Solidarité avec les femmes de la flottille de la liberté kidnappées par l’armée israélienne dans les eaux internationales

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  • Rassemblement afin de rompre ce silence assourdissant et la censure qui entoure l’arraisonnement du bateau et le kidnapping de ses occupantes
    Levée immédiate du blocus de Gaza

    À l’appel de (premiers signataires) : Association France Palestine Solidarité (AFPS), AEPS (Échirolles), Collectif isérois pour la Palestine : Association des amitiés franco-libanaises, CCFD Terre Solidaire 38, Cercle juif pour une paix juste, CIIP, EELV, Ensemble, Femmes en Noir, Iran Solidarités Isère, LIFPL, Maroc Solidarités citoyennes, Mouvement de la paix, Nil Isère, NPA, Secours Catholique Caritas, SGAP, Union Juive Française pour la Paix ; ADECR, CGT, Femmes Égalité, FSU, LDH Isère, LDH Iran, MRAP, PAG38, PCF, PCOF…

    Grenoble, Félix Poulat

Levée immédiate du blocus de Gaza

La bande de Gaza est soumise depuis 2006 à un blocus inhumain par l’État israélien qui impose illégalement une punition collective à toute la population de Gaza.

Depuis 2008, plusieurs expéditions civiles ont tenté, en vain, de forcer le blocus. L’épisode le plus marquant reste celui de la flottille de 2010 quand un assaut israélien s’était soldé par la mort de dix militants turcs à bord du Mavi Marmara.

Dans la continuation des Flottilles de la Liberté qui depuis 2008 ont tenté de se rendre à Gaza pour témoigner de la solidarité internationale aux Palestiniens de Gaza sous blocus, une Flottille, composée de deux navires (Amal-Hope et Zaitouna-Oliva) avec exclusivement des femmes à leur bord, est partie de Barcelone, ville jumelée avec Gaza. Ils ont fait escale en France le 17 et 18 septembre à Ajaccio, puis en Sicile et en Grèce avant de mettre le cap sur Gaza. Seule la Zaytouna a pu prendre finalement la direction de Gaza.

Parmi les femmes à bord : Mairead Maguire, prix Nobel de la Paix, Naomi Wallace, auteur américaine de pièce de théâtre, la parlementaire néozélandaise Marama Davidson, la Norvégienne Gerd von der Lippe, écrivaine et ancienne star sportive, Eva Manly, réalisatrice de documentaires et photographe, l’universitaire Marilyn Porter, la députée suppléante suédoise Jeannette Escanilla… Ces femmes – citoyennes, personnalités – ont navigué dès le 15 septembre vers Gaza pour rappeler aux dirigeants du monde entier qu’il faut mettre un terme au blocus.

Le contact a été perdu avec l’embarcation, mercredi 5 octobre en début d’après-midi alors qu’elle était dans les eaux internationales à 35 miles de Gaza. Les forces d’occupation israéliennes venaient d’attaquer le bateau et de kidnapper sous la contrainte d’armes ses passagères.

L’AFP n’a communiqué que la parole israélienne pour dire que tout s’était passé sans violence prétendant avoir empêché nos amies de "violer le blocus légal de Gaza". Comme si un acte de piraterie dans les eaux internationales et l’abordage physique n’étaient pas d’énormes violences ! Comme si affirmer que ce blocus est légal suffisait à faire oublier qu’il est condamné par la communauté internationale ! Une fois de plus l’État d’Israël foule au pied le droit international et les droits du peuple palestinien, en toute impunité et dans un silence assourdissant.

Nous savons maintenant que nos amies ont été conduites totalement illégalement sur le sol israélien et sont détenues à la prison de Givon et que les avocats les ont vues. Elles vont être expulsées.

Les porte-paroles de la flottille sont à Strasbourg invitées par les euro-députéEs de la GUE-NGL (Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique). Le 6 octobre, en plénière, Pascal Durand d’EELV n’a pas été autorisé à parler du bateau et de son détournement par le président et Malin Bjork, députée suédoise de GUE-NGL qui était sur la Zaytouna de Barcelone à Ajaccio s’est fait couper le micro quand elle a commencé à parler de Gaza..

Nous vous appelons à rompre ce silence assourdissant et la censure qui entoure l’arraisonnement du bateau et le kidnapping de ses occupantes

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