Argentine 1976-2016 : Résistances, mémoire, justice, démocratie

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Une histoire de l’arrivée des réfugiés d’Amérique du sud dans la région grenobloise, à travers une tradition argentine devenue une manifestation culturelle et solidaire puis une association fédératrice.

Une exposition centrée sur l’Asado, cette grillade que les premiers réfugiés politiques argentins organisent depuis presque 40 ans pour remercier les Grenoblois de leur accueil et de leur solidarité.Retour ligne manuel
Cet asado est rapidement devenu latino américain puis un phénomène culturel et solidaire renommé au-delà de la région, transgénérationnel et aussi transculturel. C’est aussi une association à part entière, soutenant des projets de solidarité et à l’initiative d’autres associations, elle s’est aussi ouverte à d’autres combats à l’image des nouvelles générations issues de l’exil : soutien de la culture latino américaine, participation au Conseil Consultatif des Résidents Étrangers, échanges avec la communauté sénégalaise de l’Isère, soutien aux exilés d’autres continents...

Vernissage : mardi 12 avril, à 18h30

Contact : ✆ 04 76 00 76 77, courriel

Grenoble, Maison de l’International
Jardin de Ville
1, Rue Hector Berlioz

Le Collectif Mémoire-Vérité-Justice-Rhône Alpes [1] et la Ville de Grenoble se sont réunis pour organiser un ensemble de manifestations pendant l’année 2016, à l’occasion du 40ème anniversaire de l’avènement de la dictature argentine (1976-1983). Le Musée de la Résistance et de la Déportation de l’Isère, partenaire historique du Collectif, s‘est ensuite associé à eux ainsi que de nombreux autres acteurs culturels de la ville de Grenoble.
Le 24 mars 1976, a eu lieu en Argentine le coup d’État de la junte militaire qui a organisé de façon systématique la séquestration, la détention et l’élimination physique de dizaines de milliers de femmes et d’hommes et le vol de centaines d’enfants. Cette période tragique de l’histoire argentine s’est soldée par la disparition de 30 000 personnes - militants politiques et associatifs, employés, syndicalistes, étudiants, ouvriers, journalistes, lycéens - des milliers de prisonniers politiques, le vol de 500 bébés nés en détention et l’exil de plus d’un million de personnes.
Les militaires argentins ont ainsi instauré le terrorisme d‘État. Conjointement avec les autres dictatures d’Amérique Latine (Chili, Bolivie, Brésil, Paraguay et Uruguay), ils ont mis en place une campagne de répression clandestine transnationale, l’Opération Condor, visant à poursuivre et assassiner les opposants politiques.
Le 30 avril 1977, quatorze mères ont défié la sanglante dictature d’Argentine, demandant à propos de leurs enfants séquestrés : où sont-ils ? Elles deviendront les historiques Mères de la Place de Mai.
La dictature a enlevé des femmes enceintes, les a assassinées et s’est appropriée leurs nouveaux-nés. Les Grands-mères de la Place de Mai se sont levées et ont remué ciel et terre pour tenter de retrouver leurs petits-enfants disparus. La résistance, la lutte contre l’impunité et l’exigence intransigeante de mémoire, de vérité et de justice des Mères et Grands-mères de la Place de Mai n’ont jamais cessé. Leur combat, l’action des mouvements de défense des droits de l’homme et l’engagement de la société argentine, en convergence avec la volonté politique des gouvernements récents, ont permis des avancées exemplaires vers la vérité et la justice en Argentine et au niveau international.

Nous voulons rendre hommage aux Mères et Grands-mères de la Place de Mai, soutenir leur lutte et faire revivre le souvenir de tous ceux qui se sont battus pour une société meilleure. Nous croyons au besoin d’agir ici, en Amérique Latine ou ailleurs, pour vivre ensemble dans l’égalité, la dignité et la justice, ainsi que pour la défense des droits de l’homme, valeur universelle.
Aujourd’hui en 2016, nous sommes vigilants. Nous exprimons nos exigences - partagées par des centaines d’organisations sociales et des droits de l’Homme en Argentine et en différents lieux à travers le monde - pour une continuité de politiques publiques destinées au souvenir permanent des crimes contre l’humanité commis contre le peuple argentin et pour les jugements des responsables militaires et civils.

Collectif Mémoire-Vérité-Justice-Rhône Alpes,
Le site du Collectif

Tout le programme ici

[1Le Collectif Mémoire-Vérité-Justice-Rhône-Alpes est composé de 11 associations :

  • Association de Coopération Inter peuples (ACIP-ASADO)
  • Association Grenobloise de Solidarité avec le Peuple Argentin (AGSPA)
  • Casa Catala
  • Centre d’Information Inter-Peuples (CIIP)
  • Comite de soutien aux indiens Mapuches
  • Donde Estan
  • Lado Brasil
  • Maison Latina
  • Nuestra America
  • Solidarité avec Argentine Lyon (SOL-AR)
  • Viva el Tango

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