Procès en appel des solidaires de Briançon

Publié le : - Date de modification :

Manifestation à 12 h 30 de la place de la gare de Grenoble
13h-18h30 Rassemblement (stands) devant le Palais de justice

Liberté de circulation et d’installation pour toutes et tous

Nous réclamons la liberté de circulation et l’ouverture des frontières
Nous affirmons notre soutien total à Pierre qui comparaît aujourd’hui devant la Cour d’appel de Grenoble, accusé "d’aide à l’entrée irrégulière sur le territoire français", condamné en première instance à 3 mois de prison avec sursis pour avoir porté secours à des personnes en danger. Nous dénonçons également les violences policières aux frontières contre les personnes exilées, les traques mortelles, les arrestations violentes et le refoulement vers l’Italie au mépris du droit à déposer une demande d’asile ainsi que la non prise en compte des jeunes non accompagnés qui se sont déclarés mineurs. Nous savons que ces migrations, le plus souvent contraintes, sont le résultat des guerres directement déclarées par les pays les plus riches ou menées avec leurs armes et de l’extrême pauvreté liée au pillage des richesses par les multinationales.
Les frontières permettent de refouler les migrants ayant réussi la traversée de la Méditerranée ou des Alpes. Il faut donc les ouvrir et fermer les camps libyens et turcs financés par l’UE qui préfère payer des camps plutôt que d’accueillir ceux et celles qui demandent asile et protection.

Nous réclamons la liberté d’installation
A Grenoble, comme ailleurs, des mineurs entrés sur le territoire français au prix de périls multiples, sont jetés à la rue dès qu’ils deviennent majeurs. Ils ont pour la plupart entrepris des études et noué des relations fortes ici. Beaucoup n’acceptent pas la maltraitance dont ils sont victimes et se sont constitués en collectif pour sortir de l’isolement et réclamer un toit, des papiers, des bourses pour étudier, un accompagnement social. Nous les soutenons pleinement

Nous réclamons l’égalité des droits communs pour tous et toutes
Ici, 3000 personnes survivent dans des conditions extrêmement précaires, dans des tentes à la rue ou dans les parcs, dans leur voiture, dans des halls d’entrée, des caves. Les tracasseries administratives incessantes, le harcèlement policier constant et les menaces racistes fragilisent encore davantage leur vie. Le manque de moyens financiers consacrés par l’État et le Conseil départemental de l’Isère, les restrictions et la baisse de l’allocation pour demandeur d’asile (ADA) et le durcissement de l’accès à l’aide médicale d’État (AME) en disent long sur la volonté politique de rejeter les personnes migrantes.

Ensemble pour combattre cette politique
Les premiers et premières concernés, comme le collectif des jeunes majeurs expulsés de leurs logements, les travailleurs sans papiers privés des droits du travail, les personnes sans toit ou les habitants des quartier populaires sortent de l’invisibilité, deviennent acteurs/actrices de leurs vies en s’organisant collectivement pour lutter.
Leur combat est le nôtre, contre l’injustice sociale, la répression policière et judiciaire et le racisme. C’est le moment de nous engager plus encore pour refuser la "société de la vigilance", du soupçon, de la délation, pour un monde ouvert, solidaire et fraternel.

Signataires : Collectif Jeunes en difficulté, RESF 38, le DAL 38, la CNT, la Cisem, le CIIP, Syndicat CGT des Travailleurs Sans Papiers, Solidaires, CGT Educ’Action, le PAS, Sud-CT 38, RUSF, le CTNE, la coordination contre les frontières, l’UNEF, l’UNL, RLF, le Front contre les expulsions, le CADTM, ACIP-ASADO, le CSRA, la LIFPL, le PCOF, Ensemble Isère, Go citoyenneté, NPA

Grenoble, rdv devant la gare
puis devant le Palais de Justice : place Firmin Gauthier
Tram B, arrêt Palais de Justice - Europole

Téléchargez le tract "Liberté de circulation et d’installation pour toutes et tous"

Tract manifestation 24 octobre

Les 2 et 24 octobre prochains, deux solidaires passeront en appel au tribunal de Grenoble pour délit de solidarité… Ils sont accusés d’aide à l’entrée de personnes en situation irrégulière sur le territoire français alors qu’ils portaient assistance à des personnes en danger qui avaient déjà franchi la frontière. Ces appels font suite à des peines de prison prononcées à leur encontre par le tribunal de Gap (05) en janvier dernier (respectivement 4 et 3 mois de prison avec sursis), au mépris de tous les droits de la défense (dossier non parvenu à l’avocat, refus de visionnement d’une vidéo contredisant la version des policiers…). Bientôt suivra le procès en appel des 3+4 de Briançon.

Cette répression s’inscrit dans une politique générale de harcèlement tant pour les solidaires que pour les exilés.

La mobilisation de tou·tes est nécessaire car la justice veut créer une jurisprudence qui pèsera sur tous les solidaires...

AgendaTous les événements