Solidarité avec les populations kurdes de Syrie et de Turquie

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  • Arrêt de l’agression d’Erdogan contre les populations kurdes en Syrie comme en Turquie !

    Rassemblement/Marche pour l’arrêt de l’agression d’Erdogan contre les populations kurdes de Syrie et de Turquie.

    à l’initiative de AIAK (Association iséroise des Amis des Kurdes).
    avec le soutien de l’appel de : ACIP/ASADO , CGT Isère, CIIP, EE-LV 38, Ensemble 38, FSU, Mouvement de la paix 38, MRAP, PCF Isère, PAG 38, PRCF 38, Solidaire EtudiantEs, Union Syndicale Solidaire 38

    Grenoble, Félix Poulat

Le 20 janvier 2018, l’armée turque a franchi la frontière de la Syrie pour attaquer plusieurs villages kurdes dans la région d’Efrin au Rojava. En continuant à condamner son peuple au silence en mettant en prison des milliers de journalistes, avocat.e.s, élu.e.s du peuple, enseignant.e.s, ou simplement opposant.e.s à la guerre et après avoir limogé des dizaines de milliers de fonctionnaires, le Président Erdogan viole ouvertement la frontière d’un pays riverain pour s’attaquer à la population qui y réside. Après la fermeture de nombreux médias de l’opposition, très peu d’informations nous parviennent sur les conséquences et les réalités des attaques turques actuelles.

Aucune protestation n’a été émise par ce que l’on appelle, souvent à contresens, la "communauté internationale". Aucun membre de l’OTAN n’a protesté contre les agissements de leur allié, la Turquie, qui possède la deuxième armée de cette organisation. Les preuves ont été apportées du soutien de la Turquie aux milices terroristes multiples en Irak et en Syrie notamment. Celles-ci avaient agi principalement contre la population kurde, souvent en lien avec l’armée turque. Leur défaite militaire explique sans doute que maintenant c’est directement à l’armée turque de "finir le travail". La presse a par ailleurs mis en lumière comment la Turquie avait apporté un précieux appui à Daesh en permettant l’exportation de son pétrole générant des revenus estimés à 100 millions de dollars par mois pour Daesh !

Bien plus, le Président Macron a reçu en grande pompe le Président Erdogan en France. Pour ajouter au cynisme, ce voyage a coïncidé avec la commémoration du 5ème anniversaire de l’assassinat de 3 militantes kurdes à Paris : la justice française a désigné comme commanditaires probables les services secrets turcs, en lien donc avec les plus hautes autorités de l’État. Se prévalant de cette rencontre, Erdogan s’est senti les mains libres pour mener ces attaques.
La France s’honorerait de demander un cessez le feu immédiat à Afrin et le retrait de l’armée d’invasion. Elle doit le faire pour défendre les résistants Kurdes, ses intérêts et la paix dans la région.

L’invasion turco-islamiste va créer de surcroit de nouvelles tensions avec les réfugiés. Des dizaines de milliers de gens vont tenter d’échapper à la guerre. La Turquie prétend nous protéger d’un afflux de migrants en échange de notre silence. Enfin, les kurdes de Syrie sont en train de bâtir une société démocratique respectueuse de pluralisme ethnique et confessionnel et de l’égalité entre les hommes et les femmes. Cela aura une influence profonde dans une région déchirée par la tyrannie. Notre pays devrait encourager ces efforts qui s’inspirent des valeurs politiques et de la liberté qu’il a toujours défendue.

Hier Alep, aujourd’hui Efrin et la Ghouta. Une guerre à outrance contre le peuple syrien est menée par le régime de Bachar El Assad et les puissances étrangères (russe, iranienne, turque,israélienne, occidentales...).

Il est grand temps de sortir des discours tièdes et ambigus, d’adopter au niveau européen une position commune et ferme exigeant le retrait sans délai des troupes turques d’invasion, l’arrêt des bombardements sur les populations civiles, l’arrêt de l’intervention des puissances étrangères, exiger une trêve immédiate et effective.

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