Informer, comprendre, débattre, agir ! L’austérité n’est pas la solution ... mais le problème. Soutenir le Peuple grec et combattre l’austérité en France !

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  • Réunion publique avec Giorgos Karatsioubanis, Membre du département "Politique européenne" de Syriza
    organisée par le collectif "Alternative À l’Austérité"  : ATTAC, CADTM, CIIP, FSU, UD-CGT, Ensemble !, NPA, PAG38, PCF, PCOF, PG

    Fontaine, salle Edmond Vigne
    23, rue des Alpes
    Tram A : arrêt "Mairie de Fontaine"

  • Journée nationale de grève interprofessionnelle et intersyndicale

    Manifestation nationale à Paris
    Départ TGV de Grenoble
    Informations : UD-CGT Isère - Bourse du Travail - 32, avenue de l’Europe - 38030 Grenoble cedex 2 - Tél : 04 76 09 65 54 - Adresse électronique : accueil chez cgtisere.org

    Paris

En 2007, le taux d’endettement de la Grèce est de 100 % du PIB (Produit intérieur brut). Huit plans d’austérité plus tard : 175 % !

Après des années de résistances sociales et politiques, les élections législatives grecques du 25 janvier ont donné la victoire à Syriza, disant Stop à l’austérité, et Oui à une alternative politique. Le programme pour lequel le peuple grec a voté doit s’appliquer.
Jusqu’à présent, les gouvernements grecs successifs ont accepté de procéder à des "coupes budgétaires" pour tenter de rembourser cette dette. À quel prix ! Licenciements massifs dans la Fonction publique (éducation, santé, …), baisse du salaire minimum (-16 % depuis 2008) et de celui des fonctionnaires, des pensions de retraite, des indemnités de chômage, suppression des conventions collectives. De nombreux centres de santé ont fermé. Le nombre de chômeurs s’est fortement accru pour atteindre 26 % en 2014. Et en définitive, malgré ces multiples plans, la dette de l’État grec n’a cessé d’augmenter…
Aujourd’hui les médias veulent nous faire croire que si la « Grèce ne paye pas sa dette, ce sera aux contribuables français de la payer ». Avec les intérêts déjà payés, l’État grec n’aurait-il pas déjà remboursé la somme d’argent qu’il a empruntée ?
Si l’État grec est le pays le plus endetté de ceux de l’Union européenne, l’augmentation de l’endettement est un phénomène général à l’Europe. N’est-elle pas causée par le chantage à la délocalisation des entreprises qui cherchent à résider dans le pays le moins imposable ? N’est-ce pas la conséquence du libéralisme économique que les gouvernements ont imposé à leurs populations dans le cadre des Traités européens en appliquant les directives des institutions européennes et celles du FMI (Fonds monétaire international) ?
En effet, en France comme en Grèce, les industries partent, le chômage et la pauvreté augmentent, les services publics et la protection sociale se détériorent, les inégalités augmentent. La solidarité nationale est livrée aux marchés financiers.

Les fausses idées sur la Grèce

 [1]

"Les Grecs ont trop dépensé : normal qu’ils doivent maintenant se serrer la ceinture !"
La dette publique grecque serait-elle due à un excès d’embauche de fonctionnaires, à un excès de dépenses publiques ? Les dépenses publiques de la Grèce : 42 % du PIB en 2011 contre 52 % en France, selon l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques).
Cette dette a été contractée pour des raisons discutables et au préjudice de la population : relativement à son PIB, la Grèce a le premier budget militaire de l’Europe et ce, au plus grand profit de l’industrie d’armement allemande.

"Les Grecs ne paient pas d’impôts, alors ce n’est pas à nous de les renflouer"
Pour remplir le "critère de Maastricht" sur le déficit maximum de 3 %, la Grèce a fortement augmenté les impôts dans les années 1990 : de 28 % à 42 % du PIB. Mais qui paie ces impôts ? Pas les riches en tous cas. La puissante Église orthodoxe est exonérée d’impôts fonciers, les armateurs déclarent leurs revenus dans les paradis fiscaux. Sans compter qu’entre 2004 et 2008 la Grèce a réduit les droits de succession, multiplié les cadeaux aux riches et fermé les yeux sur une évasion fiscale gigantesque.

"La Grèce doit cesser d’être un puits sans fond"
De 2010 à 2013 la Grèce a reçu 207 milliards d’euros en prêts des États et de l’Europe. Mais pour aider qui ? Le peuple grec ? Ou les banques et les créanciers ? Pour 5 € empruntés, un seul est allé dans les caisses de l’État grec qui, malgré cela, a dû payer les intérêts sur l’ensemble de ces "plans d’aide"...et donc s’endetter à nouveau !

En France, pour la démocratie et le progrès social, austérité et loi Macron : c’est non !

Partout en Europe, ce sont les mêmes politiques d’austérité qui sont menées contre les peuples, avec des attaques graves contre les droits sociaux et démocratiques, la pauvreté qui augmente et les services publics qui se détériorent.
En Belgique, les salariés ont participé massivement à une grève générale le 15 décembre contre les coupes sévères dans les dépenses de l’État, contre les suppressions massives de postes de fonctionnaires, les hausses de TVA et le recul de l’âge en retraite à 67 ans.
En Italie, le mouvement social s’est mobilisé à l’automne dernier pour défendre le droit des travailleurs à être réintégré en cas de licenciement abusif.
En Espagne, les marches pour la dignité (réclamant du pain, du travail, un toit et la dignité) ont rassemblé un million de personnes à Madrid le 22 mars 2014.
L’austérité en France, c’est le « Pacte de responsabilité » : 50 milliards d’euros sur 3 ans d’« économies » prises sur le service public, la sécurité sociale, les salaires, les retraites et les prestations sociales, 41 milliards de cadeaux supplémentaires au patronat, à comparer aux 65 milliards du budget de l’Éducation nationale. C’est aussi le projet de « loi Santé » : 3 milliards d’« économies » sur le dos des patients. C’est la « loi Macron » que le pouvoir cherche à nous imposer, quitte à passer en force avec l’article « 49.3 » de la Constitution, faute de majorité au parlement.

La loi Macron, c’est tout bon pour les patrons !

  • Généralisation du travail du dimanche et de nuit :au détriment de la vie sociale et de la vie de famille
  • Libéralisation des hôpitaux : la santé publique livrée aux intérêts privés !
  • Transport de voyageurs en autocars à la place du train : tant pis pour l’environnement !
  • Facilitation des licenciements et remise en cause des Conseils de prud’hommes : le patronat aurait tort de se priver avec un gouvernement aussi conciliant !

Comme ailleurs en Europe, la "loi Macron" c’est une politique au service du patronat, c’est plus de précarité, moins de services publics, plus de difficultés à vivre, moins
de droits.
Avec les autres peuples d’Europe, nous devons nous battre pour imposer d’autres choix, respectueux des personnes et de l’environnement.

Nous devons nous défendre tous ensemble, ici et là-bas !

Le collectif Alternative à l’austérité (collectif "AAA")

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