Gaza, Cisjordanie, Jérusalem-Est : à quand une solution juste et durable ?

Publié le : , par  CIIP

édito septembre-octobre 2014

Gaza : plus de 2 500 morts, dans leur grande majorité des civils ; parmi eux, plus de 800 femmes et enfants ; plus de 10 000 blessés ; 450 000 personnes déplacées dont plus du quart n’ont nulle part où aller ; 17 250 logements détruits ; des écoles, des hôpitaux, des lieux de culte endommagés ou détruits ; pas ou peu d’électricité, une terrible pénurie d’eau potable et des eaux usées non traitées… Au moins pour 10 milliards de dollars de réparation. Tel est le bilan macabre d’une opération meurtrière, criminelle, dévastatrice. Mais aussi, en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, 1 650 arrestations dont de très nombreux mineurs et des parlementaires. La responsabilité de ces crimes et de ces destructions monstrueuses incombe totalement aux dirigeants israéliens qui osent invoquer des justifications inacceptables (trois civils israéliens tués par les roquettes du Hamas après des assassinats ciblés par l’armée israélienne).

Certes un cessez-le-feu est enfin établi… pour combien de temps ? Il est absolument inacceptable que la communauté internationale, l’Union Européenne, notre gouvernement cautionnent par leur silence ou leurs "réserves" si timides ces atrocités et laissent se perpétuer un statu quo. La seule voie possible c’est d’abord la levée immédiate et inconditionnelle du blocus de Gaza. C’est aussi l’arrêt immédiat de la colonisation en Cisjordanie - le gouvernement israélien annonce une nouvelle expropriation, autant dire un nouveau vol, de 400 hectares près de Jérusalem !-, la destruction du mur d’apartheid déclaré illégal par la Cour Internationale de Justice, la libération de tous les prisonniers politiques et la garantie du droit au retour des réfugiés. C’est fondamentalement la reconnaissance pleine et entière du droit des Palestiniens à un Etat dans les frontières de 1967 avec Jérusalem-Est comme capitale.

Mais ces objectifs, ces droits fondamentaux ne pourront être obtenus que si nous intensifions une pression continue sur nos gouvernants qui soutiennent ouvertement ou tacitement les violations du droit international commises par le pouvoir israélien, et afin qu’eux-mêmes exercent une réelle et forte pression sur Israël. Par des sanctions économiques et diplomatiques : suspension sans délai de l’accord d’association entre l’union Européenne et Israël, interdiction faite aux entreprises de toute activité économique ayant un lien avec les colonies en Cisjordanie, arrêt et démantèlement de la colonisation… Et intensifier – en France mais aussi en Europe et dans le monde - la campagne BDS (Boycott Désinvestissement Sanction) qui commence à inquiéter sérieusement les autorités israéliennes.

Nous savons bien que l’horreur est amenée à se répéter s’il n’y a pas une solution juste et durable à la question palestinienne. A nous tous – organisations, citoyen-ne-s- de nous mobiliser toujours davantage pour qu’enfin le peuple palestinien – de Gaza, de Cisjordanie, de Jérusalem-Est - puisse jouir enfin d’une vie digne et de tous ses droits.

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