Erdogan construit sa conquête régionale dans le sang : Exigeons la paix !

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  • Erdogan construit sa conquête régionale dans le sang : Exigeons la paix !
    Rassemblement à l’initiative d’AIAK (Association iséroise des Amis des Kurdes),
    avec le soutien de ACIP/ASADO , CGT Isère, CIIP, EE-LV 38, Ensemble 38, FSU, Mouvement de la paix 38, MRAP, PCF Isère, PAG 38, PRCF38, Solidaires EtudiantEs, Union Syndicale Solidaires 38

    Grenoble, Félix Poulat

Depuis plusieurs semaines, le président turc Recep Tayyip Erdogan se montre intraitable. Il veut lancer ses forces contre la région de Minbej, où sont pourtant stationnées des troupes états-uniennes soutenant les combattants kurdes, fer de lance de la lutte contre le groupe État islamique (EI).

Des menaces à prendre au sérieux. L’armée d’Ankara et des supplétifs syriens dont beaucoup étaient dans les rangs de Daech ont récemment conquis Afrin, au terme d’une offensive lancée le 20 janvier contre les milices kurdes des Unités de protection du peuple (YPG) et (YPJ), classée groupe "terroriste" par Ankara mais alliée de Washington. Selon l’ONU plus de 200 civil.e.s, 1500 combattant.e.s kurdes ont été tué.e.s, 250 000 personnes ont fui Afrin

Afrin meurt dans le silence du monde.
En continuant à condamner son peuple au silence, en mettant en prison des milliers de journalistes, avocat.e.s, élu.e.s du peuple, enseignant.e.s, ou simplement opposant.e.s à la guerre et après avoir limogé des dizaines de milliers de fonctionnaires, le Président Erdogan viole ouvertement la frontière d’un pays riverain pour s’attaquer à la population qui y réside. Après la fermeture de nombreux médias de l’opposition, très peu d’informations nous parviennent sur les conséquences et les réalités des attaques turques actuelles.

Après Afrin c’est la région de Minbej que vise Erdogan.
Située à une trentaine de kilomètres de la frontière turque, la région de Minbej est hautement stratégique. Quelques centaines de mètres seulement séparent les territoires tenus par une force kurdo-arabe, jouxtant des régions aux mains des rebelles pro-turcs.
Et c’est la présence de troupes états-uniennes et de la coalition, notamment des soldats français, stationnées dans une base aux abords de la ville de Minbej et plusieurs avant-postes récemment fortifiés, qui permet de faire tampon entre les deux camps.

La France, ensanglantée par plusieurs attentats spectaculaires menés par les jihadistes de l’EI, a affirmé vendredi ne pas exclure "de re-proportionner son intervention en Syrie (...) pour atteindre ses objectifs, uniquement dans le cadre de la coalition internationale".
Mais Paris ne prévoit pas une nouvelle opération militaire dans le nord du pays en guerre, a souligné l’Élisée, au lendemain de déclarations de responsables kurdes affirmant que la France allait envoyer "de nouvelles troupes" à Minbej.

Les Kurdes de Syrie sont en train de bâtir une société démocratique respectueuse de pluralisme ethnique et confessionnel et de l’égalité entre les hommes et les femmes. Cela aura une influence profonde dans une région déchirée par la tyrannie.

Une guerre à outrance contre le peuple syrien est menée par le régime de Bachar El Assad et les puissances étrangères (russe, iranienne, turque, israélienne, occidentales...) à la Gouta.

Il est grand temps de sortir des discours tièdes et ambigus, d’adopter au niveau européen une position commune et ferme exigeant le retrait sans délai des troupes turques d’invasion, l’arrêt des bombardements sur les populations civiles, l’arrêt de l’intervention des puissances étrangères, exiger une trêve immédiate et effective. Nous exigeons des pourparlers de paix pour toute la Syrie et au-delà pour le Moyen Orient.

AIAK, avec le soutien de ACIP/ASADO , CGT Isère, CIIP, EE-LV 38, Ensemble 38, FSU, Mouvement de la paix 38, MRAP, PCF Isère, PAG 38, PRCF38, Solidaires EtudiantEs, Union Syndicale Solidaires 38.

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