Urgence pour sauver ALEP (Collectif pour une Syrie Libre et Démocratique)

Publié le :

Paris le 19 juillet 2016
Après la tuerie de Nice le 14 juillet, la France a partagé un deuil national qui a pris le pas sur d’autres sujets et mobilisé ses responsables politiques. Mais dans le même temps, une tragédie de grande ampleur est en train de se nouer à Alep. Y rester indifférent serait une faute morale et politique d’une extrême gravité.

(NDLR du CIIP : Rappelons que plus de trois semaines se sont écoulées depuis la publication de ce communiqué du CSLD, pendant lesquelles la bataille d’Alep s’est poursuivie en accumulant les victimes et les destructions, sans que les autorités françaises prennent clairement position pour soutenir les forces démocratiques syriennes ...)

suite du communiqué du CSLD

Selon l’Observatoire Syrien des Droits de l’Homme, depuis le 22 avril 2016, date du début de l’offensive aérienne de Bachar Al Assad contre Alep et jusqu’au 18 juillet 16 (87 jours), plus de 914 civils ont trouvé la mort sous les bombes du régime et de l’aviation russe, dont 204 enfants et 143 femmes, et plus de 5700 blessés. Depuis plus d’une semaine, fort de l’appui des mercenaires iraniens et des miliciens de Hezbollah soutenus par l’aviation russe, il vient de couper l’unique voie de ravitaillement en nourriture pour les 300 000 civils vivant à Alep.

Va-t-on laisser détruire Alep par celui qui a gazé plus de 1400 personnes en août 2013 dans la Ghouta-Est, torturé jusqu’à la mort des milliers de prisonniers dans les prisons de Damas, terrorisé et massacré la population civile par des largages de barils de poudre ? Le dessein du dictateur est de réprimer avec la férocité dont il est coutumier ses habitants coupables d’avoir élu un Conseil Local symbolisant l’avenir démocratique de la Syrie.

Si par malheur il y parvenait, les dirigeants des grandes puissances seraient, par leur inaction, complices de crimes de guerre et crimes contre l’Humanité.
On sait que la prise d’Alep par le régime, avec l’éradication des rebelles modérés, aurait pour conséquence un surcroît de radicalisation et de barbarie, en Syrie et au plan international. On ne saurait croire éviter d’autres tueries comme celles de Paris ou de Nice par une campagne de bombardements de l’EI.

Dans cette situation, il importe avant tout de soutenir les forces politiques et militaires syriennes qui depuis plus de 5 ans se battent sans protection internationale, contre la barbarie, pour la liberté et la démocratie.
Le Collectif PSLD appelle à lancer d’urgentes alertes en direction des élus et de l’exécutif afin que la France se dresse contre un massacre annoncé.

Portons haut le projet d’une Syrie libre et démocratique. Il faut sauver Alep

Contact presse : collectif.psld chez gmail.com Tel 0687569453
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