12èmes Rencontres sur la Traite Négrière et l’esclavage 7 au 28 mai 2016

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  • Vernissage de l’exposition de Rhalis Rodrigue Cangou
    "Racine", "Âme" et "Conscience" sont les trois clés symboliques qui définissent le travail de l’artiste peintre Rhalis Rodrigue Cangou. Qui suis-je ? Comment me réconcilier avec moi-même ? Comment être en phase avec le conscient et l’inconscient ?
    Ce peintre s’est donné pour mission, à travers son art, de fédérer la culture de ses ancêtres : la culture afro-caribéenne...
    Originaire de la Guadeloupe et du Congo (mfoa), basé à Marseille, Rhalis Rodrigue Cangou témoigne dans ses peintures des cosmogonies africaines et caribéennes. Il exprime avec force cette africanité perdue pour permettre aux Antillais de se retrouver, de se réconcilier avec eux-mêmes. Rhalis vous emmène en voyage en Afrique et aux Caraïbes. Son art est expressionniste et symbolique. Le critique d’art Gilles Girard écrit, à propos de son travail : "Parfois, vous vous sentez perturbés par ces différents jeux de couleurs profonds, ces formes humaines étranges, qui expriment l’instabilité du monde dans lequel nous vivons. Nous sommes entre le beau et le laid en continuité, dans la fragilité du monde."

    Grenoble, Cap Berriat
    Espace 10/12
    5 & 7 rue Georges Jacquet
    Tram A, arrêt Le Magasin

    • 17h00, place Félix Poulat : départ de la Marche aux tambours avec Kaladja
    • 18h00, Parvis des Droits de l’Homme (Jardin de Ville) : Discours officiels avec :
    • M. le Maire de Grenoble Eric Piole, M. le Préfet de l’Isère et M Nadjmou Boina (CTNE)
    • 18h30 : Hommage à la Lutte des Esclaves avec BatukaVI et Abada Capoeira

    Grenoble

  • Conférence débat avec Kanyana Mutombo, fondateur de l’association CRAN (Carrefour de réflexion et d’action contre le Racisme Anti-Noir)
    En résumé, l’exposé tentera de démontrer comment, avant le 7e siècle (début des traites arabes) et surtout le 15e siècle (entrée en lice des nations européennes), l’Afrique est loin des mutations exogènes qui vont profondément et durablement transformer ses sociétés et ses identités de manière multidimentionnelle : politique, économique, sociale, religieuse, morale, etc. Lecture parallèle de quelques aspects. Toutefois, ces processus de transformations sont-ils irréversibles ?

    Grenoble, AMAL
    57 avenue Maréchal Randon

    • 19h00 : Lecture de la Cie "Avant l’exil j’étais quelqu’un"
    • 19h30 :Projection du documentaire."Dem walla dee : partir ou mourir" de Rodrigo Saez (28 mn.)
    • 20h00 : Conférence débat "Partir ou mourir, rester ou revenir : les alternatives panafricaines de la crise migratoire" avec Amzat Boukari-Yabar (Universitaire béninois-martiniquais, Docteur associé au Centre d’études africaines, EHESS, Paris et spécialiste de l’histoire politique et culturelle du panafricanisme) : Politique d’asile, réfugiés et migrations dans l’histoire du panafricanisme.
      Mouvement né dans un contexte de résistances anti-esclavagistes et de luttes antiracistes, le panafricanisme dispose d’un patrimoine de solidarités militantes et humanitaires assez peu connu dans le domaine des réfugiés. L’intervention débutera par une mise en perspective historique de l’asile comme outil de souveraineté politique dans le cadre des luttes menées par quelques pays africains progressistes (Égypte, Ghana, Tanzanie, Algérie...) des années 1960-70. Au tournant de ces années, un second volet juridique et géopolitique expliquera le cadre de la convention mise en place en 1969 par l’Organisation de l’unité africaine (OUA, aujourd’hui Union Africaine) pour gérer la question des réfugiés, et l’évolution des moyens alloués à cette politique. Enfin, la dernière partie, soulignant les causes d’instabilité et d’inégalité contemporaines, évoquera les conséquences actuelles de la crise migratoire sur le projet panafricaniste.

    Org. CTNE en partenariat avec Alter Egaux, APARDAP, la Cimade, le CADTM , LP Umoja et la Cie

    Grenoble, Maison des Associations
    6, rue Berthe de Boissieux

    • 11h : Commémoration de l’abolition de l’Esclavage à Seyssins, avec le CASOMI, l’AFODOMI, Alizée Production, Karaibean Wave, Alter Egaux....
    • 12h-13h : repas
    • Stands associatifs
    • 14h : "Lumières Noires : hommage aux Femmes Noires".
      Angela Davis, Rosa Parks, Mulâtresse Solitude... on peut citer les noms de quelques héroïnes noires et afro-descendantes. Cependant, tant de femmes noires sont effacées de la mémoire, elles qui ont subi des atrocités spécifiques et joué des rôles déterminants dans les combats de libération. Depuis plusieurs décennies, on trouve d’un côté les mouvements anti coloniaux et antiracistes qui négligent les revendications des femmes et glorifient des figures historiques d’hommes noirs. De l’autre, les luttes féministes blanches qui ne prennent pas en compte les problématiques des femmes noires et les rendent invisibles. Quel casse-tête ! Aussi, des femmes afro-descendantes des pays occidentaux ont choisi de s’organiser collectivement. Ce 14 mai, nous rendons hommage à nos Anciennes, célèbres et anonymes, "femmes de" ou pas. Aujourd’hui, quelle image des femmes noires est toujours ancrée dans l’imaginaire social et quelles en sont les conséquences ? Comment combattre le racisme, le sexisme et l’oppression de classe sociale en même temps ?! Nous vous faisons découvrir l’afro-féminisme et ses enjeux en France depuis quelques années ! Le tout saupoudré de films, de bissap, de musique et de théâtre...
    • 17h30-19h30 : Intervention N’Della Paye + "les Peaux-Cibles" de Rennes. "Les femmes noires : décolonisons les imaginaires.Qu’est-ce que l’afro-féminisme ?"
    • 19h30 Repas avec "Sarah et sa cuisine" !
    • 20h30 Spectacle "Héroïnes" des Femmes Battantes (artistes ivoiriennes)

    Repas, stands associatifs

    Seyssins, Espace Schoelcher et/ou Prisme
    Tram C, Arrêt Le Prisme

  • Conférence débat avec Milo Vouimba : Inventeur du système esclavagiste basé sur le travail de l’esclave africain, la France met également en place en Afrique, en 1945 un système monétaire avec pour monnaie le Franc CFA. Dans les deux cas esclavage et système monétaire se sont mis en place avec l’aide de dirigeants africains corrompus et irresponsables qui ont néanmoins embarqués leur pays dans l’impasse économique et sociale totale. Ces deux phénomènes ne sont rien d’autre qu’une agression coloniale et raciale contre le continent africain. Esclave et monnaie sont créés pour être l’appauvrissement automatique de l’Afrique et l’enrichissement automatique de la France avec au passage un contenu raciste. Cela en pillant le travail et les richesses des Africains.Si l’esclavage a été pratiqué par un nombre important de pays européens, il faut toutefois noter que le système monétaire pratiqué par la France en Afrique avait été d’abord mis en place par les Allemands en France pendant la 2ème guerre mondiale pour s’accaparer de la richesse des Français. Il était d’ailleurs nommé le nazisme monétaire. Ce dernier nazisme monétaire a été implanté sans scrupule en Afrique par un certain De Gaulle bien connu pour son comportement raciste et méprisant envers le peuple africain. Hier nos ancêtres ont refusé l’esclavage. Aujourd’hui la jeunesse africaine, un certain nombre d’économiste et même des dirigeants africains disent NON à ce pillage. Nous verrons les différents liens entre ces deux systèmes (esclavage et monétaire) qui ont et empêchent tout développement du continent noir.

    Org. CTNE en partenariat avec Survie Isère

    Grenoble, Maison des Associations
    6, rue Berthe de Boissieux

  • Projection, conférence - débat Avec Ali Babar Kenjah et Nadjmou Boina : 70 ans après la Loi de 1946 qui accordait aux citoyens français des "quatre vieilles colonies"
    (Martinique, Guadeloupe, Guyane, Réunion) l’égalité des droits constitutionnels, quel bilan tirer de la départementalisation dans ces "confettis de l‘Empire" ?
    De la Martinique de Césaire (qui défendit la Loi au Parlement) au cas de Mayotte, la disparité des situations offre malgré tout un fil conducteur pour suivre les méandres et la destinée d’une approche de l’Autre qui a pour projet l’Assimilation...

    Grenoble, Cap Berriat
    Espace 10/12
    5 & 7 rue Jacquet
    tram A, arrêt le Magasin

  • Conférence débat avec Rhalis Rodrigue Cangou : Depuis le grand mouvement social du LKP de 2009, qu’en est il de l’accord Bino ?? " à propos des revendications ?? (on avance ou on stagne ?? ) Y a t il eu un changement dans le comportement des gens vis à vis de la manière de consommer ?? (relatif aux grandes surfaces commerciales). Dernier point ce mouvement LKP a fait prendre conscience aux monde entier qu’il existait une caraibe (Guadeloupe, Martinique, Saint Martin, Marie-Galante, etc.) sous tutelle française ! donc débattons dessus.

    Grenoble, Cap Berriat
    Espace 10/12
    5 & 7 rue Jacquet
    Tram A, arrêt Le Magasin

  • Hommage à Mumia Abul Jamal

    Projection "Toute ma vie en prison", réalisé par Marc Evans (Documentaire,1h37) et débat avec Jacky Hortaut, membre du Collectif français "Libérons Mumia !"

    Synopsis du film : Au moment même où William Francome nait, le 9 décembre 1981, un homme est arrêté pour le meurtre d’un policier de l’autre coté de l’Atlantique. Cet homme est noir, journaliste et ancien Black Panther, et s’appelle Mumia Abu-Jamal. Pendant que William grandit paisiblement dans une banlieue de Londres, Mumia devient peu à peu un des plus célèbres condamnés à mort états-unien. En 2006, à 25 ans, William décide de partir sur les traces de celui qui a été en prison durant toute sa propre vie. Il va découvrir le passé incroyable du Philadelphie des années 80 et dévoiler tout un pan oublié de l’histoire sociale et politique récente des États-Unis. Le film le suit dans ce parcours et l’accompagne d’images d’archives inédites et de nombreuses interviews de personnalités et intellectuels américains, de Noam Chomsky... à Snoop Dogg.

    Débat : Mumia a déjà passé 34 ans en prison dont 30 dans l’enfer du couloir de la mort. Il a toujours clamé son innocence sans jamais pouvoir la défendre face à un système judiciaire raciste et inéquitable. Le 24 avril Mumia aura 62 ans. Son état de santé reste très préoccupant. La mobilisation internationale doit donc se poursuivre pour qu’il puisse au plus vite obtenir un traitement afin d’éradiquer l’hépatite C dont il est atteint, ce que lui ont refusé l’administration pénitentiaire et la justice de Pennsylvanie depuis le début de l’année 2015... Quelles sont les réalités et les soutiens pour Mumia Abu Jamal aujourd’hui ?

    Grenoble, Cinéma Le Club
    9bis, rue du Phalanstère

  • Projection de "Public Enemy", documentaire de Jens Meurer (52mn) et conférence avec Said Bouamama,

    Synopsie : "Public Enemy" est un film sur la destinée de quatre Américains qui ont en commun d’avoir appartenu aux "Black Panthers", le mouvement de libération noir qui fit trembler l’Amérique. Ils représentent aujourd’hui quatre différents "way of life" de l’Amérique contemporaine. "Public enemy" est un film sur des révolutionnaires et ce qu’il advint de leur révolution. Il ne s’agit pas d’un film historique traitant d’événements révolus mais d’un film ancré dans le présent avec pour personnages centraux les protagonistes d’une histoire inachevée.
    À travers leur vie quotidienne, leur place dans la société américaine, leur vision des luttes passées et leurs espoirs pour le futur, le film explore les relations complexes entre le modèle américain dominant et les mouvements de libération noire.

    Grenoble, Maison des Habitants Chorier-Berriat
    rue Le Châtelier
    Tram A et B, arrêt St Bruno

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