N’y a-t-il pas assez de tentes dans les parcs ou sous les ponts de Grenoble pour la Préfecture de l’Isère ? Communiqué de presse du Front contre les expulsions

Publié le :

En saisissant la justice pour invalider l’arrêté anti-remise à la rue voté par le Conseil Municipal de Grenoble le 13 mai, la Préfecture assume vouloir continuer de voir des familles jetées dehors.

Les faits sont têtus, il n’y a qu’à ouvrir les yeux dans les parcs, sous les ponts, ou à la gare pour voir les nombreuses tentes qui jalonnent Grenoble. Autant de personnes qui avaient un toit sur la tête et qui se retrouvent sans rien.

Dans le pays, les expulsions sont en hausse (46 % en 10 ans) et 17 000 personnes attendent des logements sociaux (dont 75 % d’entre elles demandent un logement très social) sur le territoire métropolitain. En Isère, la commission de médiation refoule les requérants DALO à la pelle. Dans l’agglomération, 18 000 logements sont vides et les logements sociaux publics sont en passe d’être vendus à des actionnaires… Mais la préfecture maintient le cap et refuse de laisser quelques miettes de protection à celles et ceux qui subissent déjà les conséquences abjectes de la politique anti-sociale du gouvernement Macron.

Au delà de la légalité ou non de l’arrêté tel qu’il a été voté, nous défendons la légitimité du combat contre toutes les expulsions. Les responsables des mises à la rue sont bien celles et ceux qui imaginent, votent et appliquent les lois, et les milieux de l’immobilier et de la finance qui y trouvent leur profit. En aucun cas, les pauvres, exilé·es, accidenté·es de la vie, qui en subissent les conséquences.

Lorsque l’on connaît l’espérance de vie d’une personne à la rue, une expulsion reste et restera la prononciation d’une sentence de mort, après une longue torture.

Dans ce combat pour la dignité, nous continuons d’appeler les habitant·es des villes de la Métro et de l’Isère à saisir le maire de leur commune afin qu’il fasse voter à son tour un arrêté anti-expulsion.

Nous poursuivons le combat contre toutes les expulsions, à commencer par celui qui concerne les 50 personnes hébergées à l’espace Comboire à Échirolles dans des ALGECOS, à leur tour à la rue le 30 juin 2019.

A Grenoble, le 05 juin 2019

Le Front contre les expulsions
contact : 06 41 30 55 18

Agglomération grenobloise

AgendaTous les événements