Syrie : une farce électorale

Publié le : , par  CIIP

Bachar Al Assad a organisé le 3 juin dernier une farce électorale dont le résultat était connu d’avance. Faut-il rappeler – une fois de plus - comme l’ont déclaré maintes fois plusieurs organisations internationales, et les enquêtes des Droits de l’Homme de l’ONU, que ce régime est responsable de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité.

L’organisation d’un vote dans un pays dévasté par la guerre et qui compte 10 millions de personnes déplacées, avec plus de 3 millions de réfugiés dans les pays voisins, alors que la moitié du territoire est hors du contrôle du régime, et que le reste de la population est sous son contrôle et sous la pression de son terrorisme sécuritaire, n’est qu’une triste parodie d’élection dont personne n’est dupe. Un véritable déni de démocratie.

Ayant achevé son actuel mandat et croyant avoir acquis une légitimité par un simulacre d’élection démocratique, Bachar Al Assad n’est plus désormais qu’un ex-président qu’aucune institution internationale ne devrait pouvoir reconnaître décemment. La Communauté internationale, particulièrement les grandes puissances, doivent prendre acte de cette nouvelle donne et fermer toutes les représentations démocratiques du régime actuel.

  • Il est vital d’apporter un réel soutien à l’opposition démocratique dont le succès pourrait enfin imposer la transition politique convenue à l’issue de la Conférence de Genève.
  • Nous réaffirmons notre opposition à toute intervention militaire étrangère, que ce soit des pays impérialistes occidentaux, de la Russie, des puissances régionales ou du Hezbollah. Et reconnaître le droit du peuple syrien de prendre les armes contre Assad, et de les obtenir où il le veut.
  • Nous demandons avec force que soient jugés les crimes contre l’humanité et les crimes de guerre, commis en Syrie par le régime comme par les groupes armés intégristes. Cela passe par la saisine de la Cour Pénale Internationale.
  • Des dispositions doivent être prises, pour imposer, comme le demande la Résolution 2139 votée le 22 février 2014 par l’Assemblée des Nations Unies, libre accès sur tout le territoire de l’aide humanitaire.
  • L’urgence est à l’installation d’un conseil d’un conseil de transition chargé de mettre en place les institutions d’un Etat démocratique et de préparer la reconstruction de la Syrie libre.

Contrairement à ce que l’on veut faire croire à l’opinion publique, le choix n’est pas entre une intervention militaire dont on a vu les conséquences meurtrières et catastrophiques en Irak, Afghanistan, en Lybie et le silence passif face aux atrocités commises.

Par ailleurs, nous exigeons des autorités européennes, notamment françaises, qu’elles accordent bien plus généreusement l’asile aux réfugiés syriens qui fuient la guerre et les destructions.

Le Conseil d’administration du CIIP
15 juin 2014

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