Climat : face au réchauffement accéléré de la planète… où va-t-on ?

Publié le : , par  CIIP

édito janvier 2014

Il est maintenant établi – suite notamment aux multiples Rapports du GIEC [Groupe d’Experts intergouvernemental sur l’évolution du climat], qui est l’institution mondiale référente, que si rien n’est fait face au réchauffement accéléré de la planète, un futur sauvage est inévitable : de plus en plus d’inondations, de sécheresses, de vagues de chaleur et d’événements pluvieux extrêmes. C’est déjà en train de se produire : inondations de plus en plus catastrophiques en Asie du Sud-Est, voir la Thaïlande, sécheresses de plus en plus sévères en Afrique, fonte accélérée de la banquise en Antarctique…

Face à ces menaces, comment réagit la communauté internationale ? Rappel : en 1997, le Protocole de Kyoto, relatif au climat, est adopté. Un traité qui fixe des objectifs de réduction de gaz à effet de serre à une quarantaine de pays industrialisés à l’exception notable des Etats-Unis, et qui est entré en vigueur en 2005. Problème : ce traité, dont les contraintes étaient déjà modestes, ne concernait donc que les pays "développés", lesquels ne représentent plus qu’un tiers des émissions mondiales. Depuis, les pays émergents (Chine, Inde, Brésil…) ont grimpé dans l’échelle des pays pollueurs, et la Chine est devenue le plus gros émetteur du monde. Problème : ces pays émergents soulignent qu’ils sont "en développement", encore en retard face aux pays "développés" et que ce sont ces derniers qui sont à l’origine du réchauffement planétaire. Ils soulignent en outre, très justement, qu’un États-Unien émet encore dix fois plus qu’un Indien… Enfin, les pays du Sud rappellent que, depuis 2009, les Etats du Nord n’ont pas tenu leurs promesses de les aider financièrement à compenser les impacts du dérèglement climatique.

Toujours est-il que la Conférence de Varsovie sur le climat qui vient de se clore n’a finalement accouché que d’une micro feuille de route, au point que les ONG présentes se sont retirées, dénonçant l’inaction scandaleuse de la communauté internationale. Les pays du Nord mais aussi du Sud sont tombés d’accord, non pour s’engager réellement, mais pour préparer des "contributions", à transmettre, "si possible" (!) avant le premier trimestre 2015. De l’art de faire du sur-place et de se démettre de ses responsabilités. A nous citoyen-ne-s et militant-e-s d’organisations de faire pression sur nos gouvernements et les institutions internationales pour prévenir les désastres qui s’annoncent dès aujourd’hui… La prochaine Conférence internationale sur le climat est prévue en France en 2015, à nous tous/toutes de nous mobiliser et de faire pression…

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