La lutte des habitants de Falea - Mali

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  • Soirée d’information et de solidarité avec projection d’un court film et débat avec Christian Courbon, expert de la CRIIRAD, Hannes Lämmler du Forum Civique Européen et Nouhoum Keita, journaliste à Bamako

    Soirée co-organisée par le CIIP, la Coordination des Maliens de l’Isère et l’association Survie 38.

    Grenoble, Maison des Associations
    6, rue Berthe de Boissieux

Soutien à Faléa contre les mines d’uranium et l’énergie nucléaire

Les habitants de la commune rurale de Faléa (Mali) demandent de les soutenir. Ils résistent à la menace d’ouvrir une mine d’uranium sur leur territoire. Comment répondre à cette demande ? Tel était le sujet de la soirée-débat co-organisée par le CIIP, la Coordination des Maliens de l’Isère et l’association Survie-38.

Projection d’un film qui fait prendre connaissance du terrain (Faléa est à la frontière du Mali avec le Sénégal et la Guinée). On peut y voir comment une société multinationale (Rockwell Corp.) s’installe avec son matériel pour des forages d’exploration d’un gisement d’uranium, sans que la population ni ses représentants soient informés à l’avance, ni par la société, ni par les services gouvernementaux du Mali.
La population s’organise. Le film montre comment la population s’organise au sein de l’association ARACF (Association des Ressortissants et Amis de la Commune de Faléa). Elle obtient le soutien des villes de Genève et de Zürich, grâce aux réseaux du Forum Civique Européen, pour financer l’étude du point zéro radiologique (c’est à dire l’état des sources, des terres agricoles et de l’environnement avant une éventuelle ouverture de la mine). Une radio FM associative a pu être installée pour informer la population sur tous les aspects de ce projet. Et le film montre le déroulement d’une rencontre internationale organisée à Bamako par l’ARACF en mars 2012, où des experts expliquent les dangers de ces mines pour la santé humaine et pour l’environnement naturel et social. On y entend des témoins du Niger, du Gabon et d’autres pays touchés par ces chantiers, et les réactions des élus de Faléa.

Des témoins racontent.
Après le film, ont pris la parole Christian Courbon, expert de la CRIIRAD personnellement impliqué dans l’étude du terrain à Faléa. Il explique toutes les étapes de l’extraction et du traitement du minerai d’uranium et les ravages qui en résultent sur la santé humaine, les ressources en eau et plus généralement sur l’environnement. Hannes Lämmler au nom du Forum Civique Européen raconte comment des soutiens aux habitants de Faléa se manifestent en Europe, en Suisse, en Allemagne, au Parlement européen, etc. Nouhoum Keita, journaliste à Bamako, dénonce les gouvernants incités à brader à vil prix à des capitaux privés étrangers les ressources naturelles de leur pays, notamment l’or et l’uranium, et souligne les responsabilités de la "Françafrique" dans ce pillage.
Un vif débat suit ces interventions. Pour les partisans de "sortir du nucléaire" il faut unir nos efforts avec ceux des peuples qui refusent l’ouverture de nouvelles mines d’uranium, comme à Faléa. D’autres insistent sur la solidarité à organiser entre les citoyens du Mali et des pays de l’Afrique occidentale d’une part et ceux de l’Europe d’autre part, puisqu’ils sont victimes des mêmes appétits à court terme des multinationales. Ils donnent l’exemple des pressions constantes de la commission européenne, influencée par les lobbies pétroliers, pour l’exploitation des gaz de schistes.

En conclusion, les participants veulent rester informés de l’évolution de la situation à Faléa et approuvent les démarches du CIIP pour obtenir des collectivités locales et de la région Rhône Alpes des réactions favorables à l’appel lancé par l’ARACF, l’association qui organise la résistance de la population de cette commune rurale du Mali.

Plus d’infos : www.falea21.org

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