Caravane de solidarité à Ouarzazate avec les victimes du microcrédit Harcèlement par les autorités marocaines

Publié le : , par  Marc Ollivier

La caravane de soutien aux victimes de microcrédit organisée par Attac Cadtm Maroc et l’Association de protection populaire et de développement social entre le 24 et le 27 avril regroupe 80 personnes environ, dont une forte délégation internationale (Argentine, Haïti, Belgique, France, Niger, Tunisie, Togo, RDC, Cameroun, Bénin, Burkina Faso, Cote d’Ivoire, Mali, Sénégal). Elle rencontre depuis le début de nombreux problèmes de harcèlement et de répression.
Arrivée à Rich, tous les participants ont été obligés de dormir dans la rue : une forme de répression inédite !

27 avril 2014 : Notre amie Lucile Daumas nous envoie ce témoignage tout chaud sur le déroulement de cette caravane internationale :
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Première étape, Ouarzazate :

la municipalité après nous avoir donné l’accord pour une salle a décidé à la dernière minute de la refuser. Elle a fermé la salle juste au moment où nous arrivions. Mais après un sit in d’une vingtaine de minutes, nous avons pu faire ouvrir les portes ; le meeting s’est bien passé, les victimes ont pu expliquer leur dossier et témoigner de leurs conflits avec les institutions de la microfinance. La salle était bien remplie (200 personnes environ). Une délégation importante, venue d’Argentine, Haïti, Belgique, France, Tunisie, Togo, RDC, Cameroun, Bénin, Burkina Faso, Cote d’Ivoire, Mali, Sénégal était présente, dont les membres ont exprimé leur solidarité.

Deuxième étape, Agdz :

Accueil très chaleureux devant la maison des jeunes.
Slogans et chants ont précédé le démarrage de la rencontre. Le meeting a fait salle comble (250 personnes).

Troisième étape, El Kalaa d’Mgounaa

La municipalité nous accorde une salle, puis nous la refuse, avant de décider finalement la veille au soir, de nous l’accorder. Le meeting se tient en quadrilingue, berbère, arabe, français et espagnol devant 150 personnes.

Quatrième étape, Rich

Les associations locales avaient préparé notre arrivée, avec repas et location d’hôtel. Nous y arrivons assez tard dans la nuit après nous être fait arrêter trois fois par la gendarmerie sur la route. Arrivés à Rich, nous trouvons l’hôtel où nous devions loger fermé ; Le patron de l’hotel, contacté, déclare qu’il a reçu l’ordre de fermer du gouverneur de la province. Un sit in devant l’hôtel, sur le coup de 1 heure du matin, ne donne rien.
Nous partons donc en manifestation dans les rues endormies de la ville. Direction le commissariat, seule instance officielle encore ouverte. Nous crions des slogans jusque vers 3 heures du matin. Aucune réponse. Nous passons le reste de la nuit dans un froid piquant, devant le commissariat.
La délégation internationale ne manque pas de souligner comment sont bafouées les traditions d’hospitalité africaines.
Les autorités locales nous ayant fait savoir qu’elles refusaient de nous accorder une salle, nous nous préparons à réaliser l’étape de Rich avec les victimes de toute la région dans la rue.

Tout le déroulement de la caravane montre à l’évidence la collusion des pouvoirs publics et de la finance, aussi micro soit-elle.

Lucile Daumas, Rich 7h du matin le dimanche 27 avril
Voir le lien (photos) sur http://richilix.com/news-action-show-id-583.htm
ou sur le site du CADTM http://cadtm.org/Echos-de-la-caravane

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