Pour le respect des libertés et droits démocratiques en Turquie Pour une solution politique juste et durable de la question kurde

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  • Manifestation (départ place Felix Poulat arrivée Préfecture) pour

    • exiger l’arrêt immédiat des opérations militaires contre les populations kurdes ;
    • exiger que les autorités turques respectent la liberté d’expression individuelle et collective, les droits des kurdes et des autres minorités ;
    • manifester son entière solidarité avec les députés menacés d’emprisonnement et au-delà avec toutes les femmes et tous les hommes engagés dans la défense des droits et libertés démocratiques en Turquie ;
    • dénoncer les accords de la honte conclus avec Ankara sur les migrants, au mépris des droits humains et du droit international ;
    • demander des négociations avec l’ensemble des forces représentatives du peuple turc dont le HDP et le PKK.

    A l ’appel de : AIAK, ATTAC, CIIP, Ligue pour La Défense des droits d l’Homme en Iran, Ligue des droits de l’Homme Grenoble, Mouvement de la Paix, MRAP, Ras L’Front, ADES, Ensemble !, GO Citoyenneté, NPA, PAG38, PCF, PCOF, PG, PRCF, UD-CGT, FSU 38, Solidaires, Solidaires-Etudiants.

    Grenoble, Félix Poulat

Les autorités turques, sous la responsabilité de Recep Tayyip Erdogan, mènent une politique d’agression contre les Kurdes qui s’amplifie jour après jour. Les populations kurdes et leurs organisations politiques, syndicales, associatives sont victimes de massacres, crimes de guerre. Le pouvoir turc s’attaque à tous les partisans de la démocratie et de la liberté d’expression : arrestations et poursuites judiciaires contre les partisans de la cause kurde, et au-delà tous les défenseurs des libertés et droits démocratiques.

Au cours des quatre derniers mois, une vingtaine de villes kurdes ont été placées sous couvre-feu, assiégées et bombardées par les forces armées turques, alors que les populations kurdes combattent avec une grande résolution DAECH, qu’il y a une très grande diversité religieuse très bien vécue, et une grande implication des femmes à tous les niveaux de la société.

A ce jour, près de 600 civils ont été tués et des centaines d’autres blessés. Les couvre-feux ont affecté 1,3 millions d’habitants et jeté des centaines de milliers de personnes sur la route de l’exil. Les bombardements ont par ailleurs entraîné la destruction de milliers d’habitations, de lieux de culte et de sites historiques (dont le district de Sur, centre historique de la ville de Diyarbakir dont plusieurs sites sont inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO).

Il y a tout à craindre pour la sécurité physique des militants démocrates turcs. Des scènes d’une gravité extrême viennent de se produire, montrant le visage réel et inquiétant du pouvoir turc. Les députés de la majorité au pouvoir ont violemment agressé les députés de l’opposition dans l’enceinte même du parlement. La procédure de levée de l’immunité parlementaire de 41 députés du HDP dont son co-président, Selahattin Demirtas, permettra de jeter en prison l’ opposition. Ces derniers jours, une tentative d’assassinat a été menée contre Can Dündar, rédacteur en chef du quotidien d’opposition Cumhuriyet.. Can Dündar a révélé au grand jour la livraison d’armes par les services secrets turcs à des groupes djihadistes de Syrie, il a dévoilé des scandales de corruption touchant le président turc Erdogan et son entourage.

Afin de pouvoir mener sa politique de répression contre les migrants, .l’Union européenne a signé les accords de la honte sur les migrants avec le pouvoir turc, confortant ainsi sa politique antidémocratique.

Nous appelons le gouvernement français

  • à prendre les mesures qui s’imposent pour faire pression sur l’Etat turc pour l’amener à cesser ses opérations militaires contre les Kurdes et respecter ses engagements en matière de droits humains ;
  • à agir auprès de l’Union Européenne pour exiger que les autorités turques respectent la liberté d’expression individuelle et collective, le pluralisme de la presse écrite et parlé, les droits de la défense, la légitimité des élu-es, les droits des kurdes et des minorités ;
  • à saisir les instances de l’ONU pour la création d’une commission d’enquête internationale pour présomption de crimes de guerre ;
  • à manifester son entière solidarité avec les députés menacés d’emprisonnement et au-delà avec toutes les femmes et tous les hommes engagés dans la défense des droits et libertés démocratiques ;
  • à dénoncer les accords de la honte conclus avec Ankara sur les migrants, au mépris des droits humains et du droit international ;
  • à contribuer à une solution politique durable de la question kurde qui concerne, au-delà des quatre Etats où vivent les populations kurdes, tout le Moyen-Orient. Cela passe par des négociations avec l’ensemble des forces représentatives du peuple turc dont le HDP et le PKK.

A l ’appel de : AIAK, ATTAC, CIIP, Ligue pour La Défense des droits d l’Homme en Iran, Mouvement de la Paix, MRAP, Ras L’Front, ADES, Ensemble !, GO Citoyenneté, NPA, PAG38, PCF, PCOF, PG, PRCF, UD-CGT, FSU 38, Solidaires, Solidaires-Etudiants.

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