Journée "économie morte" par la grève et les blocages

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  • Manifestations

    Mobilisons nous, tou.tes ensemble, en grève, en masse pour que cette journée ne soit pas sans lendemain !

    Grenoble, 14h croisement Libération-Vallier
    Devant le siège du Medef

Depuis plusieurs mois, la France est en ébullition : gilets jaunes, étudiant.es, lycéen.nes, travailleur.ses, retraité.es, précaires, assistantes maternelles, écologistes, féministes, etc, sont en lutte contre Macron et son monde. Pourtant, ils continuent d’afficher leur mépris face aux revendications légitimes des Français.es. Ils lancent un Grand débat national, mais ne changent pas de cap et ne remettent pas en cause la captation des impôts et des richesses produites par une minorité qui, pour la plupart, sont dirigeants des entreprises du CAC 40. Cette classe méprise le peuple, déchaîne la répression policière contre lui et remet en cause le droit de manifester et la liberté d’expression.

Des riches toujours plus riches
Selon le rapport d’OXFAM (une organisation non gouvernementale) en 2018, 26 personnes possédaient autant que les 3,8 milliards des personnes les plus pauvres de l’humanité. L’année dernière a été une année record en termes de montant des dividendes versés aux actionnaires par les entreprises du CAC 40 avec un total de 57,4 milliards d’euros.

De l’argent il y en a, mais il va falloir leur prendre
Quelques exemples parmi d’autres : En 2017, les allégements de cotisations patronales et le CICE représentaient 51,9 milliards d’euros, un chiffre supérieur à l’argent public investi dans l’école cette année-là. En 2019 c’est encore 40 milliards de CICE donnés aux grandes entreprises (aucun rapport n’a prouvé que cet argent permettait d’aider en quoi que ce soit à la création d’emploi). Rien qu’en 2018, la fraude fiscale s’élève à 100 milliards par an. Macron ne fera rien sans la pression, pour le moment il reste aux ordres du grand patronat.

Tout faire pour bloquer l’économie
Ce que redoute Macron et ses amis grands patrons c’est que les mouvements en cours s’ancrent durablement dans les entreprises, les collectivités et les services, et s’organisent pour revendiquer, entre autre, des hausses de salaires et l’amélioration des conditions de travail. Pire encore, que les travailleur.ses décident de l’orientation des choix économiques et stratégiques. La réponse à opposer au Grand débat national pour gagner sur les revendications est le blocage de l’économie par la grève pour reprendre du pouvoir sur le lieu de travail. C’est nous qui produisons les richesses, sans nous, rien ne fonctionne !

Nous ne réclamons que justice !!!

  • Amnistie, arrêt des poursuites et des violences contre les manifestant.es. Non à la loi antimanifestations et anti-grèves !
  • #Rétablissement de l’ISF,
  • Suppression et remboursement du CICE
  • Augmentation du SMIC à 1800€, revalorisation des grilles salariales
  • Indexation des salaires, des pensions de retraites et des minimas sociaux sur l’évolution du coût de la vie
  • Retour à l’âge de la retraite à 60 ans à taux plein. Non à la retraite à points !
  • #Pas de TVA sur les produits de première nécessité
  • Des moyens financiers et humains pour des services publics et une protection sociale (sécu, chômage, CAF) de proximité et de qualité
  • Non à la hausse des frais de scolarité pour les étudiant.es étranger.ères
  • Abrogation des réformes parcours sup’ et du bac
  • Non aux suppressions d’emplois et aux restructurations des entreprises.

Appel intersyndical  : UNL 38, UNEF, Solidaires Isère, CGT Isère, FO

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