Le Conseil Départemental de l’Isère affirme ses choix en faveur de la casse sociale

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  • Rassemblement du plus grand nombre à l’occasion des vœux du CDI aux associations pour dénoncer les choix politiques du CDI, soutenir les salariés en lutte pour leur travail de cohésion sociale et demander le retour immédiat des allocations mensuelles, subsides de subsistance pour les familles en grande précarité.

    A l’appel de : Collectif la Patate Chaude, Hébergement Logement, CIIP, CSRA, RESF 38, PAS 38, Solidaires Isère, Ensemble Isère, Europe Ecologie Verts Isère, NPA, PCOF.

    Grenoble, le Summum
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Même si nous n’étions pas d’accord avec les reculs du Conseil Général de l’Isère précèdent, le nouveau Conseil Départemental en amplifiant une dynamique libérale, a pris dans sa séance du 17 décembre 2015 des décisions marquant un véritable désengagement dans ses missions de cohésion sociale et de solidarité, de protection des enfants et de leurs familles.

Les choix budgétaires votés lors de cette séance démontrent clairement l’orientation politique du CDI, et portent une atteinte très grave à la protection des plus précarisés.
Nous dénonçons le vote majoritaire du CDI et les coupes sombres qui vont peser dans les secteurs de la prévention spécialisée, les foyers de jeunes travailleurs, l’aide aux jeunes adultes par le biais des missions locales par exemple.

Le président Jean-Pierre Barbier s’en félicite : "Budget 2016 conquérant, adopté !", lui qui avait déjà annoncé dès son élection, afin de bien montrer où il comptait engager ses choix politiques, la suppression d’une subvention de 93 000 euros au CCAS de la Ville de Grenoble, votée par le CGI précèdent pour l’aménagement du site d’hébergement du Rondeau

Les décisions votées concernent toutes les missions du CDI :

  • la prévention spécialisée, c’est-à-dire les éducateurs de rue, verra son financement amputé de 10%. Le CDI oublie délibérément les quartiers qui ne sont pas prioritaires mais où vit une forte population de personnes sans domicile, qui seront les premiers touchés par ces décisions avec l’arrêt de leur accompagnement social.
  • division par 2 du budget destiné aux missions locales !
  • contrôle des allocataires du RSA et incitation "à la réciprocité", dans le but de diminuer les allocations versées. La suspicion et la sortie du dispositif deviennent ainsi le moteur de l’action sociale, oubliant les ex-bénéficiaires à leur précarité.
  • disparité accrue dans le traitement des famille s : ce budget de casse sociale permettra d’accroître les mesures discriminatoires que connaissent les familles étrangères en attente de statut :
    • exclues de l’accompagnement social par le Conseil Départemental, obligées de quémander auprès de la Relève un rendez vous avec une assistante sociale qu’elles n’obtiennent déjà qu’au bout de 6 à 8 mois.
    • protection de l’enfance réduite à 18 mois pour l’hébergement : la rue est donc vivable à 2 ans ?

En particulier, nous nous opposons à la décision de l’arrêt des allocations versées mensuellement aux familles sans aucun revenu,... qui pourraient être remplacées par une aide alimentaire, faisant fi de l’ensemble des besoins de ces familles... Cette décision s’applique en réalité depuis octobre, et les familles dénoncent depuis plusieurs mois ce manque de ressources vitales qui bafoue la dignité des personnes et la protection de l’enfance.

Nos collectifs et organisations dénoncent ces choix politiques ; soutiennent les salariés en lutte pour leur travail de cohésion sociale ; demandent le retour immédiat des allocations mensuelles, subsides de subsistance pour les familles en grande précarité.

Nous appelons au rassemblement du plus grand nombre
vendredi 22 janvier à 19h15 au Summum,
à l’occasion des vœux du CDI aux associations.

Collectif la Patate Chaude, Hébergement Logement, CIIP, CSRA, RESF 38, PAS 38, Solidaires Isère, Ensemble Isère, Europe Ecologie Verts Isère, NPA, PCOF.

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