Comment agir à l’Université pour les droits du Peuple palestinien ?

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  • Rencontre à l’appel de : Association France-Palestine Solidarité (AFPS), Association des Palestiniens en France (APEF), Centre d’Information Inter Peuples (CIIP), Cercle Juif pour une Paix Juste ( CJPJ), Échirolles Palestine Solidarité, Fédération syndicale unitaire (FSU), Les Alternatifs 38, Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), Pour une Alternative à Gauche (PAG38), Solidaires, Union Juive Française pour la Paix (UJFP),
    acteurs du Groupe de coordination BDS de Grenoble
    Contact  : AFPS Association France Palestine Solidarité Grenoble Isère
    Maison de Quartier - 97, galerie de l’Arlequin – 38100 GRENOBLE
    afps38 chez yahoo.fr
    site : www.afps-isere-grenoble.org

    St Martin d’Hères, Campus universitaire
    UPMF - UFR Sciences humaines
    Salle 5 du bâtiment ASRH
    1281 avenue centrale
    Tram B ou C, arrêt bibliothèques universitaires

La Résistance palestinienne en appelle à la solidarité des peuples, à travers la campagne internationale "Boycott, Désinvestissement, Sanctions" (BDS)
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L’idée de boycott contredit-elle la légitime aspiration des universitaires à une coopération scientifique universelle ?
Quelles autres formes de solidarité avec la Résistance palestinienne ?
Quelle place pour une coopération active avec les Universités palestiniennes ?

Depuis plus de soixante ans, depuis la "Nakba" qui chassa de leur terre 800 000 Palestiniens, le Peuple palestinien lutte sans succès définitif pour la reconnaissance de son droit à l’existence. Ignorant les multiples résolutions de l’ONU, l’Etat israélien poursuit de façon accélérée et brutale la colonisation du territoire de Cisjordanie, y compris Jérusalem-Est, reconnu par les accords d’Oslo comme celui d’un futur Etat palestinien. Il maintient en état de blocus inhumain le territoire palestinien de Gaza en y perpétrant régulièrement des raids meurtriers et des agressions de grande ampleur comme l’opération "Plomb durci" en 2008-09, dont les victimes sont majoritairement civiles. Il fait peser sur les Palestiniens d’Israël une "Apartheid" de fait. Il maintient sur son territoire, près de 5000 prisonniers palestiniens, y compris 118 femmes et 376 enfants, ainsi que 14 députés démocratiquement élus, des universitaires, et d’éminents dirigeants de la résistance populaire, sans parler de la torture pratiquée sur nombre d’entre eux. Il refuse toute négociation sur le droit au retour des réfugiés palestiniens.
La "communauté internationale" dans sa grande majorité, y compris la France, s’alignant sur l’attitude états-unienne, se fait le complice de la politique colonialiste israélienne. Israël reste un partenaire privilégié de l’Union européenne, en contradiction avec les clauses de respect des droits de l’Homme que prévoient ses textes fondateurs. Les récentes prises de position de John Kerry et de l’UE, émettant le vœu que l’aide à Israël ne soit pas utilisée au bénéfice de l’occupation et de la colonisation, ne suffisent pas pour l’instant à effacer cette complicité fondamentale.
C’est l’une des raisons qui ont conduit la Résistance palestinienne à en appeler aux peuples, en lançant la campagne internationale "Boycott, Désinvestissement, Sanctions" (BDS), afin d’exercer sur Israël la pression dont la "communauté internationale" s’exempte. Cette campagne prend de l’ampleur à l’échelle mondiale.
Les acteurs du BDS font de plus en plus référence à la libération du peuple sud-africain, dans laquelle le boycott international de l’Apartheid a pris une part capitale. Marwan Barghouti, élu en 1996 secrétaire général du Fatah, opposant affirmé à toute violence contre les civils israéliens, prisonnier d’Israël depuis 2002, apparaît aux yeux de beaucoup comme le Mandela palestinien. C’est un compagnon de détention de Mandela à Robben Island, Ahmed Kathrada, qui a lancé en octobre dernier la grande campagne pour la libération de tous les prisonniers palestiniens détenus par Israël.

Aucun citoyen ne peut rester indifférent à cet appel à la solidarité lancé par la résistance populaire palestinienne. En même temps, c’est à chacun, à chaque communauté, de rechercher les moyens les plus efficaces pour mobiliser le plus grand nombre possible autour de cette grande cause de notre temps.
C’est dans cet esprit que nous invitons des universitaires grenoblois conscients de l’importance de la cause palestinienne à débattre avec nous des actions possibles dans le milieu universitaire. Le boycott des institutions universitaires israéliennes, dont certaines sont ouvertement engagées dans la colonisation et la collaboration avec l’armée d’oppression, est l’une de ces actions. Il prend de l’ampleur dans la période récente, en particulier dans certains secteurs universitaires aux Etats-Unis.
Quelles sont les chances de succès et d’efficacité d’un tel mouvement dans la communauté universitaire française et particulièrement grenobloise, selon les secteurs disciplinaires ? Faut-il viser un boycott général ou ciblé sur les institutions les plus engagées dans le dispositif colonial ? L’idée de boycott contredit-elle la légitime aspiration des universitaires à une coopération scientifique universelle ? Quelles autres formes de solidarité avec la Résistance palestinienne ? Quelle place pour une coopération active avec les Universités palestiniennes ?

Débattons de ces questions...

Groupe de coordination BDS de Grenoble

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