4e Rencontres de géopolitique critique Du 4 au 16 mars 2019, dans l’agglomération grenobloise

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  • Projection "Le géographe et l’île", un documentaire de Christine Boutellier, 2018

    Ce documentaire suit le géographe libertaire Phillippe Pelletier, spécialiste du Japon et de l’insularité, sur l’île japonaise d’Iwaishima, confetti en forme de coeur situé dans la mer de Seto. Depuis 30 ans, ses habitants organisent une lutte citoyenne contre la construction d’une centrale nucléaire. Si ce projet a été gelé à la suite de la catastrophe de Fukushima, la relance de la politique nucléaire du Japon donne lieu à de nouvelles inquiétudes. Ainsi, ce territoire encore préservé dans ses paysages et ses traditions attire aujourd’hui un mouvement citoyen dynamique et plein de perspectives. L’île se fait alors laboratoire de réflexion environnementale et sociétale.

    Grenoble, Institut d’urbanisme et de géographie alpine
    14 avenue Marie Reynoard

  • Projection "This is my land", un documentaire de Tamara Erde, 2014
    En 2013, la réalisatrice franco-israélienne Tamara Erde, qui a fait sa scolarité à Haïfa, remet en question ses propres représentations du conflit israélo-palestinien. Pendant une année scolaire, elle va suivre des enseignants israéliens et palestiniens, et s’intéresser à la construction des programmes scolaires respectifs. Au travers des témoignages des enseignant·es et de leurs élèves, ainsi que l’observation de la réalité du quotidien dans les classes, la fabrication idéologique de l’ennemi est mise en évidence. Ou comment l’éducation empêche parfois le monde de changer, et devient un outil de perpétuation de la guerre...

    Echirolles, MJC Desnos
    2B Rue de Normandie

  • Projection "Bienvenue au Réfugistan", un documentaire d’Anne Poiret, 2016
    Ce documentaire prend la forme d’une enquête sur l’ensemble à part entière que forment les camps de réfugiés.
    Près de 17 millions de personnes - réfugié·es, déplacé·es ou migrant·es - vivent dans des camps, un pays virtuel de la taille des Pays Bas. Ce “pays du HCR” ne figure pourtant sur aucune carte. Si les camps sont supposés être des dispositifs provisoires, aujourd’hui un·e réfugié·e y passe en moyenne 17 années de sa vie. Se crée alors un “univers parallèle qui vous rend invisible au reste du monde”, régi par des logiques absurdes d’efficacité, où il n’est plus possible de travailler ni de circuler librement.
    Du plus grand camp du monde à Dadaab, au Kenya, à celui d’Azraq en Jordanie, du siège de l’Organisation, à Genève, jusqu’au camp-école norvégien, ce film révèle un système immense, géré par le HCR. Il associe des préoccupations humanitaires à la gestion des personnes indésirables que les pays riches veulent écarter, et devient la manifestation évidente du manque cruel de réponses politiques face à la question des migrations.

    En partenariat avec RUSF 38

    St Martin d’Hères, EVE
    701 av centrale, Campus

  • Projection "La marche des gueux", un documentaire de Louis Campana, 2007
    En octobre 2007, 25 000 paysans sans terre se rassemblent à Gwalior, en Inde, et marchent pendant un mois au travers du pays, pour atteindre le parlement de New Delhi et revendiquer des terres gouvernementales pour vivre dignement. Regroupés dans un syndicat, Ekta Parishad, ils partent pour une marche d’un mois à travers le pays. On y retrouve des individu·es de conditions variées : hommes, femmes, enfants, tribus, intouchables, internationaux...
    Ce film relate leur histoire, qui est spécifiquement d’actualité : Ekta Parishad lance en 2019 la Jai Jagat, ou “verdict du peuple”, marche citoyenne qui partira de Delhi et arrivera au siège de l’ONU à Genève en 2020, dans le but de demander des mesures pour un développement plus inclusif.

    La date fait écho à la Journée de la Non-violence qui est organisée chaque année à Grenoble depuis 2014 pour dire non à la violence et oui à la vie mais en sachant qu’il n’y a pas de paix sans justice.

    Org. Villeneuve debout et Modus operandi
    Accueil à 19h30

    Grenoble, MDH Les Baladins
    31 Place des Géants, la Villeneuve

  • Projection "Les coups de leurs privilèges", documentaire de Sabrina Chebbi, 2018

    Depuis 1960, 320 personnes non-armées, pour la plupart racisées ou issues de l’immigration, sont mortes suite à des interventions policières. Les policiers sont rarement jugés, et quand c’est le cas les enquêtes se concluent par des non-lieux, des peines symboliques ou des sursis, ce qui n’a aucun impact sur leur carrière. La France est par ailleurs le pays de l’UE le plus condamné en terme de violences policières, et montrée du doigt, particulièrement depuis 2016, par le Comité contre la Torture de l’ONU.
    Ce film traite plus particulièrement de deux affaires : celle de Wissam El-Yamni, décédé suite à une interpellation le 1er janvier 2012 à Clermont-Ferrand, et celle de Morad Touat, décédé le 4 avril 2014 à Marseille. Il rend compte des luttes de l’immigration sur cette question, au travers de la résistance des familles des victimes de violences policières, et analyse le rôle de la police dans le maintien d’un racisme.

    Grenoble, salle 150 Villeneuve
    Galerie de l’Arlequin

  • Rencontre échanges : Comment créer le rapport de force dans une lutte ? De quels moyens dispose-t-on ?
    A partir d’un partage d’expériences issu de luttes en cours, locales ou non, on propose d’échanger sur les témoignages de chacun dans le public pour faire un état des lieux et tenter de construire des liens.
    Le débat cherche à s’interroger sur les lieux de résistance, de formulations d’alternatives et de construction du rapport de force : sur les rond-points, dans les ZAD, dans la rue, sur Internet, par l’occupation, l’affichage, etc.
    Quelques exemples :

    • des ronds points aux AG et aux réseaux sociaux, la dénonciation de l’injustice fiscale et sociale par les Gilets jaunes
    • la ZAD de Roybon pour créer et protéger un espace où des utopies sont mises en œuvre
    • les cheminots réprimés après la grève du printemps 2018 avec SUD-Rail
    • la destruction de logements sociaux au 10-20 de la Galerie de l’Arlequin
    • l’augmentation des frais d’inscription à l’université pour les étudiants étrangers extra-communautaires avec les syndicats étudiants
    • les morts et les violences aux frontières avec les collectifs en lutte autour de la coordination contre les frontières et le Patio
    • la mobilisation contre l’élargissement de l’A480
    • les universitaires sans campus en Turquie investissent l’espace public pour inventer un enseignement et des pédagogies critiques
    • le sommet MCEDD sur les forages pétroliers en haute mer bloqué par les militants de ANV-Cop21 à Pau (avril 2016)
    • des espaces de parole pour créer les conditions d’une prise de parole quand les mécanismes de la domination empêchent son émergence
    • et bien d’autres encore....

    Tous ces lieux où notre pouvoir se construit offrent une multitude de modes d’action et de stratégies : manifestations, confrontation directe, désobéissance civile...

    Accueil à 18h30

    Grenoble, Antigone
    22 rue des Violettes

  • Discussion avec :

    • Anaïs Bovet, doctorante PACTE, qui travaille actuellement sur un panorama des utopies, des projets de transformation non violents
    • Erwan Lecoeur, sociologue, chercheur associé à PACTE, qui établit un inventaire des idées formulées par les différentes courants de l’écologie politique pour les mettre en dialogue avec les réalités d’aujourd’hui. Cela a pour but de comprendre le sens qu’elles prennent et/ou les perspectives pour des initiatives transformatrices qu’elles offrent.

    En bref, de quelles utopies disposons-nous pour ouvrir des futurs désirables ?

    Grenoble, lieu à définir

  • Séminaire : "Essai sur la violence antillaise - René Girard au prisme du discours antillais" avec Ali Babar Kenjah

    #1 Séance inaugurale : La violence et le sacré au temps des Gilets Jaunes
    Introduction au séminaire, à son mode de fonctionnement et à ses différents cadres de pertinence. Présentation du travail de René Girard. Orientation de la réflexion sur une actualisation des thèses de Girard.

    St Martin d’Hères, Institut Fourier
    Salle du conseil, 100 Rue des Mathématiques, Campus Universitaire

  • Projection du documentaire d’Eugene Nulman, 2016
    The Psychosis of Whiteness est un film documentaire qui explore les représentations cinématographiques de la traite négrière, et éclaire à partir de celles-ci les perceptions de la société sur la race et le racisme aujourd’hui. Ce film, tiré d’un article scientifique de l’université de Birmingham, se penche sur les films à gros budget consacrés au commerce transatlantique des esclaves et, à l’aide de nombreuses sources et interviews, affirme qu’il s’agit d’hallucinations métaphoriques à propos de la race, de représentation distordue de l’histoire en faveur de la blancheur. Ainsi, plutôt que de blâmer les puissantes institutions responsables de l’esclavage, ces films réécrivent l’histoire en louant ces mêmes institutions pour avoir aboli le commerce des esclaves.

    Grenoble, le 102
    102 rue d’Alembert

  • Plateau radio en direct et en public
    Interview de François Gemenne et Anne-Laure Amilhat-Szary par les participants de l’atelier radio des cours de français de l’ADA - Accueil Demandeurs d’Asile
    Diffusion sur Radio Campus Grenoble 90.8
    Suivi d’un buffet à prix libre

    Grenoble, Thé à coudre
    6, rue Servan

  • Jeu de rôle - Des pédagogies critiques pour enseigner la géopolitique critique animé par Romain Geffrouais, enseignant critique de géopolitique critique (chercheur associé à PACTE et membre du Groupe Français d’Education Nouvelle)
    Pique-niques bienvenus

    St Martin d’Hères, IEP Grenoble
    Amphi D
    1030 avenue Centrale, Campus universitaire

  • Table-ronde Fukushima : la violence de vivre et d’habiter dans un territoire contaminé
    Avec l’association Nos voisins lointains 3.11, qui promeut les échanges
    entre les populations sinistrées de l’accident de Fukushima et les habitants de la France.
    Invitées : Akiko Morimatsu, Asami Yokota, Kurumi Sugita, Marie Augendre
    Animation : Claire Revol

    Grenoble, Institut d’urbanisme et de géographie alpine
    14 av. Marie Reynoard

  • Rencontre - débat
    Face aux situations de violence que l’on observe ces derniers temps, on assiste à une transformation profonde de la société qui pousse les démocraties libérales à assumer des restrictions de l’exercice de la démocratie avec des lois d’exception. Cette table-ronde se préoccupera de voir si les politiques sécuritaires participent à restreindre les libertés dans les démocraties libérales occidentales et d’observer s’il existe des alternatives à ces réponses sécuritaires, à l’instar de la police de proximité. Elle se proposera de mettre en place un début de réseau d’acteurs sur ces questions et éventuellement de produire des notes en direction des décideurs politiques.

    Echirolles, MJC Desnos
    2B Rue de Normandie

  • Projection du documentaire de Julie Hamiti, 2018
    Le mouvement rastafari évoque bien des clichés - ganja, dreadlocks, reggae… Mais la philosophie de vie qui le caractérise reste méconnue. Pourtant, elle soulève de nombreux questionnements sur l’identité, la spiritualité, la façon d’être au monde. Le film, composé d’extraits d’entretiens avec des rastas au Ghana, en Ethiopie, en Jamaïque, aide à comprendre cette idéologie et retrace une histoire qui est aussi celle de la résistance à la colonisation - des Rasta se sont fait couper les locks, emprisonner et tuer dans les Caraïbes dans les années 70 pour leur idéologie. L’idéologie Rasta soulève de nombreux questionnements sur notre rapport au monde, qui sont plus que jamais valables aujourd’hui.

    La projection sera suivie d’un échange avec la réalisatrice ainsi que des représentant.e.s du mouvement rastafari de Grenoble.
    Repas végétarien, suivi par un concert

    Grenoble, le Barathym
    MDH Le Patio, 97 galerie de l’Arlequin, la Villeneuve

  • Atelier - Cuisine : Violence et non-violence dans l’alimentation
    Autour de la préparation de plats [2] et d’un repas commun, ainsi que d’un grand jeu à ces fins, nous invitons à échanger autour de l’alimentation. L’objectif est de mettre "les mains à la pâte" quand on se pose des questions sur ce que veut dire une cuisine (non)violente. Respect des animaux, respect de la planète, respect des spécificités religieuses, des agriculteurs, de notre corps et respect de notre porte-monnaie...

    En partenariat avec la maison de quartier Louis Aragon, le CCAS St Martin d’Hères, Arc-en-ciel, Episol - épicerie solidaire, des étudiant.e.s de l’IUGA, GEFELEPOTS

    Inscriptions via info chez modop.org
    ou auprès d’une des structures ou associations partenaires

    St Martin d’Hères, Maison de quartier Louis Aragon
    27 rue chante grenouille
    Tram D - arrêt Etienne Grappe

(Non)Violence !

Ces 4e Rencontres de géopolitique critique propose d’interroger la nature des violences à l’œuvre dans notre société, avec la question notamment "qui est violent ?".
A cette occasion, une réflexion sera menée sur les modalités d’une action constructive pour se projeter vers un futur désirable.

Org. Modus operandi et le laboratoire des sciences sociales PACTE
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