10e Rencontre sur la Traite négrière et l’esclavage du 24 avril au 22 mai 2014

Publié le :

18 h. "Assistance Mortelle", documentaire de Raoul Peck (France/Haïti/États-Unis, 2012, 1h40mn)
20h. pause apéritive
20h30 Conférence "Haïti : Une histoire mouvementée" avec Rafael Lucas (universitaire haïtien) et Philippe Savoye (CIIP)

Grenoble, Maison des Associations
6, rue Berthe de Boissieux

"Comprendre hier, pour mieux vivre aujourd’hui
et construire demain"

Hommage au Comité Traite négrière/Esclavage de Grenoble à l’occasion de leur 10e anniversaire, par Phillipe Lavodrama.géopolitologue

Il convient d’indiquer que depuis le vote de la loi Taubira adoptée le 18/02/1999, le mouvement associatif aux Antilles (Antillais, Guyannais, Réunionais) comme en France a prit de l’ampleur.
Au tout début ce texte s’appelait la loi Taubira, Delannon, Ayrault. Elle a pour objet de faire reconnaître la traite négrière et l’esclavage comme crime contre l’humanité.
Il recommande l’enseignement de cette histoire dans les manuels et les établissements scolaires. Cette loi permet d’inscrire dans le récit national ce pan d’histoire trop longtemps occulté. Soulignons qu’elle est le résultat de la lutte séculaire d’Antillais, Réunionnais, Guyanais.
Cette loi a donné un regain de dynamisme au mouvement associatif antillais, qui a acquis une plus grande visibilité au niveau des médias nationaux. Malgré les tentatives de combats d’arrière garde pour la déformer et la minorer (cf les discours, débats sur la repentance nationale et la concurrence des mémoires), cette histoire douloureuse est enfin reconnue et connectée à la mémoire collective.

10e Rencontre sur la Traite négrière et l'esclavage {JPEG}A Paris comme en province, des associations portent des initiatives à cette fin.
Notons le cas particulier de Grenoble.
Il y a 10 ans, s’est constitué le Comité Traite Négrière/ Esclavage. Cette association s’est singularisée par son activité notamment dans le cadre du 10 mai, où tout est mis en œuvre pour faire émerger cette histoire particulière dans l’espace public grenoblois.
En tant qu’Africain, la proximité aidant, je vis à Lyon, je me suis toujours fais un devoir de suivre cette lutte des mes frères Antillais. Il faut reconnaître le sérieux du travail, la continuité, la persévérance de cette association. Ils ont pu compter sur le fameux français de "souche", je vais citer Jo Briant, figure incontournable du mouvement associatif et militant grenoblois.
Sous ce rapport le Comité Traite Négrière/ Esclavage, s’est dépensé sans compter au niveau local, pour effectivement porter à la connaissance des Isérois, la situation des DOM/TOM, et la condition de ces populations. Tous ces travaux donnent sens et consistance à la fameuse devise de la république Française "Liberté, Egalité, Fraternité". Afin que ces 3 concepts s’inscrivent dans la réalité, et qu’ils ne restent pas de simples inscriptions sur les frontons des bâtiments publics.

En conclusion, en tant qu’Africain et Lyonnais, je me suis toujours efforcer de suivre leur activité, de les aider, autant que faire se peut. Mais actuellement, je suis malade, donc je n’ai pas l’occasion d’être plus actif à leur côté, mais je tenais à leur rendre hommage, reconnaître leur engagement constant. Par ce texte je tenais à témoigner de ma solidarité fraternelle en cette occasion, leur 10ème anniversaire, malgré mon absence physique sachez que je suis avec vous par la pensée et le cœur.
Avec tous mes remerciements.

Phillipe Lavodrama.
géopolitologue

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