Exilées bienvenues

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Texte publié par la Ligue internationale des femmes pour la paix et la liberté à l’occasion de la Journée internationale des Migrant.es pour exiger la liberté et l’égalité des droits et distribué lors de la Marche aux lumières pour l’égalité des droits à Grenoble.

Femmes et féministes exprimons avec force notre indignation devant la faiblesse des réponses des pouvoirs publics face à la nécessité d’accueil des milliers de femmes, d’hommes et d’enfants fuyant les guerres, les persécutions et l’extrême pauvreté qui en résulte toujours.

Assez de ces morts en mer ou dans le désert, de cette errance entre les frontières européennes, de ces expulsions violentes d’un endroit à un autre, de ces campements de fortune, de la réponse policière aux demandes d’humanité !

La 6e puissance mondiale qu’est la France a les moyens d’accueillir davantage, de mettre en place des services d’accueil, soutenir les initiatives solidaires et se montrer à la hauteur des valeurs qui fondent notre état de droit.

L’asile est un droit ! Nous devons les accueillir dignement !

Femmes et féministes, nous appelons à la défense des droits et de la vie des femmes migrantes et exilées :

  • le droit d’asile. Des femmes sont persécutées ou menacées, parce que ce sont des femmes qui veulent vivre libres et égales ; des femmes sont cibles de violences sexuelles, de viols de guerre, menacées de mort, de mutilation parce que ce sont des femmes. L’OFPRA (Office français de protection des réfugiés et des apatrides) est censée prendre en compte ces persécutions liées au genre, donc il doit agir et tout de suite, engager tous les moyens nécessaires pour informer ces femmes de leurs droits et répondre aux demandes d’asile.
  • l’hébergement. D’abord et dans l’urgence, un hébergement qui permettent aux femmes d’êtres autonomes, avec mise en contact avec les associations et mouvements de solidarité ; Ouvri des centres d’hébergement où l’on puisse cuisiner et nourrir les enfants.
  • la sécurité doit être assurée face aux intimidations ert violences en tout lieu.
  • le travail et la formation. Ce droit doit être reconnu pour tou.tes les exilé.es.
  • l’accès à la santé et aux soins : Abrogation des 3 mois d’attente pour obtenir l’accès à l’AME (aide médicale d’Etat). L’information sur la contraception, l’IVG, la prévention médicale doit être assuré. Nombre de femmes ont subi pendant leur migration des violences et des traumatismes de toute nature. Ces femmes doivent être écoutées et soignées par des professionnel.les.

Donnons la parole aux femmes exilées !

Car malgré le Prix Nobel de la paix 2018 attribué au DR Denis Mukwege et à Nadia Murad qui ont fait reconnaître le viol comme une véritable arme de guerre, une arme d’intimidation et de déshumanisation, les violences à l’encontre des femmes dans des guerres qu’elles n’ont pas voulues, continuent et s’amplifient.

En tant que féministes et pacifistes nous revendiquons une participation des femmes au règlement des conflits armés.

La participation égalitaire des femmes à la vie sociale, économique et politique et à la mise en œuvre des processus de paix est plus que jamais nécessaire pour assurer un monde juste et pacifique.

LIFPL (Ligue internationale des femmes pour la paix et la liberté)
Grenoble, décembre 2018

Point de vue sur...

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