Honduras : meurtre de Berta Cáceres, militante féministe et écologiste

Publié le : , par  Jo Briant

"Réveillons-nous, humanités ! Il n’y a plus de temps à perdre. Nos consciences se réveillent en contemplant la destruction, la prédation capitaliste, raciste, patriarcale (…). Notre Terre mère, militarisée, clôturée, empoisonnée, témoin de la violation systématique des droits fondamentaux, nous exige d’agir. Construisons des sociétés capables de coexister dans la justice et la dignité".

Plaidoyer magnifique de Berta Cáceres, féministe et écologiste militante hondurienne assassinée, le 3 mars dernier, comme tant d’autres opposant-e-s au régime dictatorial qui s’est installé le 28 juin 2009 en destituant de force Manuel Zelaya, Président constitutionnel du Honduras. Indienne lenca et féministe, écologiste, démocrate, Berta Cáceres était connue pour sa ferme opposition à la construction d’un méga-projet de barrage hydroélectrique Agua Zarca et à la privatisation de la rivière gualcarque, considérée comme sacrée aux yeux des communautés indigènes. Elle était également reconnue pour son engagement déterminé contre la militarisation du pays et les exactions et liquidations à l’encontre de tous les opposant-e-s… dont elle-même.

Quels sont les médias français qui ont informé leurs lecteurs/auditeurs de cette exécution et des centaines d’opposant-e-s tué-e-s non seulement au Honduras, mais aussi au Guatemala, en Colombie, au Mexique et dans de nombreux pays (du Moyen-Orient, d’Afrique, d’Asie…) ? Et comment ne pas dénoncer le silence complice des grandes puissances dont la France dont les intérêts commerciaux sont autrement plus prioritaires que l’impératif des droits humains…

Point de vue sur...

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