Répression Bure : Appel à une solidarité financière large et urgente

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Les opposant·es au projet d’enfouissement des déchets nucléaires de Bure font l’objet d’une répression judiciaire sans précédent : perquisitions, auditions, garde-à-vue, mises en examen...
En ciblant des personnes très diverses, le gouvernement cherche à transformer la lutte à Bure en "association de malfaiteurs", en "bande organisée" criminelle à écraser au plus vite (http://www.sortirdunucleaire.org/Texte-commun-Nous-ne-laisserons-pas-Bure-devenir).

Ce qui est réellement visé, c’est l’activisme militant contre le projet Cigéo et donc l’industrie du nucléaire.
Depuis plusieurs années, et malgré l’expulsion du bois Lejuc en février 2018, la résistance à la poubelle nucléaire continue de grandir – près d’une cinquantaine de comités de soutien se sont créés en France. Le 16 juin 2018, 3000 personnes battaient le pavé de Bar-le-Duc, emmenés par des chars-hiboux géants, pour affirmer leur opposition toujours aussi déterminée – plus grosse manif du genre depuis 13 ans.

A peine quelques jours plus tard, le 20 juin, une opération policière et judiciaire de grande envergure avait lieu à leur encontre : perquisitions de domiciles, de lieux de vie, arrestations, pour finir par la mise en examen de 5 militant-es après plus de 55 heures de garde-à-vue.
Depuis, les soutiens affluent de partout et de milles manières renforcent l’énergie des opposant.es !
Mais, du côté matériel, la situation se complique : réquisition de tous moyens de communication : téléphones portables, ordinateurs, appareils photos et vidéos, clés USB et même box de connexion internet.

Après la première perquisition, le 20 septembre 2017, un appel à dons avait permis de récoler 5 000 euros qui ont été utilisés pour racheter des ordinateurs, du matériel photographique et vidéo.
Comme vous pouvez vous en douter, une grande partie de ce matériel a été une nouvelle fois embarquée…
Et le temps d’une instruction judiciaire et des procès peut prendre plusieurs années. Ce matériel est pourtant précieux pour les luttes et l’organisation, et il faut à tout prix le remplacer.

De même, du côté judiciaire, des avocat.es, de plus en plus nombreu.ses à rejoindre le mouvement, ont répondu présent.es à chaque fois : dernièrement lors de la vague répressive qui a suivi l’expulsion du Bois Lejuc, et cette fois-ci encore, malgré la répression qui touche également l’avocat habituel des opposant.e.s, ils-elles s’engagent et se sont relayé.es aussitôt pour venir assister les personnes mises en garde-à-vue et ont lâché l’activité de leur cabinet des journées entières.
Avec cette instruction, ce sont des heures et des heures de travail qui les attendent encore pour les 5 personnes mises en examen et 2 sous statut de témoin assisté. Une dizaine d’avocat-es prennent en charge ces dossiers.
De mars à juin, cela représente 7 000€ de frais d’avocat-es.

D’où de nouveau un grand appel à dons pour :

  • racheter du matériel sans lequel il est difficile de lutter
  • payer les honoraires et les frais de transports des avocat-es (qui ne sont pas exigeant.es et qui acceptent bien souvent de loger chez l’habitant.e pour réduire les coûts)
  • aider les personnes concernées à payer également leur frais de déplacement (nos avocat-es viennent de Paris, Lille, Strasbourg, où il faut se rendre pour consulter les dossiers).

Votre aide financière est indispensable pour assumer tout ces frais.

"Promis, on ne lâche rien ! Plus déterminé-es que jamais !"

Autre forme de solidarité, la pétition et la tribune ci-dessous à signer  :

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