Palestine en vue 4e édition du Festival du film palestinien en Auvergne Rhône-Alpes

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  • "Le Chanteur de Gaza" ou (The idol) ou (Ya Tayr El Tayer) réalisé par Hany Abu-Assad (2017, 1h35, VOST)
    Un jeune palestinien prend son destin en main pour réaliser son plus grand rêve : chanter
    Pour beaucoup de gens, Gaza est synonyme de conflit, destruction et désespoir. Pour Mohammed Assaf et sa sœur Nour, Gaza est leur maison et leur terrain de jeux. Ils y jouent de la musique, s’entraînent au football et s’aventurent à y faire de grands rêves avec leurs meilleurs amis, Ahmad et Omar. Même si leur groupe utilise des instruments d’occasion détraqués, leurs ambitions sont très élevées. Mohammed et Nour veulent absolument jouer dans le célèbre opéra du Caire. Il leur faudra peut-être une vie pour y arriver, mais, comme Mohammed le découvrira, certains rêves méritent d’être poursuivis. Sur sa route, Mohammed connaîtra la tragédie et la perte. Le monde autour de lui s’écroulera. En dépit de cela, il gardera toujours l’espoir que, d’une certaine manière, sa voix le délivrera de la douleur qui l’entoure, et apportera de la joie aux autres. Il chante dans des mariages, il est chauffeur de taxi pour payer ses études universitaires. Même lorsque le siège de Gaza s’intensifie et que l’emprisonnement se renforce, Mohammed sait qu’il a un talent rare : celui de faire sourire les gens et de leur faire oublier leurs problèmes. C’est ainsi qu’un soir, un rêve impossible apparait sous ses yeux à la télévision : les auditions pour Arab Idol, le programme télévisé le plus populaire du monde arabe, ont lieu au Caire. Les frontières sont fermées. Il n’y aucun moyen de sortir. Il finit quand même par trouver un chemin et se présente devant le jury en Égypte. Là-bas, son destin l’attend, une chance de changer sa vie et de donner à un peuple sans voix la meilleure des sensations : la liberté d’aimer, de vivre et de se sentir libre.

    Contact : Association France Palestine Solidarité - Isère Grenoble
    Maison de Quartier - 97, galerie de l’Arlequin - 38100 Grenoble
    courriel - site

    Eybens, Odyssée
    89, avenue Jean Jaurès

  • "Un long été brulant en Palestine" de Norma Marcos, réalisatrice palestinienne (2017, 74 mn. :
    Mon film Un long été brûlant en Palestine (A long hot summer in Palestine) raconte la guerre de l’été 2014 à Gaza, vue depuis la Cisjordanie.
    Je tournais un film sur ma nièce Yara, sur les femmes et la vie quotidienne en Palestine.
    "J’ai 16 ans et j’ai déjà vécu trois guerres", a dit Farah Baker, une jeune fille palestinienne dans un tweet après le bombardement de sa maison à Gaza. Affligée par son tweet, je savais que mon film allait prendre une autre direction. J’ai pris alors ma caméra et ai commencé à rencontrer des Palestiniens.
    Dans mon film, on découvre à travers, un artiste, un boulanger, une paysanne, un fleuriste, un banquier ou encore une pilote automobile, comment ces personnes sont touchées par ce conflit dans leur vie quotidienne, leur solidarité envers Gaza tout en tentant de construire leur société malgré l’occupation et l’oppression
    .

    Norma Marcos est née à Bethléem dans une famille chrétienne "installée depuis cinq siècles" sur cette terre. Mon père, n’a jamais voulu quitter notre terre.
    En 1994, elle réalise son premier film, L’Espoir voilé, qui dresse quatre portraits de femmes palestiniennes dans leur quotidien, à l’opposé de l’image traditionnelle. Le documentaire remporte un réel succès et est diffusé sur une dizaine de chaînes européennes. Les récompenses affluent. Elle est lauréate de la fondation Umverteilen, de la Villa Médicis, obtient le prix du meilleur scénario. Elle poursuit son travail avec En attendant Ben Gourion (2006), Fragments d’une Palestine perdue (2010), Wahdons ("Seuls") en 2012.

    Contact : Association France Palestine Solidarité - Isère Grenoble
    Maison de Quartier - 97, galerie de l’Arlequin - 38100 Grenoble
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    St Martin d’Hères, MonCiné
    10, avenue Ambroise Croizat

  • "Wajib, l’invitation au mariage" de la réalisatrice Annemarie Jacir (2017, 1h36mn)
    A l’approche d’un mariage, la tradition veut, en Palestine, que les hommes de la famille aillent porter personnellement leur invitation à tous ceux qui seront conviés à la fête. Cette tournée des popotes a inspiré à Annemarie Jacir, déjà repérée avec le beau Sel de la mer (2008), un film à la fois simple et subtil, Wajib. On y suit un père et son fils qui, munis d’un stock d’invitations au mariage de leur fille et sœur, font du porte-à-porte chez les connaissances et amis, à Nazareth. Rien de plus. Les grandes joies seront pour le jour de la fête. Et les drames sont mis entre parenthèses.
    C’est du côté des petites choses de la vie que la réalisatrice porte son regard, avec générosité, précision aussi. Au fil des visites, elle saisit des portraits touchants et parfois drôles. Toute une atmosphère qui raconte une famille, une ville, une culture. "Les personnages de Wajib sont directement inspirés par des gens que je connais, explique-t-elle. Mais c’est aussi ma propre vision de Nazareth que je donne. J’ai voulu que cette fiction soit à la fois ancrée dans la réalité et universelle. Il y a une part d’humour et j’y tenais. Je crois qu’on peut parler d’une tonalité méditerranéenne".
    "Je n’ai pas la prétention de faire une leçon aux spectateurs, en leur montrant la violence de l’armée israélienne et le drame de la colonisation des territoires palestiniens. Je préfère rester proche des personnages et amener les spectateurs à se mettre à leur place. Qui a raison dans le film ? Le père, qui est resté à Nazareth ? Le fils, qui a préféré partir en Italie et ne revient qu’en visite avant le mariage ? Je ne sais pas moi-même que répondre. Je comprends ces deux personnages car j’ai vécu l’une et l’autre de ces situations. Je suis née en Palestine, je suis partie, je suis revenue. C’est mon pays mais je ne peux plus y vivre comme quelqu’un qui ne l’a jamais quitté".
    Ce duo père-fils désaccordé mais profondément uni est l’atout de Wajib grâce à l’interprétation des deux comédiens, qui n’ont pas besoin de feindre ce lien de parenté : le jeune Saleh Bakri et son papa, Mohammad Bakri, qui a commencé sa carrière en 1983, dans Hanna K. de Costa Gavras, et n’a jamais quitté la Palestine.
    "J’ai fait le même choix que mon personnage dans Wajib, constate-t-il en souriant. J’ai décidé de rester là où sont mes racines, même si c’est difficile et même dangereux de vivre en Palestine. Nous sommes assiégés de façon permanente par les Israéliens. Dans Wajib, mon fils refuse de vivre sous cette oppression et, selon moi, c’est lui qui a raison. La situation est complexe et le film l’évoque en arrière plan, de façon très juste. Jouer avec mon propre fils, travailler avec Annemarie Jacir et tourner à Nazareth, tout cela a été très émouvant pour moi".
    Un peu en retrait, moins disert que son père, Saleh Bakri s’est, lui aussi, pris au jeu de la situation que vivent leurs personnages dans Wajib : "J’approuve l’attitude du fils, qui refuse les compromis. Il a bien fait de partir. Mais, en même temps, il a abandonné le rêve qu’il avait à Nazareth, où il voulait créer un ciné-club et lancer des discussions en montrant des films".
    Un désir d’échange dans lequel Annemarie Jacir s’inscrit parfaitement avec Wajib.
    Ce film chaleureux séduit et étonne, dédramatisant une réalité que les cinéastes palestiniens évoquent souvent avec gravité. Ici, les conflits restent sous-jacents. Le père, professeur, travaille avec les Israéliens. Le fils s’est exilé en Italie. Et tout le monde a une façon différente de se revendiquer palestinien. Annemarie Jacir fait subtilement ressentir ces tensions. Elle donne à son film une profondeur humaine, sociale, politique. Mais sans jamais perdre de vue la mission modeste et précieuse de ses personnages : inviter au mariage, au rassemblement.

    Son film Wajib a reçu trois distinctions au Locarno Festival

    • Prix Don Quijote de la Fédération internationale des Ciné-clubs
    • Prix du Jury des Jeunes - Prix "L’environnement, c’est la qualité de la vie"
    • Prix ISPEC CINEMA de l’Instituto di Storia e Filosofia del Pensiero Contemporaneo.

    Contact : Association France Palestine Solidarité - Isère Grenoble
    Maison de Quartier - 97, galerie de l’Arlequin - 38100 Grenoble
    courriel - site

    St Marcellin, Les Méliès
    20, boulevard Riondel

  • "La terre parle arabe", documentaire de la réalisatrice palestinienne Maryse Gargour (2007, 61 mn)
    À la fin du XIXe siècle, le Sionisme, un mouvement politique minoritaire, apparaît sur la scène internationale. Il reprend à son compte l’idée de créer un Etat juif quelque part dans le monde, de préférence en Palestine. Or, à cette époque et depuis des millénaires, "cette terre parle arabe", la Palestine est habitée par les Palestiniens. Comment les leaders sionistes vont-ils concilier leurs ambitions politiques avec la réalité palestinienne de la fin du XIXe siècle ? La solution est prévue bien avant la déclaration Balfour de 1917. Les sionistes élaborent des plans, puis les mettent en œuvre en organisant le transfert des Palestiniens hors de leur terre. Tous les moyens seront utilisés, surtout la force. Basé sur des citations de leaders sionistes, des archives audiovisuelles inédites, la presse de l’époque, des documents officiels, des interviews d’historiens et des témoignages de Palestiniens antérieurs à 1948, ce film jette une lumière crue sur une vérité brûlante, celle du nettoyage de la terre palestinienne par les sionistes.

    Prix reçus :

    • Prix International du Documentaire et du Reportage Méditerranéen (CMCA), Section "Mémoire de la Méditerranée », juin 2008
    • Prix ASBU – Press award from Arab States Broadcasting Union (ASBU), 2008
    • Prix à la diffusion ENTV – Broadcasting award ENTV, 2008
    • Prix du Jury des Jeunes – Young Jury Award at the Faito Documentary Film Festival, Italy, 2009
    • Prix Bronze – Bronze Award au Festival des Nations (Autriche), 2009

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    Grenoble, salle Juliet Berto
    1 passage du Palais de justice

  • "Wajib, l’invitation au mariage" de la réalisatrice Annemarie Jacir (2017, 1h36mn)
    A l’approche d’un mariage, la tradition veut, en Palestine, que les hommes de la famille aillent porter personnellement leur invitation à tous ceux qui seront conviés à la fête. Cette tournée des popotes a inspiré à Annemarie Jacir, déjà repérée avec le beau Sel de la mer (2008), un film à la fois simple et subtil, Wajib. On y suit un père et son fils qui, munis d’un stock d’invitations au mariage de leur fille et sœur, font du porte-à-porte chez les connaissances et amis, à Nazareth. Rien de plus. Les grandes joies seront pour le jour de la fête. Et les drames sont mis entre parenthèses.
    C’est du côté des petites choses de la vie que la réalisatrice porte son regard, avec générosité, précision aussi. Au fil des visites, elle saisit des portraits touchants et parfois drôles. Toute une atmosphère qui raconte une famille, une ville, une culture. "Les personnages de Wajib sont directement inspirés par des gens que je connais, explique-t-elle. Mais c’est aussi ma propre vision de Nazareth que je donne. J’ai voulu que cette fiction soit à la fois ancrée dans la réalité et universelle. Il y a une part d’humour et j’y tenais. Je crois qu’on peut parler d’une tonalité méditerranéenne".
    "Je n’ai pas la prétention de faire une leçon aux spectateurs, en leur montrant la violence de l’armée israélienne et le drame de la colonisation des territoires palestiniens. Je préfère rester proche des personnages et amener les spectateurs à se mettre à leur place. Qui a raison dans le film ? Le père, qui est resté à Nazareth ? Le fils, qui a préféré partir en Italie et ne revient qu’en visite avant le mariage ? Je ne sais pas moi-même que répondre. Je comprends ces deux personnages car j’ai vécu l’une et l’autre de ces situations. Je suis née en Palestine, je suis partie, je suis revenue. C’est mon pays mais je ne peux plus y vivre comme quelqu’un qui ne l’a jamais quitté".
    Ce duo père-fils désaccordé mais profondément uni est l’atout de Wajib grâce à l’interprétation des deux comédiens, qui n’ont pas besoin de feindre ce lien de parenté : le jeune Saleh Bakri et son papa, Mohammad Bakri, qui a commencé sa carrière en 1983, dans Hanna K. de Costa Gavras, et n’a jamais quitté la Palestine.
    "J’ai fait le même choix que mon personnage dans Wajib, constate-t-il en souriant. J’ai décidé de rester là où sont mes racines, même si c’est difficile et même dangereux de vivre en Palestine. Nous sommes assiégés de façon permanente par les Israéliens. Dans Wajib, mon fils refuse de vivre sous cette oppression et, selon moi, c’est lui qui a raison. La situation est complexe et le film l’évoque en arrière plan, de façon très juste. Jouer avec mon propre fils, travailler avec Annemarie Jacir et tourner à Nazareth, tout cela a été très émouvant pour moi".
    Un peu en retrait, moins disert que son père, Saleh Bakri s’est, lui aussi, pris au jeu de la situation que vivent leurs personnages dans Wajib : "J’approuve l’attitude du fils, qui refuse les compromis. Il a bien fait de partir. Mais, en même temps, il a abandonné le rêve qu’il avait à Nazareth, où il voulait créer un ciné-club et lancer des discussions en montrant des films".
    Un désir d’échange dans lequel Annemarie Jacir s’inscrit parfaitement avec Wajib.
    Ce film chaleureux séduit et étonne, dédramatisant une réalité que les cinéastes palestiniens évoquent souvent avec gravité. Ici, les conflits restent sous-jacents. Le père, professeur, travaille avec les Israéliens. Le fils s’est exilé en Italie. Et tout le monde a une façon différente de se revendiquer palestinien. Annemarie Jacir fait subtilement ressentir ces tensions. Elle donne à son film une profondeur humaine, sociale, politique. Mais sans jamais perdre de vue la mission modeste et précieuse de ses personnages : inviter au mariage, au rassemblement.

    Son film Wajib a reçu trois distinctions au Locarno Festival

    • Prix Don Quijote de la Fédération internationale des Ciné-clubs
    • Prix du Jury des Jeunes - Prix "L’environnement, c’est la qualité de la vie"
    • Prix ISPEC CINEMA de l’Instituto di Storia e Filosofia del Pensiero Contemporaneo.

    Contact : Association France Palestine Solidarité - Isère Grenoble
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    Lans en Vercors, Le Clap
    centre culturel Le Cairn

L’objet du festival est de présenter dans sa diversité le cinéma palestinien dans la région Auvergne Rhône-Alpes. Après celui de "la femme palestinienne" en 2016, celui de l’exil en 2017, c’est autour du thème "1948 - 2018 Résistances et Résiliences en Palestine" que la sélection s’est articulée.

En Isère du 23 avril au 17 mai...

Le festival Palestine en Vue ne peut ignorer cette année les 70 ans qui ont bouleversé et bouleversent encore la Palestine et la vie des Palestinien.ne.s :

  • la vie de celles et ceux qui ont dû partir et tout abandonner, rejoignant des camps de réfugié.e.s en Cisjordanie, à Gaza ou dans d’autres pays proches, d’où ils et elles pensaient revenir bientôt,
  • la disparition des centaines de villages palestiniens qui, pour la plupart, ont été rasés depuis, et dont même les noms ont été effacés des cartes.

Toutes ces douleurs, colères et nostalgies, ces histoires transmises de génération en génération se sont fixées sur les pellicules des cinéastes palestiniennes et palestiniens que nous vous présenterons cette année.

Donner une image de la Palestine variée et différente des stéréotypes, proposer des films fortement ancrés dans la réalité et la vie des Palestiniens.
Les artistes, à cheval entre engagement viscéral et une prise de recul nécessaire (certains vivent d’ailleurs à l’étranger), proposent des films qui nous éclairent sur les modes de vie des Palestinien.ne.s, leurs préoccupations, leurs combats et leurs travers, aussi. A travers ces films, c’est toute l’histoire palestinienne moderne qui ressurgit.

Pour en savoir plus sur le festival de film Palestine en vue et connaître le programme des projections en Auvergne-Rhône-Alpes

Org. ERAP (Echanges Rhône-Alpes Auvergne Palestine)
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