10e Rencontre sur la Traite négrière et l’esclavage du 24 avril au 22 mai 2014

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  • Marche aux Tambours avec Kaladja au départ de la place Félix Poulat jusqu’au Parvis Des Droits de l’Homme/ Jardin de Ville (Maison de l’International et Musée Stendhal), face à la plaque hommage à Toussaint Louverture, cérémonie et discours officiels avec la présence de Mr le maire de Grenoble, Eric Piole, Mr le préfet de l’Isère, Richard Samuel, le président du CTNE, Michel Raynaud et avec la participation des enfants de la BatukaVi

    Grenoble

  • 14h00 : Ouverture des 10èmes rencontres, avec représentants des associations.
    14h30-16h30 : Projection- débat "Des chaines en fer aux chaines en or" de Marc-Aurèle Vecchione et Pierre Evil, (2008, 100 mn.) Une histoire des Noirs américains et de leur production musicale. Du swing au disco, en passant par le Gangsta Rap et le R’n’B, chaque époque s’est donné des styles et des artistes en phase avec la réalité politique et sociale du moment.
    16h30-17h : Spectacle de la Batukavi et lecture de texte en hommage à Aimé Césaire
    17h-19h : Conférence-débat "Marronnage et mouvement Rastafari : la trace d’une résistance" avec Philippe Alain Yerro dit "Kenjah"
    19h-20h : pause apéritive
    20h : Spectacle musicale introduit par une intervention d’Iguana "Capoeira et esclavage au Brésil" : Avalanche Familly (Dance Hall), Geracao (Capoeira/Maculele/Batucada de samba reggae/Chants, présentation d’une danse des Orixas Oxum/Osun), Kaladja (Gwo Ka et rythmes caribéens), Celso (Hip Hop)

    Seyssins, Espace Schoelcher
    89 Avenue de Grenoble

  • 18 h. "Assistance Mortelle", documentaire de Raoul Peck (France/Haïti/États-Unis, 2012, 1h40mn)
    20h. pause apéritive
    20h30 Conférence "Haïti : Une histoire mouvementée" avec Rafael Lucas (universitaire haïtien) et Philippe Savoye (CIIP)

    Grenoble, Maison des Associations
    6, rue Berthe de Boissieux

  • 14h.-16h. Ateliers coiffure avec Samantha du Nappy Party (association "Natural Hair")
    16h.-18h. Conférence débat "Construction sociale et stigmatisation de la femme noire" avec Yan Lebihan (Docteur en Psychologie sociale)
    18h. Pause apéritive
    18h30-20h30 Projection de "Kickin’ it with the kinks", documentaire de Cynthia Butare, présenté par Mundia Situmbeko et débat avec Samantha du Nappy Party. Dans ce documentaire, Mundia, co-fondatrice du blog Blackgirlflow, explore la complexité des soins capillaires chez les femmes, et plus particulièrement chez les femmes d’origine africaine.

    Grenoble, La Pirogue Gal Gui
    7, rue Millet

  • La rencontre entre Chorale, Capoeira et Batucada portée par les associations Abada-Capoeira, Chrominotes et Afric’Impact avec le concours de techniciens-lumières de l’association Hadra.
    Ce spectacle a été joué aux 7èmes Jeux Français de Capoeira en février 2014 et sera joué aux Jeux Olympiques d’août 2016 au Brésil.

    Grenoble, Théâtre Prémol
    7, rue Henri Duhamel

  • Conférence-débat avec Milo Vouimba, artiste martiniquais et Joby Valente (sous réserve), artiste martiniquaise et présidente de la COFFAD (Collectif des Filles et Fils d’Africains Déportés).
    "Le 22 Mai, date à laquelle les Martiniquais commémorent l’abolition de l’esclavage a été seulement reconnu par la France en 1983 (décret du 23/11/1983). Ce fut un long combat pour la reconnaissance de cette date qui marque avec fierté le souvenir de la grande révolte des esclaves le 22 Mai 1848 qui mit fin au système esclavagiste en Martinique..."

    Grenoble, Maison des Associations
    6, rue Berthe de Boissieux

"Comprendre hier, pour mieux vivre aujourd’hui
et construire demain"

Hommage au Comité Traite négrière/Esclavage de Grenoble à l’occasion de leur 10e anniversaire, par Phillipe Lavodrama.géopolitologue

Il convient d’indiquer que depuis le vote de la loi Taubira adoptée le 18/02/1999, le mouvement associatif aux Antilles (Antillais, Guyannais, Réunionais) comme en France a prit de l’ampleur.
Au tout début ce texte s’appelait la loi Taubira, Delannon, Ayrault. Elle a pour objet de faire reconnaître la traite négrière et l’esclavage comme crime contre l’humanité.
Il recommande l’enseignement de cette histoire dans les manuels et les établissements scolaires. Cette loi permet d’inscrire dans le récit national ce pan d’histoire trop longtemps occulté. Soulignons qu’elle est le résultat de la lutte séculaire d’Antillais, Réunionnais, Guyanais.
Cette loi a donné un regain de dynamisme au mouvement associatif antillais, qui a acquis une plus grande visibilité au niveau des médias nationaux. Malgré les tentatives de combats d’arrière garde pour la déformer et la minorer (cf les discours, débats sur la repentance nationale et la concurrence des mémoires), cette histoire douloureuse est enfin reconnue et connectée à la mémoire collective.

10e Rencontre sur la Traite négrière et l'esclavage {JPEG}A Paris comme en province, des associations portent des initiatives à cette fin.
Notons le cas particulier de Grenoble.
Il y a 10 ans, s’est constitué le Comité Traite Négrière/ Esclavage. Cette association s’est singularisée par son activité notamment dans le cadre du 10 mai, où tout est mis en œuvre pour faire émerger cette histoire particulière dans l’espace public grenoblois.
En tant qu’Africain, la proximité aidant, je vis à Lyon, je me suis toujours fais un devoir de suivre cette lutte des mes frères Antillais. Il faut reconnaître le sérieux du travail, la continuité, la persévérance de cette association. Ils ont pu compter sur le fameux français de "souche", je vais citer Jo Briant, figure incontournable du mouvement associatif et militant grenoblois.
Sous ce rapport le Comité Traite Négrière/ Esclavage, s’est dépensé sans compter au niveau local, pour effectivement porter à la connaissance des Isérois, la situation des DOM/TOM, et la condition de ces populations. Tous ces travaux donnent sens et consistance à la fameuse devise de la république Française "Liberté, Egalité, Fraternité". Afin que ces 3 concepts s’inscrivent dans la réalité, et qu’ils ne restent pas de simples inscriptions sur les frontons des bâtiments publics.

En conclusion, en tant qu’Africain et Lyonnais, je me suis toujours efforcer de suivre leur activité, de les aider, autant que faire se peut. Mais actuellement, je suis malade, donc je n’ai pas l’occasion d’être plus actif à leur côté, mais je tenais à leur rendre hommage, reconnaître leur engagement constant. Par ce texte je tenais à témoigner de ma solidarité fraternelle en cette occasion, leur 10ème anniversaire, malgré mon absence physique sachez que je suis avec vous par la pensée et le cœur.
Avec tous mes remerciements.

Phillipe Lavodrama.
géopolitologue

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