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Inter-Peuples est un mensuel généraliste et solidaire de 20 pages diffusé sur abonnement.

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n°189 - Juillet - Août 2010

Edito
1980-2010 : 30 ans d'information, de résistances et de mobilisations solidaires... et maintenant ?
 
Agenda
Nouvelles de la région
Nouvelles de l'hexagone
Dossier
1980-2010... 30 ans de résistances... 30 ans de solidarités... Voir l'expo en .pdf (36 Mo)
Nouvelles du monde
28 mai 2010, Denise Comanne
Les paysans haïtiens manifestent contre Monsanto et pour la souveraineté alimentaire et des semences Lire sur le site de Via Campesina...
La traque à la liberté d'expression atteint son paroxysme à Madagascar
Retour sur le contre-sommet des Peuples d'Amérique latine et d'Europe à Madrid
Flottille de Gaza : les citoyens du monde doivent réagir là où les gouvernements ont échoué Lire sur le site de l'UJFP (Union Juive Française pour la Paix)...
Voyager autrement
Le sport comme outil de perspective
Cultures
"Anna Politskovskaïa : Tchtéchénie, le déshonneur russe"
Nous avons aimé
"La Marseillaise" des Sans Papières

n°188 - Juin 2010

Edito
Sans papiers : urgence d'une riposte collective
 
Agenda
CIIP aujourd'hui, demain...
Nouvelles de la région
Nouvelles de l'hexagone
Course contre la Françafrique (.pdf)
Nouvelles du monde
"Donnons de la dignité aux Afghans !"
La "Terre Mère"
Communiqué Oaxaca (Mexique) : deux morts, une quinzaine de blessés et plusieurs disparus lors d'une agression militaire contre un groupe d'observation civile des droits humains
Soutien à la résistance du peuple grec contre la dictature des créanciers
Voyager autrement
A New York, à l'occasion de la conférence d'examen du Traité de non prolifération des armes nucléaires à l'ONU
Ces peuples fragiles
Equateur : Le peuple kichwa de Sarayaku en danger
Cultures
"Solutions locales pour un désordre global"
Nos partenaires
Walter, retour en résistance
Solidarité : il y a toujours quelque chose à faire
Taxer les transactions financières : associations et syndicats lancent une pétition citoyenne adressée au G20
Nous avons aimé
Extrait de "C'est Fâtima" de Fâtima Al-Ashabi

 

 

 

 

 

 

   

1980-2010 : 30 ANS D'INFORMATION, DE RÉSISTANCES, DE MOBILISATIONS SOLIDAIRES…
ET MAINTENANT ?

A l'occasion d'une "Semaine sur les Libertés" organisée par le club Léo Lagrange en novembre 1977, plusieurs associations et comités de lutte contre la répression et pour les libertés (au Chili, en Argentine, en Afrique du Sud, au Maroc, en Tunisie, en Palestine, en Tchécoslovaquie, en Éthiopie, en République Fédérale d'Allemagne, en URSS, aux USA, en soutien aux immigrés) ont décidé, tout en continuant leur combat spécifique, de se coordonner et de faire émerger à terme une association globale, transversale, de solidarité internationale. D'où la création du Centre d'Information Inter-Peuples lors d'une réunion publique tenue le 4 octobre 1980 (80 personnes).

A l'occasion de ce 30e anniversaire nous vous proposons un dossier de quatre pages qui permettra aux plus "anciens" de retrouver des traces et des références qu'ils auront pu oublier, et à tous ceux/toutes celles qui sont plus jeunes de découvrir les multiples initiatives militantes et interculturelles du CIIP. Nous n'insisterons jamais assez sur le fait que le CIIP a bien pour objectif clé de participer, à sa très modeste mesure, à l'émergence d'un tout autre monde fondé sur une répartition égalitaire des richesses, une satisfaction universelle des besoins fondamentaux, la sauvegarde des ressources naturelles et des écosystèmes. Un monde sans oppression, sans guerres, sans exclusion ni discrimination, sans pollutions… En ce sens le CIIP ne s'est jamais déclaré apolitique, même si nous sommes farouchement indépendants des organisations politiques. C'est bien aux causes et non pas aux effets, aux conséquences que nous cherchons à nous attaquer. C'est pourquoi nous avons toujours récusé l'étiquette "d'association humanitaire". Le CIIP est bien une association de solidarité internationale qui n'a de cesse d'interpeller les pôles de décision économique et politique qui sont à la base des inégalités, de la paupérisation des trois-quarts de la planète, de la destruction de l'environnement… Et, en Europe, en France notamment, nous avons toujours été aux côtés des demandeurs d'asile, des sans papiers victimes d'une politique d'immigration et d'asile exclusivement autoritaire, répressive, criminalisante…

Et maintenant ? Nous avons bien l'intention d'être fidèles à ces objectifs et à ces idéaux, en agissant au maximum en partenariat avec les associations et les collectifs qui partagent avec nous cet esprit de résistance et de solidarité internationale. Nous essaierons de continuer de jouer un rôle d'aiguillon pour faire entendre la voix des sans voix, pour maintenir un éveil actif et vigilant des consciences citoyennes face aux injustices. Agissons ensemble. Oui, nous pouvons changer le monde. Durant tout le dernier trimestre de cette année nous allons proposer, avec de nombreux partenaires, cette "Saison des peuples autochtones en résistance", précisément parce que ces "peuples autochtones", peuples fragiles s'il en est, sont les premières victimes d'une économie mondialisée, prédatrice et destructrice. Mais nous vous retrouverons, lecteurs conscients et solidaires, sur tant de combats pour les droits et les libertés partout où ils sont bafoués… et pour montrer qu'un autre monde est possible !


SANS PAPIERS : URGENCE D'UNE RIPOSTE COLLECTIVE !


Mai 2007 : pour la première fois dans l'histoire de la République et de l'Union européenne, un ministère de l'Immigration, de l'Intégration, de l'Identité nationale et du Codéveloppement est créé en France. Ainsi étaient instituées, officialisées deux idées obsessionnelles du nouveau président, répétées en boucle tout au long de sa campagne présidentielle : d'une part, "l'identité nationale" est gravement menacée par l'arrivée de tous ces immigrés africains, notamment maghrébins, adeptes pour beaucoup de l'Islam ; d'autre part, ou bien " on aime la France ou on la quitte ". Avec très vite un plan quinquennal d'expulsions, lequel fixe le nombre d'étrangers en situation irrégulière qui doivent être reconduits de force dans leur pays d'origine ou supposé tel : 21 000 furent ainsi expulsés en 2007, un peu plus de 29 000 en 2008 et 2009, selon une courbe croissante... Une véritable xénophobie d'État, qui vient de nouveau se renforcer avec l'exploitation d'un fait divers, celui de cet homme qualifié sans examen par Brice Hortefeux de polygame, menacé aussitôt de se voir déchu de la nationalité française. Faut-il rappeler que la "dénaturalisation" des citoyens reste une disposition très strictement définie en France, en réalité jamais appliquée… sauf par le régime de Vichy dans les années 40-44 (à l'encontre notamment de dizaines de milliers de citoyens français d'origine juive).

Rafles, rétentions, expulsions, criminalisation, stigmatisation : tel est le sinistre quotidien de dizaines de milliers, de centaines de milliers d'étrangers sans papiers. Face à cette politique aussi inédite qu'indigne, que font les gauches parlementaire et radicale ? Observe t-on la même mobilisation que pour défendre le service public de la Poste ou bientôt pour s'opposer à la réforme des retraites ? Loin de là. Certes, il y a des milliers de citoyens, des syndicalistes, des élus investis dans la défense des sans papiers, pour empêcher l'expulsion de tel ou tel étranger, pour parrainer tel ou tel demandeur d'asile ou sans papier, pour arracher quelques hébergements… Mais il manque un mouvement politique large, regroupant associations, syndicats, partis pour instaurer un réel rapport de forces face à un État et à un gouvernement dont la politique vis-à-vis des étrangers est ouvertement basée sur la xénophobie, la discrimination, la criminalisation, le racisme. L'absence de riposte nationale et unitaire est dramatique et condamne les militants de base au "cas par cas", à tenter désespérément chaque jour d'éviter le pire. Mais le pire est déjà là… jusqu'à quand ?

Le 1er Mai est partie de Paris une Marche d'une centaine de sans papiers pour rappeler que la majorité des sans papiers travaillent, produisent des richesses, "bossent ici" et ont donc vocation à rester ici. Destination : Nice, où s'est tenu fin mai un Sommet des chefs d'État africains, sous la houlette de l'État français, pour "célébrer" les 50 ans d'indépendance des États africains. Une indépendance qui fut très largement confisquée… Et si un grand mouvement de soutien naissait et grossissait sur la lancée de cette marche, à l'image de ce qui s'était produit en 1983 lors de la Marche des Beurs ? On peut toujours rêver. Il est plus qu'urgent que se dessine enfin un vaste mouvement d'opposition à une politique indigne d'un pays qui a su accueillir par le passé tant d'exilés et de persécutés… Et que l'on repense nos relations avec les pays du Sud, sur la base d'une annulation d'une dette odieuse et illégitime, de l'arrêt du pillage de leurs ressources, du soutien aux peuples africains dans leur aspiration à la démocratie et à un développement solidaire


 

 


À NEW-YORK, À L'OCCASION DE LA CONFÉRENCE D'EXAMEN DU TRAITÉ DE NON-PROLIFÉRATION
DES ARMES NUCLÉAIRES À L'O.N.U.

 

Du 29 avril au 8 mai 2010, Jean-Paul Vienne, Président du Mouvement de la Paix Isère, s'est rendu à New York à l'occasion de la Conférence d'Examen du Traité de Non-prolifération des armes nucléaires (TNP). Nous vous proposons son témoignage militant…

Il se passe actuellement à New York, du 3 au 28 mai 2010, un événement considérable, encore que, dans la presse, quelque peu laminée entre les humeurs d'un volcan islandais et la crise financière : la Conférence d'Examen du Traité de Non-prolifération des armes nucléaires (T.N.P.), qui se tient au siège de l'O.N.U. Il ne s'y joue, en effet, pas moins que l'avenir de l'humanité toute entière. Si cette conférence réussit, c'est une dynamique durable de paix qui est enclenchée ; en cas d'échec, c'est la course aux armements nucléaires qui est relancée, avec, à terme, un risque probable de guerre nucléaire, qui serait fatale pour tout le vivant de notre planète.
Nombre d'États du monde sont conscients de l'enjeu de cette échéance capitale, mais aussi, de plus en plus d'associations de citoyens, d'origine géographique, confessionnelle, idéologique les plus diverses, qui ont en commun d'aspirer à un monde de paix et de sécurité. Ces citoyens organisés ont décidé, à cette occasion, de faire le voyage de New-York pour s'informer et, surtout, exprimer avec force, face aux représentations des États, leur volonté de parvenir à cet objectif qui leur tient particulièrement à cœur : l'élimination pérenne des armes nucléaires.
La France y était bien présente, avec une délégation fort remarquée de 250 personnes, emmenée par le Mouvement de la Paix et son co-président, Pierre Villard, et représentant 26 associations nationales, cependant loin derrière une impressionnante délégation japonaise de 1500 personnes. Je représentais notre département en tant que président du Comité de l'Isère du Mouvement de la Paix. La Provence, la région parisienne, la Bretagne étaient particulièrement bien représentées.
La présence des pacifistes français à New York s'est manifestée à trois niveaux :

  1. d'abord à un niveau militant : ils ont montré publiquement leur détermination à exiger le désarmement nucléaire :
    - en manifestant quotidiennement devant le siège de l'ONU, face au portail d'entrée des diplomates, avec des masques blancs qui n'ont pas manqué d'attirer l'attention des médias
    - en participant, avec tous les pacifistes des États-unis et de l'étranger, à la grande Marche de la Paix du 2 mai qui a mené de Time Square au siège de l'ONU en passant par la 42ème rue ; organisateurs et police tombant d'accord pour compter 15.000 manifestants
    - en stationnant devant les missions diplomatiques de chacune des neuf puissances dotées de l'arme nucléaire ; pour ma part, je me suis ainsi retrouvé devant la mission du Pakistan.
    La police new-yorkaise s'est montrée, chaque fois, bien présente et très vigilante, néanmoins plutôt bienveillante. Le directeur de la police new-yorkaise est venu lui-même féliciter les Français pour leur "bonne tenue".
  2. ensuite en s'informant aux sources : c'est ainsi que les membres de la délégation française, dûment pourvus de l'accréditation de l'ONU, ont assisté aux débats de l'assemblée plénière, où les représentants diplomatiques de tous les pays du monde, à des niveaux divers, expriment le point de vue de leurs gouvernements sur l'application et la nécessaire révision du TNP. La presse du monde entier a surtout retenu la "passe d'armes" entre M. Ahmanidejad et H. Clinton. Néanmoins, l'expression des autres États, petits ou grands, méritait tout autant l'attention. On aura noté l'inquiétude de nombre d'orateurs face au risque de prolifération nucléaire, ainsi que la volonté affichée par nombre d'États à parvenir à mettre un terme aux armes nucléaires dans les meilleurs délais.
    La représentation des États-unis a, il faut le dire, fait forte impression par son ambition affichée de parvenir à l'élimination des armes nucléaires. Le représentant de la France, brillant dans la forme, a déçu sur le fond en ne proposant aucune perspective concrète d'élimination de ces armes.
    Ils ont aussi assisté aux conférences thématiques données, toujours au siège de l'ONU, soit par des Institutions internationales, soit par les États eux-mêmes. Les conférences les plus attendues furent celles de Mayors for Peace (Maires pour la paix), vigoureusement soutenus par le Secrétaire Général de l'ONU, M. Ban Ki-Moon et où s'illustra avec brio le maire d'Aubagne (13), succédant aux maires d'Hiroshima et de Nagasaki, ainsi que celle de l'UIP (Union Inter-Parlementaire). La délégation française a, bien entendu, aussi participé à la conférence des ONG du 7 mai, toujours au siège de l'ONU pour donner voix à la "société civile" (comme on dit à l'ONU), autrement dit aux associations de citoyens.
  3. enfin en multipliant les échanges de vues avec les responsables au plus haut niveau : ce fut d'abord le Secrétaire Général le l'ONU lui-même. M. Ban Ki-Moon, qui vint saluer chaleureusement en personne les ONG (dont les Français), alors rassemblées en grand nombre à Riverside Church. Il les assura qu'il comptait au moins autant sur la "société civile" pour faire aboutir la conférence à un accord de désarmement que sur les représentations diplomatiques. "Vous représentez la conscience du monde", a-t-il déclaré aux ONG présentes.
    Ce véritable encouragement fut relayé par son second, responsable aux affaires de désarmement, M. Sergio Duarte, qui rencontra personnellement la délégation française, l'exhortant, dans le même esprit, à poursuivre avec persévérance sa lutte pour l'abolition de toutes les armes de destruction massive.
    La délégation française a ensuite tenu à rencontrer le plus d'ambassadeurs possible, dont, naturellement, celui de notre pays, M. Éric Danon, qui représente la France à la Commission du Désarmement de l'ONU. Un échange courtois, et même cordial, qui, pour autant, ne masquait aucune divergence de vue, notamment en ce qui concerne l'interprétation de l'article VI du T.N.P. : l'élimination (rapide) des armes nucléaires prévue par cet article ne saurait, en aucune façon, être compatible avec leur modernisation à marche forcée mise en œuvre par notre pays (et, du reste, par la plupart des puissances nucléaires). M. Danon ne manqua pas pour autant d'encourager les membres de la délégation française à susciter un vrai débat démocratique de fond sur ce sujet capital dans notre pays.
    Rencontre également fructueuse avec la représentation de l'Union Européenne, actuellement assurée par l'Espagne : la déclaration du 5 avril dernier de l'U.E. ambitionne également de son côté l'élimination des armes nucléaires et salue, elle aussi, explicitement " la contribution de la société civile à la promotion des principes et des objectifs du TNP " [art.3 b) 6)].
    Tant d'encouragements au plus haut niveau ne sauraient rester sans effet : la délégation française s'en est trouvée toute regonflée d'énergie et d'initiatives.

Cette intense activité militante à l'ONU fut, en vérité, précédée par un gros week-end de rassemblement des associations de lutte contre les armements nucléaires à Riverside Church (l'activité militante passant aux États-Unis le plus souvent par le biais des églises). Riverside Church, au bord de l'Hudson, est une espèce de gros complexe confessionnel à l'américaine (où s'illustrèrent en leur temps M.L. King et N. Mandela) offrant des salles immenses et toutes les commodités propices à une activité militante efficace.
Les associations, originaires de nombreux pays, mais aussi d'horizons culturels, idéologiques et confessionnels les plus divers, y échangèrent, au cours de multiples rencontres, leurs expériences et leurs initiatives, bien décidées à faire converger leurs énergies et accroître leurs efforts pour ce but, toujours le même : l'élimination des armes nucléaires et une solidarité toujours croissante du "village planétaire". Des associations transnationales, telles que le Bureau International de la Paix, y jouèrent forcément un rôle fédérateur. Ce fut aussi, pour les associations nationales, le moyen de faire plus ample connaissance entre elles. Les témoignages des Hibakushas (les rescapés d'Hiroshima et de Nagasaki) furent des temps forts des ces rencontres. Des spécialistes, souvent des universitaires, voire d'anciens diplomates, vinrent fournir quantité de données chiffrées et prospectives sur les armements nucléaires dans le monde. Des artistes, dont la chanteuse française Catherine Lecocq, surent donner une dimension culturelle à ce rassemblement.
Il trouva son point culminant dans la manifestation du 2 mai à travers les rues de New-York. Les Français, très remarqués aussi, furent amplement filmés (notamment par CNN et ABC, mais aussi les télévisions japonaises) et reçurent tous les encouragements de la part de la population new-yorkaise.
Les contacts inter-associatifs se poursuivirent encore les jours suivants, notamment lors d'une rencontre extrêmement chaleureuse avec l'association états-unienne Peace Action à Long Island.

Beaucoup d'interlocuteurs ont manifesté un optimisme "mesuré" quant à l'issue de cette Conférence d'Examen. Mais tous ont souligné avec force qu'aucune véritable percée dans le domaine de l'élimination des armes nucléaires ne se fera sans la pression accrue des opinions publiques du monde, de la "société civile", ce que toutes les associations présentes ont immédiatement traduit par un effort redoublé en direction à la fois des opinions nationales (presse incluse) et des instances politiques (gouvernements et partis) de leurs pays respectifs, les associations de la France, pays doté de l'arme nucléaire, ayant une responsabilité toute particulière en ce domaine.


à Grenoble, le 11 mai 2010
Jean-Paul Vienne


 





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