L’Europe forteresse : Des murs contre les hommes L’Europe & le droit

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  • "L’Europe et le droit", conférence-débat avec Claire Rodier, juriste et directrice au GISTI (groupe d’Information et de soutien des immigré-e-s), cofondatrice de MigrEurop.

    Libre participation aux frais.
    Org. comité Ras l’Front du Voironnais (contact) et le CCFD-Terre solidaire, avec le soutien du Collectif Migrants du Voironnais
    .

    La Buisse, Salle polyvalente
    Rue des écoles

Tout régime démocratique, le nôtre en particulier, repose d’abord sur des principes (qui priment sur toutes décisions même momentanément majoritaires), Liberté, égalité, fraternité et sur les Droits de l’homme que nous, Français, avons établi en 1789 et de nouveau ratifiés en 1948. En l’occurrence, Article 14 : Devant la persécution, toute personne a le droit de chercher asile et de bénéficier de l’asile en d’autres pays.

Les politiques migratoires européennes : Que fait-on subir aux étranger-e-s aux frontières de l’Europe ? Quels sont les durcissements au niveau institutionnel ?

"Hotspots", "Dublin II", "relocalisation" : ces termes dont l’usage était réservé à une poignée d’experts apparaissent désormais de manière courante dans les discours des décideurs politiques et des journalistes. C’est lié à ce qu’il est désormais convenu d’appeler la "plus grande crise humanitaire" depuis la fin de la seconde guerre mondiale, et à l’afflux de réfugiés en Europe, qualifié de "sans précédent". Mais ce vocabulaire alarmiste ne rend-il pas plus difficile et obscure la compréhension des enjeux politiques et juridiques liés à l’accueil des réfugiés ? Au-delà des discours et des annonces, Que "dit" ou plutôt que "peut" le droit lorsqu’il s’agit de garantir le respect des droits fondamentaux des migrants face à des États parfois réticents à les accueillir sur leur territoire ?

La crise dite des migrants en Europe a pris une ampleur nouvelle à l’automne passé et continue aujourd’hui. Elle soulève des questions majeures. L’Europe a décidé de "s’emmurer" pour résoudre les défis posés par les migrations. Entre mesures sécuritaires, droit d’asile en déliquescence et xénophobie latente, les frontières de l’Europe sont devenues des théâtres de drames humains.

Face à ce constat, au-delà des discours et des annonces : quelles sont les obligations juridiques qui pèsent sur les États en matière d’accueil des réfugiés, une fois ceux-ci arrivés sur le sol de l’État en question ?
Quelle distinction peut-on établir, sur le plan juridique, entre "réfugiés", "demandeur d’asile" et "migrant" ?

Le droit n’organise-t-il pas déjà, depuis quelques années, une logique de "tri" des migrants et réfugiés au détriment du respect des droits fondamentaux de ces derniers ? Que "peut" le droit lorsqu’il s’agit de garantir le respect des droits fondamentaux des migrants face à des États réticents à les accueillir ?

"… l’essentiel des moyens dégagés par l’Union Européenne est destiné à renvoyer ou à mettre à distance. Il faut que nous soyons – y compris dans nos luttes quotidiennes – auprès des personnes dans les lieux où elles se trouvent… mais aussi avoir en tête ces orientations de l’Union Européenne et celles de ce gouvernement (…). Il faut aussi les interpeller par tous les moyens que chacun peut déployer. Pour certains c’est un bulletin de vote, pour d’autres c’est autre chose, mais en tout cas, agir pour leur rappeler qu’on sait le droit et qu’on ne les laissera pas faire." Claire Rodier

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