encore les luttes sociales en Colombie, il existe un très grand nombre d’efforts pour générer d’autres modèles de vie. Ce travail est fait avec l’objectif de changer un modèle de vie destructeur de la nature et des individus, pour un modèle solidaire, de complémentarité, d’équilibre entre les êtres humains et le territoire. C’est un travail politique mais surtout sur le terrain, basé sur la protection des semences qui risquent de disparaître et sur la production de semences pour faire contre-poids à l’énorme quantité de semences hybrides et OGMs qui envahissent actuellement le pays.
En août 2012, le RGSV - Red de Guardianes de Semillas de Vida (Réseau de gardiens de semences de vie) colombien a participé aux rencontres Kokopelli - Pachamama où plusieurs organisations d’Amérique ont décidé de créer La Red de Semillas Libres de America (Réseau de Semences Libres d’Amérique). Et à partir de la deuxième rencontre au Chili, des représentants de chaque pays ont décidé d’approfondir ce réseau par pays, Ainsi est né le Red de Semillas Libres de Colombie (RSLC), auquel le RGSV s’est intégré. En Octobre 2013 le RSLC s’est réuni à Bogotá avec la participation de plus de 80 organisations paysannes, afro-colombiennes et indiennes, où a été signé le Document de Position pour la Défense des Semences

Voir en ligne : http://www.

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