Stop aux violences sexistes et sexuelles Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes

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  • Marche contre les violences sexistes et sexuelles
    Rdv à 16h sur le parvis du musée de grenoble

    Org. Nous toutes 38, Plateforme droits des femmes de l’Isère, Planning familial 38, CGT Isère, Solidaires Isère, UNL Isère, NPA 38, PCF Isère, Jeune Écologistes Grenoble, Alliance Citoyenne, DégenréE, Femmes Égalité, La Chorageuse, Les voies d’Elles, LIFPL, OLF38, CNT38, FSU 38, STRASS, EE-LV, Ensemble ! 38, Jeunes insoumis.es Grenoble, Jeunes Génération.s, UEG, Le village 2 santé, Noustoustes38…

    Grenoble, place Lavalette

Lundi 25 novembre est la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes. L’origine de cette journée est l’assassinat le 25 novembre 1960 des trois sœurs Mirabal, militantes politiques dominicaines, commandité par le dictateur Rafael Trujillo.

Le 17 décembre 1999, l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations unies a proclamé le 25 novembre, la Journée internationale pour l’élimination de la violence contre les femmes.

Pour lutter contre les violences sexuelles et sexistes
Nous voulons 1 milliard !

132 femmes mortes sous les coups de leur (ex) conjoint depuis janvier 2019 [chiffre du 12/11/2019]. Ce chiffre n’est que la partie émergée de l’iceberg :

  • 250 viols ou tentatives de viols par jour en France
  • 1/3 des femmes ont déjà subi du harcèlement sexuel au travail
  • 100% des femmes usagères des transports en commun ont subi au moins 1 fois du harcèlement sexiste ou une agression sexuelle

Le décompte de femmes assassinées est déjà alarmant et pourtant il ne comptabilise ni les féminicides hors sphère domestique, ni ceux qui touchent les personnes invisibilisées (personnes trans*, intersexes, lesbiennes, prostitué·es…), ni les assassinats classés sans suite par le système de justice patriarcale.
Derrière ces chiffres, des personnes ont subi et souvent dénoncé ces violences.
En France, seulement 1% des viols donnent lieu à une condamnation !
On refuse nos plaintes dans les commissariats, on relaxe nos agresseurs, on traite ces assassinats de "crimes passionnels". Les violences qu’elles soient physiques, sociales, économiques, psychologiques, médicales… sont des armes qui permettent le maintien de la domination patriarcale.

En ce moment, l’offensive islamophobe est extrêmement violente et vise en particulier les femmes qui portent le foulard : humiliations, agressions, exclusion des sorties scolaires, etc. Ces violences sont inacceptables et nous condamnons cette double discrimination raciste et sexiste.

L’impunité est encore la règle et cela ne peut plus durer !
Notre volonté est claire : l’égalité formelle en droit ne nous suffit pas,
Nous voulons l’égalité totale et partout !

Dans le monde entier, la lutte se poursuit ! Femmes et minorisé·es de genre s’allient contre les violences sexuelles et sexistes ! En Amérique Latine, en Inde, en Espagne... Nous étions des millions l’an dernier mobilisé·es pour la journée internationale du 25 novembre et autant pour celle du 8 mars. Nous sommes solidaires de tous celles et ceux qui luttent pour défendre nos services publics et nos acquis sociaux car ils sont essentiels en particuliers pour les femmes : nous soutenons les grèves dans la santé et appelons à la mobilisation contre la réforme des retraites ! Nous (ré)inventons les formes de mobilisation : collages sur les murs des villes, groupes de paroles, non mixité, grève…

Aujourd’hui nous réclamons des moyens pour combattre réellement les violences : le gouvernement nous promet 1 million, c’est 4€ par victime !
Nous voulons 1 milliard pour :

  • Former tous les personnels en contact avec les personnes concernées par les violences sexistes et sexuelles.
  • Améliorer l’accueil et la prise en charge des personnes et enfants victimes de violences (notamment le logement).
  • Améliorer le droit à la santé de tou·tes : soins, prévention, examens médicaux, accompagnement médical et psychologique.
  • Mettre en place une éducation non sexiste et non genrée.
  • Lutter contre les représentations sexistes dans l’espace public.
  • Protéger et pérenniser l’emploi des femmes et des minorisé.es de genre.
  • Obliger les entreprises à faire de la prévention contre les violences sexistes et sexuelles.
  • Rendre effectif les droits des femmes étrangères, notamment le droit d’asile pour toutes les femmes migrantes menacées par des violences.
  • Financer et sauvegarder les associations d’aide aux victimes.

A l’appel de : Alliance Citoyenne, DégenréE, Femmes Égalité, La Chorageuse, Les voies d’Elles, LIFPL, OLF38, Planning Familial de l’Isère, CGT 38, CNT38, FSU 38, Solidaires 38, STRASS, UNL, EE-LV, Ensemble ! 38, jeunes écologistes Grenoble, jeunes insoumis.es Grenoble, jeunes Génération.s, NPA38, PCF38, UEG, Le village 2 santé, Noustoustes38…

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